Lamborghini

À écouter certains médias et d’après tout ce que j’ai pu lire dans la presse cette semaine, l’image de ce salon de Francfort se veut « électrique »… Selon eux, la voiture à essence c’est fini, maintenant on roule en voiture électrique.

Face à ces gros titres — plus qu’étonnants — je me demande si certains confrères ne seraient pas tombés dans le burlesque ! Au-delà de cet engouement pour le tout « écologique », faut-il rappeler, au risque de m’attirer les foudres des écolos, le nombre dérisoire de véhicules électriques qui ne sont pas prêts d’être commercialisés avant 2011. Je vais rafraîchir la mémoire de certaines personnes qui n’ont apparemment pas saisi tous les charmes de rouler en voiture électrique : comptez 8 heures de charge pour environ 90 kilomètres d’autonomie, oubliez le coffre (en effet, il faut bien trouver de la place pour les batteries) et comptez entre 10 000 et 15 000 euros pour une batterie. Après cet excès de zèle environnemental ce n’est pas votre main mais votre portefeuille qui risque de devenir vert.

Renault a voulu donner le ton et s’imposer comme futur leader de la voiture électrique avec quatre nouveaux modèles issus de la gamme baptisée Z.E. En bref, il s’agit de voitures avec zéro émission de CO2, zéro émission polluante, zéro décibel… et cela va sans dire : zéro plaisir ! Je ne rentrerai pas dans les détails mais l’avenir de l’automobile, s’il doit être 100 % électrique, sera 100 % triste.

Chez Volkswagen, l’éco-saturation est prise avec humour ; en témoigne le spot publicitaire de la Passat SW Blue Motion qui passe depuis quelques semaines à la télévision. Dans ce dernier, un groupe d’écolos convaincus prône la nécessité d’une vie où l’on ne rejetterait aucun gramme de CO2. La voix-off coupe court à cette utopie : « On ne peut pas vivre sans rejeter de CO2 ». Belle stratégie de la marque qui ici fait preuve de maturité et de clairvoyance en ajoutant : « Tâchons déjà d’en rejeter un peu moins ».

Fin de l’épilogue environnemental. Revenons au Mondial de l’automobile 2009 qui s’est déroulé à Francfort. Il faut tout d’abord noter quelques absents au rendez-vous : Cadillac, Chevrolet, Nissan et la crise économique. Du côté des nouveautés présentes sur le salon cette année : la Ferrari 458 Italia — coupé explosif de 4,5 litres capable de grimper jusqu’à 325 km/h, pour une accélération de 0 à 100 km/h en 3,4 secondes — adoubée par l’ancien champion du monde de F1, Michael Schumacher, venu à cette occasion à Francfort. La nouvelle Audi R8 V10 Spider qui vient très sérieusement concurrencer la Lamborghini Gallardo Spyder. De son côté, Lamborghini dévoile le Reventon Roadster, un « avion de chasse » de 670 chevaux, produit à moins de 20 exemplaires. Au tour de Porsche qui vient à l’aboutissement de la Porsche 911 Sport Classic, une série limitée à seulement 250 exemplaires ; puis de la berline tant attendue : la Porsche Panamera qui offre désormais 4 places pour toute la famille. Enfin, du côté français, Peugeot a dévoilé la 308 RCZ qui surprend agréablement avec ses nouvelles formes très sportives et inhabituelles pour la marque au lion.

Enfin, il m’était impossible de ne pas évoquer l’un des charmes omniprésent dans ce salon IAA 2009. Un aspect non négligeable qui peut faire de l’ombre aux plus grandes voitures de prestige. Lovées sur de surprenantes voitures, leur glamour et leur charme font chavirer à chaque recoin du salon. Ce sont les incontournables hôtesses du salon qui, comme le dit Frédéric, il faut l’avouer, savent faire apprécier l’automobile…