Le salon de Genève ouvre ses portes dans deux semaines et s’annonce déjà comme fertile en annonces, nouveautés et autres concept cars. Mais il est parfois bon de prendre du recul, d’arrêter de courir après l’actualité à venir et de voir ce qu’il reste du passé proche. Voici donc un petit best-of du salon de Genève… 1997.

1997 : vingt ans seulement (ou déjà). La cohabitation Chirac/Jospin, la fin du Club Dorothée (si si) ou la mort de Lady Di. Et côté bagnole, il y avait quoi à ce salon de Genève ?

Commençons cette sélection très partiale par les fameux carrossiers italiens, qui commençaient déjà à sentir le vent tourner et la fin de leur âge d’or. Bertone propose ainsi… un SUV Alfa Romeo ! Comme quoi, pas grand chose de neuf sous le soleil ! Le Sportut, puisque tel est son nom, présentait certains traits de style intéressants : les poignées des portes arrières cachées dans les montants, ou les phares cachés dans la calandre. Finalement, le Stelvio est un peu mieux, non ?

Chez Giugiaro/ItalDesign, encore une Alfa Romeo : la Scighera. Ce gros coupé sportif marque le retour de Giugiaro parmi les concept cars, après une absence de vingt ans. Basée sur la berline 164, la Schighera veut repositionner Alfa sur le marché du sport avec un V6 biturbo donné pour 400 ch et une transmission intégrale. L’aérodynamique très travaillée comporte des roues asymétriques à effet turbine et un imposant aileron arrière.

Histoire de pousser le bouchon un peu plus loin, Giugiaro déclina aussi une impressionnante version compétition : la Scighera GT. Ça aurait eu une gueule folle, non ? Mais à part dans le jeu vidéo Need for Speed III, la version « civile » n’a pas vraiment roulé.

Terminons avec Pininfarina et la Peugeot Nautilus Concept. Ce très beau concept était basé sur une Peugeot 605 et n’avait guère d’autre ambition que de montrer le savoir-faire du carrossier. Très éloigné des Peugeot futures (ou actuelles, raaah, voilà le problème des voyages dans le temps et de leurs paradoxes !), on peut quand même trouver une petite inspiration dans le dessin de la calandre à facettes, très « Peugeot 3008 ».

Encore un concept car avec la Renault Pangea. Ça vous dit quelque chose ? C’est normal ! Si il faudra attendre le mois de septembre pour voir apparaître la version de série, ce n’est ni plus ni moins que la première génération de Kangoo que Renault montre à Genève. Dédiée à l’exploration, la Pangea comporte même une bulle panoramique d’observation sur le toit. Et comme quoi rien n’a vraiment changé : motorisation hybride avec une turbine fonctionnant au GPL et des moteurs électriques.

Passons aux véhicules de série qui ont fait leurs premiers tours de roue au salon. Outre la Peugeot 306 Phase 2 ou la Volkswagen Passat break, on peut découvrir en arpentant le salon la petite Ford Puma.

C’est la mode des coupés, petits ou grands (Calibra, Tigra, 406, Probe,…) et tous les constructeurs s’y mettent. Vingt ans après, et à part chez les constructeurs premium, le créneau est totalement déserté. Même les versions 3 portes populaires disparaissent des catalogues. La Clio ? 4 portes seulement. La Peugeot 308, Ford Focus, etc… C’est la même chose partout. Pour revenir à la Puma, elle a surtout souffert d’une motorisation un peu « light ». 125 ch pour le 1,7 l, même avec un poids d’à peine une tonne, ça fait léger pour une sportive.

Mais une des vedettes du salon fut la nouvelle Audi A6, la deuxième génération portant le nom de code C5. Elle a marqué une très importante montée en gamme de la marque et arborait une esthétique des plus réussies, surtout en berline, le break étant plus conventionnel. Important succès auprès des gros rouleurs, l’A6 a sans aucun doute aidé à forger la réputation actuelle de la marque et à l’élever au niveau de Mercedes et BMW.