Essai Kia Picanto 2017Il y a maintenant presque 2 ans, je faisais mon premier essai pour le blog, celui de la Kia Picanto deuxième génération. Aujourd’hui, j’ai une expérience plus grande dans les essais automobiles avec plus de 50 voitures différentes essayées. Retrouver cette petite voiture m’a fait un petit quelque chose. Sentimental ? Oui un peu, j’avais vraiment aimé la prise en main. La nouvelle version est pleine de promesses et de nouveautés. Comment se débrouille-t-elle dans l’environnement très concurrentiel des citadines ?

Essai Kia Picanto 2017Lorsque l’on regarde l’évolution stylistique de la Picanto en 3 générations, on se rend compte à quel point le constructeur coréen a fait des efforts incroyables en à peine 13 ans. Les lignes hasardeuses et les formes sans charme ont laissé la place à des lignes tendues et à des formes acérées très assumées, surtout dans cette finition GTLine qui chapeaute la gamme.

Essai Kia Picanto 2017La troisième génération, celle à l’essai aujourd’hui, est sans nul doute du point de vue esthétique, très réussie. Existant uniquement en version 5 portes, cette citadine de moins de 3,6 m de long sait se faire remarquer, en particulier dans cette version GTLine, qui lui confère un style très dynamique et singulier. En effet, ses grosses optiques avant lui donnent, à mon goût un petit coté manga.

Picanto 2

Picanto 3

L’intérieur de la coréenne est très simple, sans fioriture. Un style consensuel pour ce qui est de la planche de bord avec, pour la première fois, un écran 7 pouces dans la citadine. Un écran avec les mêmes fonctionnalités que les voitures de segments supérieurs de la marque, simple et efficace. De plus, on peut rajouter des technologies telles que l’Apple CarPlay et Android Auto, mais aussi la recharge par induction. Coté finition, on n’est vraiment plus très loin des standards du segment A que sont les Twingo ou 108.

Les plastiques sont de bonne facture sur le haut de la planche de bord, une bonne chose sur un segment où les autres marques nous laissent parfois des matériaux de très mauvaise qualité. Eh oui c’est possible dans une voiture à 10 000 €. Les assemblages sont plutôt bons et le volant tient bien en main avec une jante un peu grande mais assez épaisse. Le levier de vitesse tombe bien en main également, mais j’aurais préféré un verrouillage beaucoup plus précis.

Les sièges sont assez confortables, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. Chose pas forcément identique chez ses concurrentes. Pour l’espace, j’ai eu la très agréable surprise de me sentir très à mon aise. Et malgré mon gabarit de crevette d’ours, je me suis senti plutôt à mon aise, en tout cas plus que dans sa devancière.

Essai Kia Picanto 2017Coté rangement, la petite est assez bien lotie avec des rangements un peu partout, même si le volume de la boîte à gants est un peu léger. Le coffre, quant à lui, est le plus grand de la catégorie avec ses 255 litres.

Allez c’est parti pour la conduite ! On sort de l’aéroport avec ma coéquipière du jour, la grande Carine, d’Envoiturecarine. Tout de suite, se fait ressentir une chose pas top : le manque de puissance de la voiture. On a pourtant à l’essai le plus gros moteur disponible pour l’instant (en attendant le GDI 100 ch, un 4 cylindres turbo). Mais rien n’y fait : on se déplace sans soucis mais il manque un truc, un je ne sais quoi, qui la rendrait encore plus sympathique à conduire. Surtout que niveau tenue de route, la Picanto n’est pas mauvaise grâce à l’adjonction d’un système électronique de stabilité en virage. Le système pourra freiner ou non un côté de la voiture pour lui permettre de mieux négocier la courbe.

Essai Kia Picanto 2017

Ce manque de puissance se traduit aussi par un bruit du moteur trop présent dans l’auto, lorsque vous roulez sur autoroute, comme ce que l’on a fait entre l’aéroport et l’hôtel. Enfin, ce n’est pas un foudre de guerre, avec un 0 à 100 en 12 s, il ne faut pas s’attendre à une bombinette malgré le style.

Essai Kia Picanto 2017Sur route plus sinueuse, comme celle que nous avons pu emprunter dans la région d’Olivella, la voiture se comporte très bien même sans ce surplus de puissance, que je prie d’avoir depuis le début de cet essai. Finalement ce manque entraîne paradoxalement un plus : on peut sur ces petites routes s’amuser grâce à ses trains roulants aidés par le différentiel électronique. Mais le roulis un peu trop présent en raison d’un châssis pas au top donne des petites frayeurs à Carine, ce qui me fait bien rire. Elle, accrochée à la poignée de maintien, beaucoup moins !

Essai Kia Picanto 2017A un rythme moins soutenu, la voiture est silencieuse, un rythme que vous aurez plus probablement à son volant. La consommation à ces allures s’établit à un peu moins de 7 litres et aux alentours de 9 litres en ayant le pied lourd. Une consommation un peu trop élevée pour cette citadine.

Essai Kia Picanto 2017Au tarif d’entrée de gamme de 10 900 €, la Picanto ne vous donnera pas grand chose d’intéressant comme équipement. Pour avoir une voiture bien équipée, l’addition s’élève à plus de 15 000 €. Et oui, ça devient salé ! Mais à relativiser face à ses concurrentes françaises comme la Twingo ou la 108, qui tournent autour des mêmes tarifs avec un équipement moins riche et une voiture moins bien finie.

Pour conclure, la Picanto se veut très intéressante avec un rapport tarif/équipements défiant toutes concurrences. Une habitabilité très bonne et un style très attachant. Dans un segment où le style est un des premiers critères d’achat, les concurrentes devront dorénavant compter avec la petite coréenne. L’objectif de 5000 ventes devrait alors être rempli sans trop de soucis. Surtout si l’on ajoute la fameuse garantie de 7 ans (ou 150 000 km) dont dispose la Picanto.

Merci à Kia France pour l’invitation et à Carine pour ses playlists endiablés.

Crédits photos : Ugo Missana