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Dernier concept de la trilogie du centenaire du Groupe BMW, la Mini Vision NEXT 100 amorce l’ère de l’autopartage premium. Une sorte d’Autolib’ du futur ?

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Après la BMW (lire ici), la Rolls-Royce (ici), voici donc la dernière pierre de l’édifice futuriste du groupe BMW qui permet de défricher l’avenir de la mobilité. Pour l’allemande : plaisir de conduite et conduite semi-autonome. Pour la limousine anglaise : autonomie totale et salon roulant. Quant à la Mini, c’est le thème du partage qui est développé avec ce concept. Partant du principe que les villes seront congestionnées et que posséder sa voiture personnelle ne sera plus forcément nécessaire, Mini propose d’utiliser des voitures partagées. Mais la seule ressemblance avec une Autolib’ se trouve dans la couleur grise !

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Pour commencer, la Mini viendra à la rencontre de son futur conducteur de manière autonome. Ce dernier pourra, par le biais de l’écran de contrôle (nommé… Cooperizer… wow Mini, franchement, là, ça fait SF à la Buck Rogers !) personnaliser la voiture. Ces paramètres incluent notamment la décoration extérieure et intérieure ou le type de conduite (active ou autonome). Chacun de ces paramètres est modifiable en cours de route pour s’adapter aux circonstances et même proposer des itinéraires conseillés. Une fois arrivé à destination, le conducteur pourra laisser la voiture qui repasse en mode autonome, en attente d’un nouveau conducteur !

Le projet étant extrêmement futuriste, aucune indication de motorisation n’est communiquée. On peut donc imaginer à peu près tout sauf un moteur thermique, évidemment. Le plaisir de conduite est semble-t’il conservé dans le futur, Mini parlant de l’inévitable « sensation de conduire un karting ». Pour ce qui est de l’habitacle, outre le grand écran du Cooperizer  (j’adore ce nom, vraiment !), il se distingue par une grand pureté esthétique : pas de console centrale, une banquette à l’avant et à l’arrière, et… pas grand chose d’autre ! Allez, c’est un proto futuriste, on peut se laisser aller à toutes les fantaisies. Certaines solutions sont pourtant réalistes, comme l’emploi de matériaux durables : plastique recyclé, aluminium recyclable, basalte ou cellulose. Plus de bois ou de cuir, mais de l’Alcantara tricoté (sic), du laiton et du basalte.

Enfin, le design extérieur est peut être le moins révolutionnaire, au point que l’on reconnaît parfaitement qu’il s’agit d’une Mini avec ce toit en pièce rapportée, les phares ronds à l’avant ou même le gabarit général, proche de celui de la Mini d’origine. Astuce intéressante : cette Mini est une 5 portes, l’intégration des portes arrières étant bien plus réussie que sur l’actuelle version !

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Si les trois projets du Groupe BMW peuvent sembler totalement fous, voire bizarre (j’ai du mal avec le design de la Rolls Royce, il faut avouer), ils proposent néanmoins des évolutions technologiques et comportementales qui semblent très crédibles. La voiture totalement autonome ? On y est presque chez Tesla ou d’autres. La voiture partagée ? Ca marche déjà depuis des années avec Autolib’. La personnalisation ? Dans des proportions moindres, même un généraliste comme Renault le fait sur ses Megane ou Talisman. Somme toute, le plus dur restant encore à inventer, c’est le mode de propulsion de tout ce petit monde, qui soit à la fois endurant, performant et écologique.

Crédits photos : BMW