C’est donc le constructeur indien Mahindra qui emporte la mise et qui va désormais pourvoir engager des discussions jusqu’au mois d’octobre avec le constructeur sud coréen.

Après le retrait de plusieurs candidats potentiels, ils n’étaient plus que trois, à savoir Mahindra & Mahindra, Ruia Group ( Inde ) et Yuong An ( Corée du sud  ) et c’est finalement le groupe le plus proche dans sa démarche industrielle ( Mahindra est un fabricant de 4×4 et de camion ) mais aussi celui qui a fait la belle offre financière qui emporte l’union avec le petit constructeur coréen.

Dans le planning, près de 3 mois de discussions pour sceller les termes de l’union et en novembre ou en décembre prochain, la signature de l’acte définitif de la cession. Dans l’immédiat Ssangyong va recevoir 5% de l’offre faite par Mahindra. Selon les différents analystes, l’achat de plus de 50% du constructeur sud coréen devrait couter aux environ de 415-418 millions de dollars mais il se pourrait que Ssangyong, toujours exigeant et gourmand demande beaucoup plus ( on parle de 615-622 millions de dollars ) afin d’apurer la totalité de son endettement. Mais ce n’est pas gagné car le tribunal est là pour mettre la pression sur la direction du constructeur coréen et si Ssangyong, pas vraiment en position de force, perdure dans une telle posture, il se pourrait que Mahindra se retire de l’affaire et ne laisse qu’une seule issue à Ssangyong, la liquidation et la fermeture. Par ailleurs, la bourse n’a pas manqué d’accuser le coup du retrait de Renault-Nissan-Samsung puisque le titre a perdu hier 15% et 8% ce jour ce qui met un peu plus la pression sur le groupe coréen qui pourrait jouer vraiment gros en d’obstination sur le sujet de la prise en charge de sa dette. Un bras de fer amoureux entre l’Inde et la Corée à suivre cet automne .

Via LesEchos, LeFigaro.