Lexus renouvelle son haut de gamme à Detroit et change de registre avec un gros coupé 4 portes en lieu et place d’une limousine.

Le monde se divise en deux catégories au Salon de Detroit : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent les SUV dans toutes leurs formes et les coupés 4 portes. Cela n’empêche pas d’avoir des SUV Coupé 4 portes, mais là ça devient compliqué.

Après 11 ans d’existence ( ! ), Lexus a choisi de remplacer son vaisseau amiral la LS, classique berline statutaire, par un non moins statutaire coupé 4 portes. La calandre en forme de diabolo/sablier de la marque est ici reconduite dans une forme toujours aussi spectaculaire. Lexus a choisi comme souvent le long et difficile chemin de la perfection et tout remis à plat pour concevoir cette LS. La plate-forme provient ainsi du coupé LC 500, mais allongée de 25 cm pour la porter à 3,12 m d’empattement (pour une longueur de 5,23 m, largeur de 1,9 m). Une version plus courte, perdant une quinzaine de centimètres, devrait faire son apparition plus tard, à destination essentiellement des marchés européens.

La LS est équipée d’un tout nouveau V6 de 3,5 litres biturbo, développant 415 ch pour 600 Nm, relié à une boîte automatique à 10 rapports reprise du coupé LC500. L’hybride cher à Lexus, ce sera pour plus tard, en reprenant très probablement la motorisation de la LC500h (345 ch cumulés).

L’habitacle puise son inspiration dans les principes japonais de l’omotenashi, l’hospitalité et la prévenance. Cela commence par des sièges électriques à 28 réglages électriques, chauffants, ventilés et massants. La planche de bord dispose tous ses instruments sur un seul niveau, sans nécessité de baisser la tête. Les sièges arrières peuvent aussi disposer de massage et de chauffage. Et comme c’est une limousine, le siège passager avant peut s’incliner fortement vers l’avant pour faciliter l’entrée et la sortie pour les passagers arrières. Selon le même principe, la suspension pneumatique pourra lever la LS lors de l’entrée à bord, pour ensuite s’abaisser en roulant. Vous l’avez compris, tout sera fait au mieux pour chouchouter les occupants, surtout ceux des places arrières !

Commercialisation en Europe probablement pas avant un an, le temps de développer la version hybride qui devrait constituer le gros des ventes chez nous.

Crédits photos : Lexus, Gonzague Dambricourt