Non, le groupe Fiat ne cherche pas quelques dizaines d’euros pour remettre en état cette belle jante alu Cromodora en 14 pouces de Fiat Dino Spider, le groupe Fiat cherche un prêt de 5 milliards d’euros auprès des banques ( ou des instances financières européennes )pour refinancer sa dette qui s’élève à 8.7 milliards d’euros au 31 mars 2010.

Deux milliards devraient servir pour rembourser une partie des prêts garantis auprès de CNH Global NV qui s’occupe de cette affaire financière au sein du groupe turinois, l’autre partie devrait servir à financer le plan 2010-2014 dévoilé par S.Marchionne en avril dernier.

Toujours selon les informations, Sergio Marchionne envisagerait sérieusement de demander au Conseil d’Administration de Fiat d’approuver en juillet ce nouveau plan de refinancement. Par ailleurs, Bloomberg annonce que selon une source interne au groupe italien, le CEO du groupe italien songerait très sérieusement à se séparer définitivement ( en d’autres termes, vendre ) de la division PL de Fiat ( Iveco ) mais aussi de la division Machine agricole. Ceci malgré la séparation des différentes composantes du groupe, ce qui laisse penser que Fiat est un peu juste en terme de capacité à investir notamment dans sa division américaine où le marque de Turin doit faire passer sa participation de 20 à 35 % en 2011 ou début 2012. Et sans investissements, il sera difficile à Fiat de faire évoluer les marques du groupe. Si Fiat vient à se séparer dans les mois qui viennent d’Iveco et de Fiatagri, gageons que nous risquons de voir eencore une fois s’engager un bras de fer entre la direction de Fiat et les syndicats italiens qui sont déjà très réservés quant à l’action de S.Marchionne.

C’est pas avec de tels soucis annoncés que l’on va vite découvrir une Chrysler/Lancia Nassau, une Fiat Journey et quelques autres beaux projets sur les routes. A suivre dans les mois qui viennent.

PS : Devant le coût élevé ( 100 millions de dollars  ) que représente le changement de nom d’un véhicule, on apprend  ( Detroit Bureau ) que Chrysler pourrait bien renoncer à appeler la berline Sebring, Chrysler Nassau ainsi la firme d’Auburn Hill, en accord avec Turin préfère mettre cet argent dans le développement et les retouches nécessaires pour transformer cette berline en une auto acceptable. Reste quand même que sur le marché Sebring est synonyme de mauvaise qualité !

Via Bloomberg, Detroit Bureau.