Les raisons qui motivent l’achat d’une automobile sont, à première vue plutôt personnelles et pas forcément très rationnelles… Et peut-être à première vue seulement. Du moins, c’est ce qu’indique un réçent sondage commandé à l’Ifop par le mandataire automobile AramisAuto.com.

Cet état des lieux, paru la semaine dernière et réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1001 personnes, met en évidence un comportement pragmatique et utilitariste chez les acheteurs français d’automobiles. Je vais tâcher de vous épargner les données exhaustives du compte rendu, et m’attacher à mettre en évidence les grandes tendances (il faudra me croire sur parole, ou lire les détails).

Les réponses obtenues par l’Ifop sur la manière dont les français se représentent l’automobile relèvent en priorité d’une vision utilitariste de celle-ci. Ainsi, 25% des répondants associent spontanément la voiture à quelquechose de facile, pratique et utile. Pour une quasi-majorité d’entre-eux (47%), la voiture est avant tout considérée comme une commodité dans les déplacements. L’automobile est devenue aux yeux de nombreux acheteurs un objet banal, auquel les notions subjectives telles que le plaisir sont très peu associées.

Les français acheteraient donc leur voitures comme ils achètent un lave-linge? En tout cas, les raisons d’achat sont elles aussi marquées par une évidence pragmatique: une nouvelle voiture vient avant tout en remplaçement de la précédente. Ainsi, les arguments développés par les départements marketing des constructeurs (prime écologique, remise, envie d’un nouveau modèle, changement de situation) ne sont que des motivations secondaires.

Le rapport à Internet est également mis en évidence par l’Ifop. Le fait de pouvoir comparer facilement les autos est jugé très positivement par les répondants, qui se disent être prêts à choisir sur le web leur futur achat  pour plus de 60% d’entre-eux. Une démarche qui relève toutefois plus de la préparation, puisqu’ils sont un tiers de moins à envisager Internet pour la transaction en elle-même. L’attachement à un contact physique avec la voiture reste d’ailleurs le principal frein. Enfin, on peut supposer que l’information disponible sur Internet oriente et rassure une grande majorité d’acheteurs, qui se sentent aujourd’hui bien informés.

Enfin, l’attachement aux marques françaises reste assez marqué, avant tout pour des raisons de patriotisme économique. Un mode de pensée cocasse, si l’on se souvient qu’un constructeur comme Renault  produit et vend ses véhicules un peu partout dans le monde. Ce paradoxe est révélé assez rapidement, puisque la plupart des sondés reconnaissent volontiers qu’il existe de meilleurs propositions parmis les modèles étrangers.

Cette étude décrit donc un marché français qui ne montre pas d’affection particulière pour l’automobile, sans s’avérer réellement autophobe. Un constat un peu triste pour les passionnés, mais idéal pour un mandataire comme Aramis, qui à en croire les enseignements de cette étude couvre parfaitement les attentes des français: une offre composée d’automobiles pragmatiques neuves et abordables, accessible en ligne et qui fait la part belle aux françaises. Et bien qu’Aramis soit à l’origine de la démarche, le constat semble pourtant assez réaliste

Notons toutefois que la question de la personnalisation, n’est pas abordées alors qu’elles semble pourtant constituer une source de revenus interessante pour les constructeurs. C’est également un levier de différenciation qui permet à leur réseau de resister face à l’offre plus rigide des mandataires.

Vous pouvez retrouver tous les détails de cette étude en version commentée ou en version illustrée.