Imaginez : suivre cinq jours durant les plus belles mécaniques anciennes produites entre les années 40 et 70 sur les plus belles routes de France dans une monture puissante et polyvalente ? Un doux rêve n’est-ce pas ? Nous avons donc suivi grâce à BMW l’ensemble du Tour Auto en M140i. Le récit étape par étape c’est maintenant :

Lundi : Paris, sous la verrière du Grand Palais

Traditionnellement, la première journée du Tour Auto se déroule sous la verrière du Grand Palais, où sont exposés les bolides pour les vérifications techniques et la préparation pour le rallye. La caravane des 242 concurrents était répartie en deux catégories : Compétition et Régularité. Les véhicules de la catégorie Compétition sont séparés en 3 plateaux et doivent selon leur catégorie réaliser le meilleur temps sur les spéciales et les circuits qui se présentent sur le parcours. En ce qui concerne la Régularité, il faut réaliser le temps le plus proche d’un temps de référence assigné en fonction de la puissance. Les modèles présents sur cette édition vont de la petite Fiat 600 à la grosse Ford GT40 en passant par les bestiales BMW 3.0 CSL, les classiques Jaguar E-Type ou encore les monstrueuses Shelby Cobra.

Mardi : Paris ==> Saint-Malo

Réveil matinal pour nous : 4h. Eh oui je dois aller chercher l’ami JB du Billet Auto dans Paris avant de foncer au Château de Neuville dans les Yvelines. Mais dans la BMW M140i, on se réveille plutôt bien grâce à la mélodie enivrante du 6 cylindres en ligne. Nous arrivons à 6h au château, juste après les voitures ouvreuses. Ces dernières sont exclusivement des BMW M et MPerformance. La numéro 0 n’est autre que la BMW M4 Magny-Cours Edition conduite par la légende : Ari Vatanen. Après une petite demie-heure dans un froid prenant, on voit arriver les premiers concurrents. Du mardi au jeudi, les plateaux Compétitions sont les premiers à partir et le vendredi et le samedi ce sont les plateaux Régularité. Avec les collègues photographes, on se place un peu partout dans le jardin du château pour réaliser ce genre de prise de vue :

Après cette séance, départ pour le circuit du Mans, même si en chemin on fait une petite pause à Maintenon :

Arrivé sur le circuit, je vais enfin pouvoir essayer l’objectif 200-500 mm que Nikon France m’a prêté avec un boîtier D5. Un couple assez impressionnant, d’une rapidité d’acquisition de mise au point bravant tout ce que j’aurais pu imaginer. Un vrai plaisir !

Une fois que les 3 plateaux Compétition ont roulé sur la piste, retour à la M140i pour continuer à suivre le roadbook vers Saint-Malo. Alors que le temps depuis le matin était plutôt à la grisaille, le ciel se découvre enfin en approchant de la Bretagne (comme quoi….). Après une petite course poursuite avec une Ferrari 308 GTB, on finit enfin la journée avec une vue sur la côte pour profiter du magnifique coucher de soleil.

Mercredi : Saint-Malo ==> Château de Goulaine (à coté de Nantes)

Réveil à 5h30, ça pique ! Après avoir travaillé sur les photos une bonne partie de la nuit, la fatigue se fait déjà sentir. Et ce n’est que le début ! En sortant de la chambre d’hôtel, on se rend compte que la température et la météo de la Bretagne tiennent bien leur réputation !

On se dirige vers le parc fermé pour récupérer le roadbook de la journée. On devra le faire tous les jours qui suivent, un gros changement par rapport aux années précédentes et un problème pour nous. La raison de ce changement est d’empêcher les concurrents d’effectuer des reconnaissances des spéciales avant le Jour J. Après une grosse averse, direction l’Épine Briend et son fantastique littoral pour réaliser nos premières photos de la journée :

Ensuite direction le Cap Fréhel et après une averse de grêle, un arc en ciel fait son apparition sur la mer et me permet de réaliser l’une des plus belles photos de cette année avec la plus incroyable de voiture de l’événement, la Ligier JS2 :

On part vers la spéciale à coté de Saint Gouëno Le Mène et nous roulons sous une averse de neige. Oui de la neige, vous avez bien lu, en plein mois d’avril… Placement sur un virage à 90° où les voitures se faisaient un malin plaisir de tirer tout droit à cause de la météo très « bretonne ». Direction un fer à cheval, où l’on retrouve une Mini qui quelques minutes plus tôt à tiré tout droit au virage à 90°. Ici aussi elle a tiré tout droit dans le ravin, ce qui signe pour elle la fin du Tour Auto…

Direction la citadelle de Port Louis pour le déjeuner. Et pour la première fois de la journée il fait beau, très beau. Un vrai bonheur de découvrir un tel lieu avec un si beau soleil.

Pour le reste de la journée, on se balade dans la campagne bretonne et ses petits villages. De quoi créer de jolis contrastes entre ces voitures faites pour la piste et ces paysages très calmes et verdoyants.

Pour finir cette longue journée en Bretagne, on arrive sur le domaine du château de Goulaine où se trouve le parc fermé de la deuxième étape. La nuit tombe et la magie du coucher de soleil fait son œuvre sur ces belles mécaniques.

Jeudi : Haute-Goulaine ==> Limoges

Toujours un réveil matinal pour ce troisième jour de course. La fatigue accumulée commence à se faire sentir, mais quel bonheur de suivre en permanence ces mécaniques, d’entendre leurs moteurs ou de sentir leurs odeurs d’huile ou d’essence. La matinée est pauvre en photos car nous avons eu du mal à trouver un spot intéressant en dehors d’une rangée d’arbres. Direction la pause du midi dans l’Abbaye Royale de Celles sur Belle, le genre de lieu généralement propice à la prise de belles photos.

On se dirige ensuite vers le circuit de l’après-midi : le Vigeant. De de quoi voir rouler les plateaux de compétition, ainsi que le premier plateau de régularité. On voit ce plateau rouler pour la première fois, et quel ennui de voir certaines belles mécaniques comme une Porsche 911 Carrera RS 2.7 rouler très lentement. On fait travailler l’imagination et on baisse la vitesse d’obturation du Nikon D5 pour réaliser des filés et faire croire à une vitesse plus importante.

On sort des voies de sécurité du circuit et on tombe nez à nez avec les voitures du plateaux 2 de régularité dont la BMW M1, voiture engagé par BMW France sur l’événement.

Direction la sortie du circuit pour prendre en photos les voitures du plateau 1 de régularité sur une jolie route bordée d’arbres.

Puis c’est la dernière spéciale de la journée. En arrivant sur une jolie vue de village, on s’arrête pour prendre en photo les voitures du plateau 2 de régularité qui nous ont rattrapé.

Vendredi : Limoges ==> Toulouse

Le réveil ne sonne pas, et on se réveille en panique à 7h30. Oui c’est très tard pour le Tour Auto. On se prépare en vitesse, on fonce au parc fermé et on récupère le roadbook. Après quelques kilomètres d’autoroute, on arrive à rattraper une bonne partie du peloton et dans la campagne périgourdine on s’installe avec l’ami JB pour voir passer les concurrents d’abord dans une forêt, puis sur un pont et enfin dans un village.

On arrive ensuite à l’Abbaye de Loc-Dieu, lieu de repos de la mi-journée.

Changement total d’ambiance pour la fin de journée avec le bruit, la chaleur et les crissements de pneu du circuit d’Albi, où l’on assiste à l’intégralité des plateaux de compétition avec pour le dernier, un coucher de soleil juste magique.

Samedi : Toulouse ==> Biarritz

Réveil à 5h30. Eh oui, on ne veut pas répéter notre erreur de la veille. On arrive au parc fermé juste après que les ouvreuses l’aient quitté. On est donc en avance, on décide de foncer sur le parcours pour trouver un joli levé de soleil, chose faite après une petite heure de route :

On reprend ensuite la route car un joli chapitre s’annonce : les Pyrénées. Avec le passage de 3 cols (Mente, Aspin et Peyresourde) plus de 1300 m pour le moins haut. De quoi réaliser des clichés avec un un beau dénivelé et un enneigement toujours présent.

Lors de la traversée de ces trois cols, on a pu découvrir les capacités assez incroyables de notre voiture, la BMW M140i. La voiture ne connaît pas les côtes, le 6 cylindres biturbo de 340 ch et 500 Nm reprend très bas et permet des relances canons. Le châssis l’aide grâce sa précision de mise au point, les routes sinueuses sont son terrain de jeu parfait. Les freins peu endurants viennent néanmoins ternir un peu notre enthousiasme : ils manquent nettement de mordant.

Direction enfin le circuit de Pau Arnos, dernier circuit de cette édition 2017. Une piste que tous les passionnés d’automobile se doivent de connaître, déjà expérimentée par Aymeric avec la Golf GTI Clubsport en septembre dernier. On assiste au passage des automobiles sur un circuit rapide et très technique, avec un virage digne du corkscrew de Laguna Seca. Un vrai régal de les voir évoluer sur la piste.

Direction enfin Biarritz en suivant une Ace Bristol de 1957 sur les routes de l’arrière pays basque, un vrai régal. On se dirige juste avant Biarritz vers le début de l’avant dernière spéciale de l’édition 2017 pour voir les ouvreuses de BMW prendre le départ. Des M3-M4 et M240i partent en trombe pour ouvrir cette spéciale pour le plaisir de nos oreilles.

Après avoir vu les ouvreuses partir au coucher du soleil, on arrive au parc fermé à Biarritz pour le départ des concurrents vers cette dernière spéciale, une ambiance nocturne mise en évidence grâce à la capacité dingue du D5 à prendre des photos en faible lumière :

Et voilà le Tour Auto se referme sur cette journée pleine d’émotions entre montagne et mer, neige et soleil. Une édition avec une météo capricieuse mais surtout avec un parcours inédit et très intéressant. Un seul regret ? Devoir attendre un an pour revivre un tel moment de plaisir avec des passionnés sur les plus belles routes de l’Hexagone.

Merci à Jean-Baptiste du Billet Auto pour sa compagnie durant ces 6 jours et félicitations à lui car il a réalisé durant cette semaine une vidéo par jour ! Pour les voir, c’est ici.

Merci à Peter Auto pour cette organisation toujours au top, à Nikon France pour le prêt du Nikon D5 et de l’objectif 200-500mm qui m’ont permis de réaliser la plupart des clichés de cet événement. Et enfin à BMW France pour le prêt de cette fantastique M140i, qui nous a régalé durant toute cette semaine

A l’année prochaine !

Crédit Photo : Ugo Missana