C’est la menace faite par Mohammad Reza Rahimi, vice président de l’Iran, à Peugeot ce week end. Effectivement, l’homme pas avare de menaces et de paroles vient de faire savoir que l’Iran pourrait mener Peugeot à la banqueroute en cessant d’acheter des pièces détachées au constructeur franc comtois.

En effet le dirigeant iranien n’a pas hésiter à annoncer la banqueroute à Peugeot en arrêtant d’importer des pièces pour les 206, 206 Tricorps, 405 et Xanthia iraniennes construites sur le sol iranien avec le partenaire industriel de Peugeot sur place, Iran Khodro. Le vice président a prévenu : » … si demain nous cessons les importations de pièces de rechange de Peugeot, les ventes de l’entreprise vont d’un coup perdre 2.5 milliards ( ~ 1.8 milliards d’euros ). Ainsi si nous fronçons les sourcils et nous fermons le porte monnaie, c’est une partie de l’industrie automobile française qui va s’effondrer ».

Ce qui a surpris les dirigeants de Peugeot, c’est qu’ils n’ont en aucun cas évoqué la situation politique de l’Iran tant du point de vue intérieur que du point de vue international et notamment vis à vis des sanctions liées au programme nucléaire. Selon les observateurs économiques et financiers, il semble que cette annonce fait suite à la décision de Kia de cesser toute coopération avec l’Iran comme vient de le faire, plus étonnament le groupe pétrolier français Total. Ainsi il semble que les dirigeants iraniens choisissent l’attaque et la menace préventive afin de garantir leur situation économique.

De son coté, PSA est le premier constructeur automobile en Iran et ne peut se séparer de ce marché important qui ouvre les portes de la région aux voitures du groupe français. Du coté de la direction de PSA, on ne commente pas cette annonce iranienne mais on indique seulement que PSA réalise 1% de son CA  en Iran soit près de 480 millions d’euros. Pas rien tout de même !

Crise ou pas crise ? Menace réelle ou fanfaronnade ? La dernière hypothèse pourrait être la bonne surtout si l’on se réfère au monde de fonctionnement de l’état iranien sur la scène internationale. Reste qu’il est tout de même étonnat de sanctionner une entrrprise qui investit dans un pays et ne s’occupe pas du tout du reste. A suivre.

L’UsineNouvelle, Boursorama.