Parce que les Fiat 500C n’ont pas le monopole de ces dames dans le XVIème, voici une sympathique alternative croisée il y a peu : l’Autobianchi Bianchina en version cabriolet dénommée Eden Roc. Lancée en 1957, la Bianchina est le premier modèle de la marque Autobianchi fondée deux ans plus tôt.

Au départ commercialisée en version Transfomabile, la Bianchina se destine à une clientèle essentiellement féminine et huppée désireuse de conduire autre chose qu’une 500 alors plébéienne. Mécaniquement, on retrouve le bicylindre 479 ccm de la 500 fort de ses 21 chevaux (et vous trouviez que la Safrane 2.1 dT était un veau ?) afin de propulser les 500 kilos à vide de la bête à des vitesses très avouables. La boite a au moins la décence d’avoir 4 vitesses. Il s’agit d’une découvrable à arches fixes que la Nissan Figaro ne renierait pas.

En 1960 sort la version cabriolet baptisée Eden Roc. Sa motorisation est la même que la version Special : le « big block » de 499 ccm délivre la puissance de 25 chevaux. Produite à 3150 exemplaires, en voici deux, photographiés à quelques jours d’intervalle. Propulsion et moteur à l’arrière comme toutes les Bianchina, bien entendu : inutile d’avoir un Boxster pour disposer d’une telle carte de visite.

Suivent ensuite les versions berline 4 places (Lutèce en France) en 1962 puis le break Panoramica et son dérivé fourgonette (Furgoncino). Légèrement restylée en 1957, la partie mécanique reste inchangée tandis que la Panoramica est remplacée par la Giardiniera (réplique de la 500 éponyme, produite chez Autobianchi). La Bianchina sera produite jusqu’en 1969 et diffusée à près de 265 000 exemplaires avant d’être remplacée par la fameuse A112 qui fit le bonheur de Frédéric (et de Chardonnet…).

Pour mémoire, un article de juillet sur une proposition de revival relatée par notre infatigable rédacteur : c’est ici.

Via Wikipedia et Club Autobianchi