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Ce samedi, comme de nombreux de Franciliens, nous étions au premier Paris ePrix de Formule E en simple spectateur. Voici donc un petit résumé en image de cette journée passée sur un circuit éphémère assez exceptionnel.

Je ne reviendrai pas sur les petits problèmes d’organisation, que vous avez surement pu lire un peu partout. Dans l’ensemble, pour moi, ce fut une très bonne journée, une fois abstraction faite des nombreuses barrières et publicités.

L’avantage d’une manche de championnat se déroulant sur une seule journée ? Des animations dès l’ouverture jusqu’à la cérémonie du podium. Ainsi, toute la matinée était rythmée par les essais puis les qualifications. Pour cette première édition, c’est le pilote britannique Sam Bird (DS Virgin Racing) qui s’offre la Pôle-Position en 1’01″616 avec juste derrière Lucas Di Grassi (ABT Schaeffler Audi Sport) et Jean Eric Vergne (DS Virgin Racing).

La pause-déjeuner était quant à elle rythmée par un enchaînement d’engins électriques : skateboards, trottinettes, vélos, 2 CV, etc.

DS dévoilait au public français la superbe e-Tense, trop rapidement à mon goût puisqu’elle n’a tournait que trois tours de piste sans vraiment avoir le temps de l’observer.

Enfin, la marque au Losange présentait le « Renault eShow » avec des… Zoé ! Et non, ne riez pas trop fort, ce fut pour moi l’une des meilleures attractions de la journée. Il fallait probablement être bien placé, mais voir toutes ces Zoé enchaîner les virages à vive allure était assez surprenant. L’un des pilotes était même très motivé, et enchaînait burns et donuts avec cette pauvre petite voiture électrique : du jamais vu !

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Renault eShow

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Renault eShow

Petit point négatif, les pilotes étaient eux regroupés sur un camion pour un seul et unique tour à bonne vitesse. Impossible alors de prendre le temps de les regarder.

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Parade des Pilotes

Un village avait été installé sur l’esplanade des invalides, mais assez peu animé, j’y ai passé très peu de temps. Quelques constructeurs exposaient leurs modèles électriques, alors que quelques simulateurs et jeux étaient proposés aux visiteurs. Le lieu permettait tout de même d’approcher d’assez près la pitlane et les stands, dans un cadre exceptionnel. Même Jean Todt se baladait par là…

BMW est le grand partenaire de cette Formula E. À ce titre, ils fournissent l’ensemble des voitures de sécurité (Medical Car et Rescue Car), toutes forcément électriques. La Marque à l’Hélice fournit évidemment le Safety Car, et c’est la superbe i8 qui est à l’honneur.

En milieu d’après-midi, les pilotes commencent à se préparer et les voitures font un petit tour de piste avant de se placer sur la grille de départ. Celle-ci étant installée sur le grand Boulevard des Invalides. À 16h04, le départ tant attendu est enfin donné, mais sans aucun tour de formation comme en F1. Les 18 voitures s’élancent alors pour 43 tours sur ce circuit de 1,9 km comportant 14 virages. Un départ canon permet à Di Grassi de prendre la première place dès le premier tour…

Il y a un peu d’animation en piste, on le sait, mais en restant à une seule place et sans écran géant à portée il est à vrai dire difficile de tout suivre. Le manque de son est vraiment très perturbant, et sans photos à faire je pourrais presque m’ennuyer.

Le lieu est superbe, mais sans accréditation c’est assez dur d’en profiter : la Tour Eiffel se cache derrière les grillages et les panneaux publicitaires.

Malheureusement, à seulement trois tours de la fin, le pilote Ma Qing Hua sort violemment. Le Safety Car i8 est de sortie, et la course se terminera de cette triste façon. Malgré un passage obligatoire au stand à mi-course pour changer les voitures (batteries à plat), le brésilien Lucas Di Grassi conserve sa position et remporte la victoire de ce premier Paris ePrix. Suivi par le Français Jean-Eric Vergne et le Suisse Sébastien Buemi (Renault e.dams). Deux autres français se retrouvent eux dans le top 5 : Nicolas Prost et Stéphane Sarrazin.

Si vous avez loupé cet évènement, rentré malgré lui dans l’histoire, rendez-vous est donné l’année prochaine pour se rattraper.

Crédit photos : Thomas D.