Renault a annoncé qu’il avait porté plainte contre X auprès du procureur de la République de Paris. C’est par un simple et discret communiqué de presse que le constructeur de Boulogne Billancourt a annoncé ce fameux dépot de plainte à minima comme si…

Les faits, rien que les faits , alors voici le communiqué de presse du contructeur .

Boulogne, le 13 janvier 2011

 » Renault porte plainte contre X pour les faits constitutifs d’espionnage industriel, de corruption, d’abus de confiance, de vol et  recel commis en bande organisée.

Conformément à ce qui avait été annoncé par Renault, l’entreprise a porté plainte contre X. Cette plainte fait suite à la découverte d’agissements graves, portant préjudice à l’entreprise, en particulier sur ses actifs stratégiques, technologiques et intellectuels.

Cette plainte a été déposée entre les mains du Procureur de la République de Paris qui peut désormais confier aux services compétents le soin de réaliser les investigations nécessaires.

Cette affaire relève mainteant de la justice. Afin de permettre à la procédure judiciaire de se dérouler dans un climat de sérénité, Renault ne participera d’aucunes surenchères polémiques et réservera exclusivement les éléments en sa possession aux services compétents chargés de l’enquête.  »

Voilà les quelques lignes du communiqué officiel du constructeur au sujet de cette affaire et du dépôt de plainte après que les trois cadres dirigeants aient été entendus mardi dans le cadre de leur entretien préalable à leurs licenciements. Entretiens qui n’ont pas permis d’éclaircir l’étrangeté de cette affaire qui mêle un réseau mondial d’espions, la Chine, des banques en Suisse et au Liechenstein, des comptes secrets mais étonnament déjà dévoilés, un sous traitant chinois en matière de batteries généreux financièrement,  des cadres qui semblent vouloir pleinement collaborer avec la justice tout en se disant étranger à l’affaire et un constructeur qui n’a pas d’actualité au moment où tout le monde automobile se retrouve à Détroit sauf Renault-Nissan-Infiniti…..

Et n’oublions pas que la Chine a fermement contesté les accusations de Renault et fait officiellement savoir qu’elle n’était pas impliqué dans l’affaire. Mais la Chine n’est pas le Mozambique ou les Iles Féroé et les conséquences seraient d’un autre niveau si l’affaire venait à s’envenimer, ce que l’on ne souhaite pas pour tous les protagonistes de cette session d’espionnage industriel qui dure tout de même depuis 5 mois  ! Reste que porter plainte contre X, alors qu’on connait les soit disant protagonistes, c’est un peu léger, non …

A suivre.