Le downsizing n’a visiblement pas encore atteint ses limites : il touche à présent la dernière petite bombinette de chez Ford, la Fiesta ST.

Cette nouvelle sportive peut se résumer en quelques chiffres :

  • 1,5 : c’est la cylindrée du moteur. Rien d’effrayant pour l’instant.
  • 3 : c’est le nombre de cylindres dudit moteur. Ça devient déjà nettement plus exotique, même si des 3 pattes, on peut déjà en croiser sous des capots de Twingo ou de Up!
  • 200 : c’est la puissance de ce moteur. Mine de rien, et sauf erreur, c’est un petit record pour un 3 cylindres de ce gabarit

Cette mise à jour de la ST va donc faire du bien à un modèle sportif qui était un peu en deçà de ce qu’offraient ses concurrentes 208 GTI ou Clio 4 RS. Le bloc 1,5 l Ecoboost est tout beau, tout neuf et tout en alu. Plutôt sophistiqué dans ses caractéristiques, il est doté d’une double distribution à calage variable, d’une injection haute pression, et bien sûr d’un inévitable turbo. Il développe effectivement 200 ch et fournit un couple confortable de 290 Nm. Mais comme le futur conducteur de ce jouet ne passera pas tout son temps à limer l’asphalte, il offre aussi la possibilité de désactiver un cylindre. Votre Ford Fiesta peut donc se transformer, quand les conditions le permettent, en modeste 2 cylindres. Ford donne un temps de désactivation/réactivation de l’ordre de 14 ms. Les seules performances annoncées sont une estimation du 0 à 100 km/h en 6,7 secondes.

Comme la grande sœur Focus RS, la Fiesta ST dispose de modes de conduite. Pas de mode drift, désolé, il faudra vous contenter de « Normal », « Sport » et « Piste », chacun agissant sur plusieurs paramètres : cartographie moteur, contrôle de traction, ESP, sonorité de l’échappement et réponse de la direction assistée. Le châssis dispose par ailleurs d’une répartition du couple (torque vectoring). L’échappement à clapet actif proposera une sonorité plutôt agréable, mais il semblerait qu’il dispose aussi d’amplification artificielle… à vérifier !

Les bases techniques sont donc plutôt bonnes, même si le comportement du 3 cylindres sera sans doutes scruté à la loupe.

Esthétiquement, les modifications sont assez discrètes : un becquet de toit légèrement retravaillé, une double sortie d’échappement, une calandre grillagée et un bouclier identique à celui de la finition ST-Line, mais bénéficiant d’un traitement bicolore. L’habitacle reçoit quelques touches sportives avec le montage de sièges Recaro et d’un volant à méplat, mais les clients pourront personnaliser plus avant leur Fiesta par le biais de divers accessoires.

La Fiesta ST sera présentée au salon de Genève, mais n’attendez pas de commercialisation avant 2018, en 3 et 5 portes. Oui, c’est dans très très très longtemps… En attendant, vous pouvez toujours admirer la jolie couleur exclusive « Liquid Blue » ou les jantes de 18 pouces tout aussi exclusives.

Crédit photo : Ford