A peine 5 ans après ses débuts commerciaux, la Ferrari F12berlinetta laisse sa place à sa remplaçante : la 812 Superfast. Plus une évolution qu’une révolution.

La tradition des berlinettes à moteur avant a la vie dure chez Ferrari, et c’est tant mieux. Hormis la grande parenthèse BB et Testarossa, elle compte des noms aussi célèbres que la série des 250, la 365 GTB4 Daytona ou plus près de nous la 599 GTB Fiorano. La dernière itération en date, la F12berlinetta, vient donc de subir une évolution majeure. Evolution, oui, car la filiation entre la nouvelle venue baptisée 812 Superfast et la F12 est évidente. Une simple vue de profil vous montrera clairement la filiation.

L’aérodynamique a été nettement modifiée, notamment le flux d’air passant par le capot qui auparavant redescendait sur les flancs, semble ici être canalisé sur la seule partie supérieur de la carrosserie. La nervure latérale est quant à elle bien plus profonde et part du passage de roue avant. Le soubassement avant comporte des clapets actifs.

La calandre subit pour principale modification l’ajout de phares Full LED. L’arrière est par contre nettement plus travaillé et puise son inspiration dans la récente GTC4Lusso. Quatre feux ronds, un discret aileron, un nouveau bouclier et un large diffuseur viennent agrémenter cette proue qui était considérée par beaucoup comme le point faible de la F12. Le design en est ici bien plus réussi, plus solide, tout en lignes horizontales, mais n’est pas sans rappeler quelque peu une… Corvette C7 Stingray.

Ah les joies de l’aérodynamique et du fameux « kammback » ! Nouveauté importante d’un point de vue aérodynamique : des écopes placées sur les ailes arrières permettent d’améliorer la portance négative. Le design de la 812 Superfast est signé du bureau de style interne de Ferrari, comme avant lui celui de la F12.

Le bloc V12 reste atmosphérique, sans la moindre trace d’OGM, d’hybridation ou de turbo. Un bon gros V12 comme on en fait presque plus. Il affiche ici une cylindrée de 6,5 litres et développe 800 ch, soit une puissance spécifique de 123 ch/l, record pour une voiture à moteur avant selon Ferrari. Le couple est de 718 Nm à 7000 tr/min. Pour passer cette puissance, vous ne pourrez compter que sur les seules roues arrières, à l’ancienne, avec une boîte à double embrayage. Pour autant, Ferrari ne recule pas devant les avancées technologiques : la 812 Superfast bénéficie de 4 roues directrices grâce au système PCV repris de la F12tdf. La direction devient quant à elle électrique, une première pour la marque.

L’habitacle a également été revu et semble plus aéré et plus ergonomique. Les aérateurs centraux passent de 3 à 2, la platine centrale est simplifiée, de même que les commandes du volant et de la partie gauche de la planche de bord. De nouveaux sièges et une nouvelle IHM des commandes de bord sont aussi au programme.

Les performances : plus de 340 km/h en pointe et le 0 à 100 en 2,9 secondes. La consommation et les émissions de CO2… cela n’a que peu d’importance pour l’acheteur, non ? Ah, au fait, il s’agit de la plus puissante et de la plus rapide des Ferrari « atmo » de série. Et sûrement le dernier V12 de ce type…

La 812 Superfast sera présentée officiellement à Genève au mois de mars. Quant à son nom, il ne faut pas oublier que « Superfast » a déjà été porté par un grand nombre de voitures arborant le cheval cabré…

Crédit photos : Ferrari