Ce jour je laisse la place à l’ami Franckreich nous parler de son aventure passionnée au sein de la grande maison de Sochaux !
Pour cloturer mes études, je parviens à obtenir un stage de 6 mois ( janvier à juin 1996 ) au sein de l’Aventure Peugeot, une association hébergée au siège social de la marque, 75 avenue de la Grande Armée à Paris. Je devais y assister le passionné et  regretté Eric Lagadec, « pur produit » Reugeot chargé d’animer cette association, présidée par Pierre Peugeot, et il devait fédérer les nombreux clubs de passionnés autour de la marque ( Club 104, 203, 404, 204 Coupé, etc… ) et ainsi permettre aux voitures d’époque d’avoir une indispensable perspective historique.

Pour cette marque, la mémoire est plus qu’un atout de communication, c’est une culture ! Ainsi la dénomination des produits avec les 3 chiffres avec le « 0 » central marque naturellement l’évolution des gammes et rend particulièrement lisible l’échelle du temps d’un véhicule à l’autre; ainsi la montée en gamme se trouve dans le premier chiffre ( 203–304–405 ) , tandis que le dernier chiffre marque l’évolution dans le temps au sein d’une même famille de produit ( 205–206–207 ) . Cette culture historico industrielle est jalousement gardée par la famille Peugeot, très impliquée dans la vie de l’entreprise ( NDLR : comme la famille Quandt chez BMW ) mais aussi dans sont organigramme puisqu’à l’époque, Pierre Peugeot était le DG de Peugeot et membre du directoire mais aussi Christain et Thierry Peugeot qui étaient respectivement Directeur du marketing et Directeur commercial France .

L’aventure Peugeot, c’est aussi un incroyable musée situé à Sochaux et qui fut pour moi l’occasion de découvrir, d’apprendre et de monter dans d’incroyables voitures du constructeur telles la 905 victorieuse au Mans, la 404 Diesel des records de 1965 ou la très rare et très exclusive 402 Darl’mat victorieuse au Mans dans sa catégorie en 1938 et qui finit 5eme au général.

Ce fut aussi l’occasion et le privilège de faire quelques mètres, moteur tournant, dans la 406 Toscana, bizzarerie stylistique né du lancement de la très réussie 406 ( NDL R : une des meilleures Peugeot selon moi ! ) et qui annoncait le retour de Peugeot sur le segment des coupés ( avec la 406 Coupé by Pininfarina  ) abandonné depuis la sublime version 504. De cette voiture, de ce concept car plus exactement, je retiens l’extravagance de l’intérieur et l’extrême fragilité de la inition et surtout des joints qui se décollaient un peu partout et très facilement. Mais ce fut aussi un grand plaisir que de l’emmener, depuis sa descente d’un camion de transport, au stand Peugeot lors de l’Open de Golf de France .

En abordant cet univers de passionnés, de doux dingues, de ce qui ne se fait plus mais agite encore mon esprit et mes souvenirs, j’ai pu faire de belles rencontres comme déjeuner aux cotés de Roland Peugeot ( patron de Peugeot depuis 1966 et artisan de l’absorption de Chrysler par Peugeot ), un homme simple, délicieux au regard de ses responsabilités et de son histoire familiaro-industrielle. Je pense aussi à Pierre Peugeot qui a su tisser des liens durables entre la marque et les clubs. J’aurais aussi une pensée pour Dominique Pagneux ( brillant écrivain de l’histoire de la marque mais aussi de l’automobile française – NDLR : ne pas oubliez « la GS de mon père », « Redecouvrir la Nationale 7 », « My beautiful 2CV », ce sont les premiers livres qui me viennent à l’esprit car présents dans ma bibliothèque ! –  ) mais aussi François Allain aujourd’hui journaliste à Direct Auto ou à l’ami Jean Claude Chaussat, président de l’association des amis de Darl’mat que j’ai accompagné plusieurs fois à Rétromobile ( 2-6 février 2011 ).

Si vous voyez de plus en plus souvent dans les communications de la marque ( cf la vidéo du changement de logo ) des allusions faites à l’histoire Peugeot et à ses modèles du passé, vous le devez à ces gens là qui hantent véritablement la grande maison ! Mais surtout n’oublions pas Eric Lagadec dont la gentillesse, la passion et les compétences ont pemris de faire admettre aux communicants et aux gens du marketing qu’il était important, bien avant la mode du néo-rétro, de garder un oeil sur ses rétroviseurs, en l’occurrence ceux de l’histoire pour porter un regard serein, innonvant et compétent sur ce qui se trouve devant .

Frankreich.

Je viendrais juste ajouter mon grain de sel en complétant par deux vidéos que vous connaissez déjà tous mais qui sont plutôt réussies et dans la droite ligne de ce dont Franckreich nous parlait et j’y ajouterais quelques images. Un grand merci à lui pour ce moment passé en compagnie du fameux lion.

Après Frankreich, nous découvrirons la passion automobile et les souvenirs de l’ami Embali ( demain ou lundi ).