Quand on a rendez-vous à l’Elysée , c’est un peu pile ou face : ça va bien se passer, vous allez diner avec quelqu’un ou on va vous taper sur les doigts. Pour l’ami Carlos Ghosn – talentueux business man – c’est la seconde option.

Apparemment Nicolas Sarkozy n’est pas très joyeux que Carlos Ghosn annonce délocaliser la production des Renault Clio…en Turquie

Notre (cher?) président , dont Christian Estrosi – ministre de l’Industrie – estime la rencontre avec Carlos décisive, est donc décidé à ré-expliquer au chef de Renault qu’après l’argent donné au secteur automobile, ça la fout mal de partir ailleurs.

« Nous ne mettons pas tant d’argent pour soutenir nos constructeurs pour que la totalité des usines s’en aillent à l’extérieur », a prévenu M. Sarkozy.

Compréhensible. Même si Renault explique que cela n’aura aucun impact sur l’emploi.

Carlos Ghosn avait déclaré début novembre, lors du lancement du projet de véhicule électrique à Flins, que l’assemblage des Clio y serait maintenu « jusqu’au moment où la voiture électrique et les batteries prendront complètement le relais ».

La production de l’actuelle Clio III est répartie entre plusieurs sites. En 2009, une majorité de voitures, soit 179.500, a été fabriquée dans l’usine turque de Bursa. Le site de Flins en a fabriqué 125.400 et le site espagnol de Valladolid 25.450.

Flins a aussi fabriqué en 2009 15.400 véhicules de l’ancienne version, la Clio II.

Pour une voiture à 14.000 euros, comme une Clio III milieu de gamme, Renault chiffre à 10% l’écart de coût entre le même modèle conçu et fabriqué en France et en Turquie.

Cela dit actuellement on sent un mouvement de panique du gouvernement qui tente diverses choses pour garder ou ramener de l’argent en France. Entre la taxe Google et les remontrances à Renault….

Source : AFP