Vous êtes dans le Sud de la Californie, fan d’automobile et vous avez 10 $ à dépenser : alors une petite visite à l’Automotive Museum de San Diego s’impose. On l’a fait pour vous…

Les voyages forment la jeunesse… et permettent aussi d’approfondir sa culture automobile. Il se trouve qu’un il y a un an et demi, j’ai eu la chance de me retrouver près de Tacoma dans l’état de Washington (USA, donc), à l’occasion de l’essai de la nouvelle gamme Touring de chez Harley-Davidson, que ça a été l’occasion de faire un tour au musée de la voiture américaine et que ça valait le coup. Rebelote cet hiver : le constructeur de motos anglaises Triumph lance sa Bonneville Speedmaster en Californie et il y a une journée off dans le programme d’essai. Et nous voici donc à visiter l’Automotive Museum de San Diego.

Merci Briggs…

Vous connaissez Briggs Cunningham ? C’est un petit gars du coin et si vous avez deux doigts de culture automobile et de l’histoire des courses, ça devrait vous dire quelque chose. Briggs Cunningham a en effet engagé des Cadillac aux 24 Heures du Mans, puis quelques monstrueux engins de sa conception, l’une des Cadillac étant d’ailleurs surnommée « Le Monstre » au vu de sa carrosserie originale. Briggs et Le Mans, c’est un peu une histoire inachevée : il ne gagnera jamais en six participations, mais peut malgré tout se réjouir de deux troisièmes places en 1952 et 1954. Cunningham sera plus chanceux sur le sol américain, avec notamment trois victoires de suite aux 12 heures de Sebring.

A l’époque où les autos de course recevaient une couleur qui correspondait à un code pays, c’est lui qui a lancé les couleurs américaines : blanche à bandes bleues. Plus tard, en bon petit gars polyvalent, Briggs a remporté la Coupe de l’America 1958 sur un voilier de sa conception.

Bref : Briggs est de San Diego, aime l’automobile et veut qu’un musée y soit consacré : c’est le cas depuis 1988.

Pas le musée du siècle

On va être franc : ce n’est pas le musée du siècle et ce n’est pas du chauvinisme de dire que ça ne tient pas la comparaison avec la collection Schlumpf de Mulhouse ou l’Aventure Peugeot de Sochaux, deux endroits que j’ai déjà eu le plaisir de vous faire (re-) découvrir sur le blog. Mais bon, si vous êtes dans le coin, ça se visite quand même.

L’Automotive Museum n’a pas de scénographie particulière, pas de parcours imposé (c’est une sorte de grand hangar) et ses collections sont évolutives.

C’est quand même intéressant par son approche de la culture californienne. Baja, gros SUV et mise en avant d’une autre star locale, Steve McQueen, dont le musée possède une Chevrolet Blazer cabrio ainsi qu’une petite Honda CL 250 Elsinore (pour info, Steve était un grand pratiquant de moto d’enduro et il détrompait ses agents et assureurs en participant à de nombreuses compétitions sous le pseudo de Harvey Mushman).

Donc, voici quelques photos pour vous donner une idée…

Le Buggy, incontournable de l’esprit Californien

Tout comme la Baja

Le Chevrolet Blazer de Steve McQueen

Une rare International Harvester Travelall 1100D 4×4

Une intéressante Tango électrique

No comment

Une belle Cadillac V16

Quelques italiennes pour finir, Bizzarrini et une Countach à carrosserie spéciale…

Et en bonus…

Ce n’est pas tout : l’Automotive Museum abrite aussi une petite collection de motos. Oh, rien d’extraordinairissime, c’est un peu à l’image du plateau automobile, un rien disparate et bon enfant, mais ça vaut quand même le coup d’œil, avec quelques belles Vincent et Indian. A l’instar de cette Harley-Davidson Stratocycle utilisée par le cascadeur Evel Knievel, ou cette Suzuki profilée qui a réussi à traverser les USA en ne consommant que 1,1 l/100.

Enfin, à cinquante mètres là, on dépensera volontiers un nouveau billet de 20 $ pour aller visiter le musée de l’aviation, qui possède quelques pépites (San Diego est un haut lieu des bases aériennes américaines et c’est là que Top Gun a été tourné), notamment une véritable capsule Apollo 9 !

Crédit photos : Gabriel Lecouvreur