C’est l’hiver ! Les cimes sont enneigées, les routes sont verglacées et les propulsions font un peu la tronche. Heureusement pour nous, les constructeurs ont pensé à tout… BMW fait d’ailleurs parti des premiers à avoir doté la plupart de ses modèles d’une transmission intégrale en développant le système xDrive il y a plus de trente ans. Nous avons ainsi été invités à découvrir la technologie là où elle a un réel intérêt : sur la neige !

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Quoi de plus tentant que de quitter la grisaille parisienne le temps d’un week-end pour rejoindre les sommets enneigés au-dessus de la Vallée de la Tarentaise au volant d’une BMW, après tout ?

Après avoir subi les départs en vacances de CDG, c’est avec plaisir que nous nous posons sur le tarmac de l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et que nous apercevons nos partenaires du week-end. Un peu refroidis par les prévisions plus que sombres de Bison Futé quant à la circulation dans les Alpes en ce samedi de chassé-croisé mais aussi et surtout de début de congés pour la région parisienne, nos craintes se dissipent vite lorsque les GPS de nos Munichoises ne nous annoncent aucun retard sur le parcours.

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Avant de rejoindre la station à 1850 m, trois bonnes heures de route nous attendent au volant de trois voitures aux caractères bien différents mais qui ont un point commun (en plus de coûter un certain prix et d’être des BMW) : elles sont équipées du xDriiiiiiive… C’est avec le X5 40e, récemment essayé par Gabriel, que je commence cette virée enneigée direction Chambéry, première halte avant l’ascension. Hormis le flocage de comm’, difficile de faire la différence entre un X5 « standard » et notre hybride rechargeable qui rassemble un petit quatre cylindres 2,0 L de 245 ch et un moteur électrique (9,2 kWh) qui donnent à eux deux une puissance cumulée de 313 ch et quelques 450 Nm de couple. Sur le papier, le downsizing opéré sur le SUV est loin d’être sexy mais dans les faits, c’est avec une certaine sérénité que l’on mène notre X5 40e.

Les quelques ralentissements à la sortie de l’aéroport sont l’occasion de retrouver les joies du tout-électrique (30 km d’autonomie ici) avec un silence de fonctionnement et une douceur remarquable. Seule la climatisation et les quelques bruits de roulement des pneus hiver viennent alors troubler la quiétude qui règnent à bord de notre cocon. L’arrivée sur autoroute entraine un passage totalement imperceptible entre moteur électrique et moteur thermique, le petit quatre cylindres emmenant alors en toute quiétude les 2,2 tonnes de notre X5.  Je passe alors en mode SAVE afin de recharger les batteries pendant que nous roulons, tout en sachant que le frein-moteur, logiquement moins important que sur une voiture 100 % électrique, entraine également la régénération des batteries. Le trajet se passe sans encombre et l’insonorisation à bord est excellente, à tel point que mes passagers s’endorment (Victor, c’est pas bien de balancer). Nous arrivons à Chambéry, repassons en mode e-Drive et jouissons à nouveau du bonheur de l’électrique en ville.

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Après un bon repas, je laisse le volant à mon camarade Antoine de Contreappel, pour rejoindre le salon roulant de la gamme BMW : la 730Ld xDrive. Déclinaison allongée de la pourtant-déjà bien longue Série 7 essayée par Régis il y a quelques semaines, il n’y a rien de mieux pour se reposer du vol de ce matin et rejoindre notre prochain point de ralliement : Bourg-Saint-Maurice.

Merveille de technologie au confort ahurissant, la Série 7 prend autant soin du chauffeur que de ses passagers. Personnellement, à l’arrière, je passe une bonne dizaine de minutes à régler la position de mon siège et de mon appui-tête via les commandes traditionnelles ou par le biais de la petite tablette tactile de marque Coréenne à notre disposition entre les deux fauteuils. Cette dernière permet d’avoir un œil en direct sur la conduite d’Antoine (vitesse, conso’, position sur l’itinéraire) mais aussi de tout régler dans la voiture (ambiance lumineuse, climatisation, musique, etc.). Les passagers à l’arrière sont ainsi rois et ont le contrôle sur à peu près tout, même le siège du passager avant. Nous « cruisons » tranquillement sur l’autoroute dans un silence de cathédrale alors que la voiture analyse en continue la route pour adapter sa suspension en fonction de l’état de chaussée et préserver ainsi nos lombaires. La séance de relaxation terminée, nous faisons une ultime halte à Bourg-Saint-Maurice pour quitter la vallée et rejoindre notre destination : Val d’Isère.

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Piètre passager que je suis, j’avoue être ravi de reprendre le volant, qui plus est au volant de la plus sportive de nos trois intéressées : la 435i GranCoupé, essayée par Jean-Baptiste ici-même. GT aux lignes élancées et au look indéniablement réussie, c’est pour mois l’une des plus belles voitures de la gamme BMW aujourd’hui. Alors si en plus on lui greffe un six cylindres en ligne de 306 ch pour enchainer les lacets jusqu’à Val d’Isère, autant vous dire que je salive à l’idée de l’emmener pour les kilomètres restants…

Hyper agréable et douce à mener en mode Confort, le passage en mode Sport transforme le comportement de la voiture et lui donne d’indéniables qualités dynamiques. Le GranCoupé porte bien son nom et comme l’avait très justement souligné Jean-Baptiste dans son essai, la 435i manque un poil d’agilité alors que la direction n’est pas assez informative à mon goût pour s’amuser réellement à son volant dans notre ascension. C’est toutefois une montée agréable et confortable que nous propose notre GranCoupé en enchainant lacets et villages d’altitude avec en bruit de fond la sonorité superbement travaillée du six cylindres. Arrivés au barrage de Tignes, nous en profitons pour faire une dernière pause avant de rejoindre le Driving Center de Val d’Isère alors que la neige se met à tomber…

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Afin de découvrir la piste qui nous servira le lendemain à nous amuser avec les voitures et à juger des bienfaits de la technologie xDrive (mais aussi pour nous faire très plaisir, avouons-le), BMW nous confie des karts à pneus cloutés pour deux sessions de vingt minutes de nuit, et sous de belles chutes de neige. Entre course entre amis et lutte entre blogueurs, il n’y a qu’une très légère frontière vous savez… Tout s’est ainsi joué au physique et certains y laissèrent des plumes (mais je ne balance pas cette fois-ci). J’avoue avoir pris mon pied à jouer du braquage/contre-braquage permanent et des accélérations démentielles de nos karts, surtout que le circuit glacé du Val d’Isère Driving Center jouit d’un tracé parfait avec ses longues lignes droites puis ses enchaînements serrés et piégeux (ce qui est cool, ce qu’il est ouvert au public en plus). On testera tout ça plus en détail demain, avec des voitures à taille réelle…

Pour l’heure, direction l’hôtel pour poser les valises, enfiler les doudounes et se préparer pour notre dîner à La Baraque, institution de la nuit à Val d’Isère avec notamment sa Fondue aux truffes et son ambiance d’anthologie, bien aidée par la présence de nombreux Anglais… Savoureux repas englouti, notre promenade digestive et nocturne dans Val d’Isère me permet de découvrir la beauté préservée de la station avec ses nombreux chalets et ses chaussées constamment recouvertes de neige. BMW étant partenaire des lieux, il est par ailleurs assez drôle de voir autant de modèles du constructeur dormir à la belle étoile face aux hôtels et chalets de luxe, i3 et X5 en tête.

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Après une bonne nuit et un petit-déjeuner pas moins excellent, c’est avec une banane d’anthologie et sous un ciel d’un bleu azur que nous entamons cette nouvelle journée, dédiée cette fois-ci à la conduite sur neige/glace en compagnie de la technologie xDrive. Nous traversons le Front de Neige puis rejoignons le donjon BMW (ou dôme xDrive pour les intimes), devant lequel trône l’imposante i8 et où n’importe quel quidam (avec un permis de conduire) peut se présenter pour essayer l’un des nombreux modèles de la gamme équipée du xDrive. Alors que les premiers et espérés futurs clients viennent découvrir les dernières productions de la firme munichoise dans un petit cocon chauffé au pied des pistes, nous retrouvons le Driving Center et sa piste, damée pour l’occasion.

Après que les excellents pilotes-instructeurs nous aient rappelé les consignes pour conduire sur glace sans se mettre en vrac (regarder loin, doser accélérations et freinages, etc.), nous prenons tout d’abord en main le nouveau X1 25d, essayée en version 20d par Ugo ici. Fort de 231 ch, le dernier SUV de BMW est le cauchemar du puriste puisque doté d’un moteur transversal et véritable traction lorsque la transmission intégrale s’efface (il délaisse également le rapport de répartition de la motricité de 40 % à l’avant et 60 % à l’arrière présent par défaut sur xDrive pour tendre vers un 50/50). Étant sur un terrain plus que compliqué, autant vous dire qu’elle ne s’est jamais effacée… Chaussé de simples pneus neige, nous commençons donc notre balade sur la glace au volant du X1 qui enchaine vaillamment les courbes serrées du circuit de glace et affrontent sans encombre les divers exercices que nous font vivre les instructeurs. Les accélérations pied-au-plancher et freinage d’urgence avec évitement démontrent tout l’intérêt de la technologie : la voiture ne patine jamais à l’accélération (le système gérant plus que bien la répartition de la motricité) et ne nous a pas piégé une seule fois lors des arrêts d’urgence, en ne déviant pas de sa trajectoire grâce aux diverses aides dont elle est équipée. Le système xDrive, combiné au contrôle dynamique de la transmission, permet au petit SUV de conserver de la motricité en virage et de garder le cap même à vive allure, oubliant presque que nous ne disposons ici que de pneus neige lambdas. Le X1 n’est pas le plus fun qui soit, mais il distille une certaine sérénité à bord en mettant en confiance ses occupants. Il représente ainsi une certaine vision de la rationalité pour BMW.

Deuxième voiture à passer l’épreuve du circuit de glace, la 335d. Dotée d’un 4 cylindres de 313 ch et chaussée pour l’occasion de pneus cloutés, c’est avec elle que je me suis le plus amusé… Son couple monstrueux (630 Nm) disponible à bas-régime (1500/2500 tr/min.) permet d’avoir de la puissance immédiatement et de jouer ainsi constamment avec les gaz pour obtenir de la motricité, bien aidé par le système de contrôle dynamique de la stabilité DSC qui, grâce à des capteurs, verrouille le couple dès que la voiture se met à patiner. Pour rappel, sur la Série 3 comme sur la plupart de la gamme, le système xDrive répartit en temps normal la motricité à 40 % sur l’avant et 60 % sur l’arrière, une valeur qui change bien évidemment en fonction des conditions de conduite. Le système de transfert de charge donne lui un équilibre permanent à la berline, alors que la direction reste suffisamment informative pour ne pas devenir piégeuse. La boîte automatique chapeaute elle efficacement le tout grâce à une réparation du couple entre l’essieu avant et l’essieu arrière, et un calcul permanent et en temps réel des besoins en motricité de la voiture. Plus puissante et chaussée de pneus cloutés, les instructeurs nous laissent ainsi plus de « liberté » au volant de la 335d et nous retrouvons en toute quiétude et bien accompagné les joies de la glisse.

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Pour véritablement attester du potentiel des voitures et du système xDrive, ce n’est à vrai dire pas nous qu’il faut placer derrière le volant mais l’un des instructeurs. Au volant de la sauvage M235i et domptant les 326 ch du petit coupé, c’est avec énormément de plaisir que l’on enchaine les tours de circuit, tout en glisse, en passager, et que l’on assiste à une démonstration de pilotage et d’efficacité du système. Glisser c’est un fait, contrôler la glisse c’est un art… De là à dire que nos pilotes instructeurs sont des artistes, il n’y a qu’un pas !

Après un déjeuner au top à La Folie Douce, restaurant/bar mythique d’altitude, nous quittons avec nostalgie la station pour retourner vers Lyon, puis Paris. Ma relative tristesse est atténuée par les sensations de conduite bluffantes de la 730Ld qui m’avait servi de carrosse en tant que passager à l’aller et que je mène à présent… On oublie assez vite le gabarit de la voiture, tout comme le six cylindres diesel de 265 ch qui n’émet aucun bruit désagréable malgré les relances entre les virages. La suspension active et intelligente est elle un réel plaisir au niveau du confort, même si on sent que la voiture se vautre en toute logique dès lors qu’on cherche un peu d’appui (pour ça, il y a l’Alpina B7 Biturbo). Niveau tech’, même si le fait de garer sa voiture avec la clé comme cela avait été présenté est encore au stade de délire de geek irréalisable en France du fait de la législation, on peut tout de même se consoler avec les amusantes commandes gestuelles qui permettent d’interagir avec la voiture (balayer devant la console centrale pour changer de radio ou faire un cercle avec le doigt pour augmenter le volume). À près de 120 000 €, notre vaisseau amiral est une vitrine technologique pour BMW et l’on a hâte de voir tous ses raffinements arriver sur le reste de la gamme.

BMW garées, instructeurs remerciés, bagages fouillés et fesses posées, nous attendons notre vol pour rentrer à la maison et en profitons pour discuter un peu à propos du xDrive. Au-delà de l’intérêt dans des conditions aussi extrêmes qu’un lac recouvert de 30 cm de glace et d’une fine pellicule de neige, que finalement assez peu de conducteurs rencontreront, c’est au quotidien que la technologie démontre en fait tous ses bienfaits… Que ce soit sur une chaussée détrempée ou sur des routes grasses recouvertes de feuilles, il est assez plaisant de se dire qu’on peut compter sur la voiture et que le xDrive est une sorte de petit ange gardien planant au-dessus de l’Hélice de 110 modèles de la gamme BMW.

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Merci à BMW France pour l’invitation, à l’agence Press Start pour l’organisation, à Alexandre Necha pour sa sympathie et aux pilotes-instructeurs Nicolas, Ludovic et Cyril pour leurs conseils et leur passion de l’automobile tout au long de ce week-end.

Photos : Victor Desmet / @victordesmet.