Audi présente la nouvelle version de sa limousine A8, l’éternel challenger des Classe S ou autres Série 7. Au programme : une évolution sensible du style et de la high tech, beaucoup de high tech !

On le dit souvent : le style Audi, c’est l’évolution par petites touches, tout en douceur. Mais pour une fois, les designers ont décidé de casser un peu plus les codes que d’habitude avec cette quatrième génération d’A8. Elle reste néanmoins largement reconnaissable comme faisant partie de la gamme de la marque aux anneaux, mais pourtant la différence est tranchée, peut être car il s’agit là de la première œuvre créée sous la direction de Marc Lichte.

Largement annoncée par les concepts Prologue, la nouvelle A8 s’étire sur une longueur généreuse de 5,17 m, et propose une inévitable version longue de 5,30 m plutôt destinée au marché chinois. Immanquable, la nouvelle calandre Single Frame à bordure chromée s’évase sur quasiment toute la largeur de la voiture. Les phares Laser Matrix et les feux arrières sont nouveaux et disposent d’animations sophistiquées. Le profil est très élégant et plutôt « léger ». Statutaire, mais sans lourdeur particulière. Audi évoque un profil de coupé 4 portes. C’est peut être un peu excessif, mais le résultat est plutôt réussi. La proue est peut-être la vue la moins réussie avec une certaine lourdeur : ce trait de chrome au milieu des feux, c’était vraiment nécessaire ?

Embarquons à bord pour admirer la nouvelle itération du Virtual Cockpit, qui passe en version 2.0 (hé oui, il faut s’y faire au « versioning » en automobile) et qui s’étale sur une dalle de 12,3 pouces ayant une résolution de 1920 x 720 points. Premier aspect qui frappe : la réduction très drastique du nombre de boutons et interrupteurs sur la console centrale. Quasiment tout passe par une grande dalle tactile de 10,1 pouces complètement fondue dans la masse de la planche de bord. La dalle tactile dispose d’un retour haptique, comme les derniers iPhone.

Autre point marquant : les aérateurs sont masqués, tout du moins à l’arrêt, reprenant la fonction déjà vue entre autre sur feu la VW Phaeton. Le dessin général est très pur, très lisse, sans aspérité, étonnement simple. Comparez avec l’usine à gaz que représente une planche de bord de Mercedes Classe S pour vous rendre compte… Afin de simplifier encore plus la vie, un système de reconnaissance vocale évolué est aussi de la partie. Loin derrière aux places passagers, d’autres dalles tactiles sont entièrement dévolues au confort des occupants.

Pour ce qui est des motorisations, Audi va lentement faire monter en gamme son vaisseau amiral. Au départ ne seront disponibles que des V6 TDI (286 ch) et V6 TFSI (340 ch). En 2018, c’est le tour des V8 4 litres (TDI de 435 ch et TFSI de 460) avant l’apothéose sous la forme d’un W12 6 litres sur la seule version longue A8 L. Toutes ces motorisations sont couplées à un système électrique en 48 V et à un alternateur à courroie. Les bénéfices directs : systématisation du roue libre quand c’est possible, un Start&Stop renforcé et une récupération d’énergie jusqu’à 12 kW. Pour aller plus loin dans l’hybridation, il faudra attendre la l’A8 L e-tron quattro, équipée d’un 3.0 TFSI et d’un moteur électrique développant 449 ch combinés.

Enfin, Audi a fourni un gros effort technologique pour autonomiser son A8 avec un système pouvant atteindre le niveau 3 (contrôle complet, dans certaines conditions seulement). L’A8 dispose aussi d’un système de parking à distance, similaire à ce que fait BMW sur ses séries 5 et 7.

L’Audi A8 fera sa première apparition devant le grand public au Salon de Francfort pour une commercialisation dans la foulée. Les tarifs allemands sont déjà connus : à partir de 90 600 € pour une version « courte » et 94 100 pour une A8 L.

Crédits photo : Audi