Skoda décline vers le bas sa gamme de SUV avec le remplaçant du Yeti : le Karoq.

Nous en avons déjà parlé ici : le Karoq n’est que le premier d’une nouvelle série de SUV que le groupe Volkswagen va lancer cette année. Pour faire simple, il s’agit de la déclinaison tchèque des VW Tiguan et Seat Ateca, à la sauce Skoda. L’avantage des Skoda, c’est que les noms rapportent quand même bien plus de points au Scrabble : des Q et des K, ça chiffre !

Par rapport au Yeti, le Karoq revient à un design nettement plus classique, peut être trop. Terminé le côté « ludospace » surélevé, bienvenue à un SUV sérieux et consensuel, dans la veine du grand frère Kodiaq. Les codes de design de Skoda sont tous présents : phares LED et feux effilés, grande calandre à lamelles et arrêtes vives. On retrouve également les feux avants répartis sur deux étages. Les feux arborent un petit débordement sur le hayon qui dynamise un peu l’arrière. Long de 4,38 m et large de 1,84, le Karoq est donc très proche en dimension de son cousin ibère l’Ateca.

Le Karoq reprend les motorisations bien connues du groupe VW : 2 blocs essence TSI (1.0 de 115 ch et 1.5 de 150 ch, avec désactivation de cylindres) et 3 blocs diesel TDI (1.6 de 115 ch et 2.0 en versions 150 et 190 ch). Les transmissions sont, selon les motorisations, assurées par une boîte manuelle 6 rapports ou une boîte automatique DSG à 7 rapports. Encore une fois, selon les versions, le Karoq pourra disposer d’une transmission intégrale (de série sur le TDI 190) ou rester une simple traction. Un gestion des modes de conduite sera disponible à partir de la finition Ambition.

Une suspension réglable (Dynamic Chassis Control) est disponible sur les 3 modèles les plus puissants pour moduler l’équilibre confort/rigueur. Quelques raffinements font leur apparition pour la conduite hors piste : outre un mode de conduite spécifique, l’ESP est paramétrable et le Karok est équipé d’un différentiel électronique. Et pour les aventuriers du dimanche, un pack optionnel baptisé Rough Road ajoute des plaques de protection sous le châssis et des protections de carrosserie supplémentaires.

Tous les derniers gadgets technos sécuritaires à la mode sont bien sûr de mise : régulateur adaptatif, détection d’angle mort, reconnaissance de panneaux, etc…. Divers équipements multimédias sont disponibles, le haut de gamme baptisé Columbus arbore un écran de 9,2″ et un contrôle gestuel de certaines commandes (comme sur la Golf restylée). Apple CarPlay et Android Auto font le voyage à bord. Une Skoda ne serait pas tout à fait une Skoda sans des petites astuces sympas. Mais rien d’inédit cette fois : hayon motorisé, attelage rétractable,…. du classique. Vous voulez voir l’habitacle, la planche de bord, le coffre ? Ahaha, pauvres fous ! Eh non, Skoda continue le teasing en n’en révélant aucune photo. Peut être que la peinture n’était pas sèche, allez savoir ! Tout au plus sait on que l’instrumentation est entièrement numérique, une première chez Skoda. Il faudra donc attendre. Encore… Allez, une info : le coffre fait 521 l. Soit environ la bonne moyenne du segment.

Les tarifs ne sont pas encore connus, ni les détails d’équipement des modèles destinés à la France. Mais connaissant Skoda, on peut cependant s’attendre à un rapport prestations/prix des plus intéressants.

Edit : voici quand même quelques photos de l’habitacle et du Karoq en situation. Vous remarquerez au passage la dalle LCD !

Crédits photos : Skoda