Huayra Outiside

Parce ce qu’une Pagani Huayra cela ne suffit pas toujours, l’artisan italien (au sens noble du terme) vient d’officialiser son dérivé extrême : la Huayra BC.

Le nom BC vient des initiales de Benny Caiola, un ami personnel de Horacio Pagani, grand amateur de voitures de sport (il a possédé notamment plus de 100 Ferrari), homme d’affaires américain et accessoirement premier client de Pagani. Benny Caiola est décédé en 2010, et c’est pour lui rendre hommage que cette voiture porte ses initiales.

_PAC0943_Go_Aperta_PAC1071_Go

La voiture, justement. Il s’agit d’une évolution de la classique hypercar Huayra dont la production limitée à 100 exemplaires s’est déjà achevée. Au programme : une évolution du V12 biturbo Mercedes AMG, pour une puissance « supérieure à 750 ch ». Pas de chiffre plus précis pour l’instant, mais des estimations officieuses font part d’un chiffre de 800 à 810 ch. Le couple quant à lui relève de la science fiction : 1000 Nm à 4000 trs/min… Pour passer cette puissance aux seules roues arrières ( ! ), Pagani et le sous-traitant Xtrac ont développé une nouvelle transmission 7 vitesses dénommée AMT, comportant notamment des synchros de boîtes en fibre de carbone. Le différentiel électronique est également tout nouveau. Le gain de poids par rapport à la boîte de la Huayra normale est de 40%. Gain de poids toujours pour la suspension, 25% plus légère. La masse totale du coupé est révélatrice des efforts de Pagani : 1218 kg seulement !

_PAC0612_Go _PAC1959_Go DSC_1068_Go

D’un point de vue aérodynamique, le spectaculaire (ou hideux, c’est selon) aileron arrière est la pièce la plus visible, mais de nombreuses autres améliorations ont été menées sur la lame avant, le diffuseur arrière ou les bas de caisse. Le résultat est une voiture nettement plus agressive et spectaculaire que le coupé Huayra. Pas forcément du meilleur goût et de la plus grande élégance, mais je vous laisse juges. La BC ne partage aucun panneau de carrosserie avec le coupé en dehors du toit. L’intérieur est quant à lui typiquement Pagani. Le tableau de bord est toujours digne de celui d’un vaisseau Klingon et l’ergonomie, disons… aléatoire. S’agissant d’une version extrême, des efforts sont également consentis sur ce poste pour limiter le poids : finies les touches bling bling chromées, bienvenue à la fibre de carbone et à l’Alcantara. Mention spéciale pour la boîte de vitesse et sa grille : c’est de toute beauté !

_PAC1211

Prévu pour une production ultra limitée de 20 exemplaires en coupé (plus 20 roadsters non encore officialisés), son prix de vente dépassera les 2 millions d’Euros. Inutile de courir liquider votre Livret A : tout est déjà vendu. A découvrir à Genève

Crédits photos : Pagani Automobili