Jaguar renoue avec les breaks, et ça fait du bien car ça change des SUV ! Bienvenue à la XF Sportbrake.

Dans un marché archi-dominé par les SUV en tant que véhicule familial (et ce n’est pas Jaguar dont le F-Pace se vend comme des petits pains qui y trouvera à redire), c’est bien de voir encore des grands breaks. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai toujours trouvé qu’un break ça a une grande élégance, une classe que n’ont même pas forcément les berlines. Avec ce Sportbrake, je suis gâté. Quelque soit l’angle, difficile de le prendre en défaut, Ian Callum et son équipe ont fait du bon boulot.

La partie avant est totalement identique à la berline XF tandis que l’arrière adopte une ligne élégante et dynamique à la fois. La ligne de toit, ayant un petit air d’Audi A6 Avant, ajoute un aileron peut être un peu trop important sur le haut de la lunette arrière. Les feux LED sont quant à eux différents de ceux de la berline et se rapprochent de ceux du coupé F-Type.

L’esthétique n’est pas tout, le Sportbrake soigne aussi le côté pratique : suspensions pneumatiques de série, répartition des masses de 50/50, possibilité d’installer des barres de toit et de pouvoir transporter à peu près tout ce que vous voulez : un vélo, des skis, une armoire normande ou votre belle-mère (qu’elle soit normande ou pas). Le coffre offre un volume de 565 litres, ce qui n’est pas vraiment très élevé pour la catégorie (4,95 m de long quand même). La capacité maximale peut atteindre 1700 litres en rabattant la banquette.

Les moteurs sont repris sans modifications de la berline XF : les diesel de 163, 180, 240 et 300 ch, et le seul bloc essence 2 litres de 250 ch. Si vous voulez un V6 de 380 ch, il faudra aller le chercher en Chine ou aux Etats-Unis, seules zones géographiques où il sera vendu. Des transmissions intégrales sont disponibles sur les diesel de 180 et 240 ch et sur le moteur essence.

Jaguar inaugure quelques gadgets dans l’air du temps : le rideau du grand toit vitré (surface de 1,6 m²) se commande par geste, ainsi que l’ouverture du coffre (mais si, ce petit geste du pied pas très élégant…). L’habitacle reprend les caractéristiques de celui de la berline comme le grand écran multimédia de 10 pouces, l’ionisation de l’air ou un système audio Meridian. On retrouve aussi le fameux bracelet Jaguar qui sert de clé sans contact, toujours pratique quand on fait du sport sans vouloir s’encombrer.

Une belle voiture élégante, venant concurrencer les Mercedes E ou autres BMW Série 5 fraîchement renouvelées. Les prix seront annoncés dans la foulée du Salon de Francfort et devraient démarrer aux environs de 50 000 €.

Crédits photos : Jaguar