Depuis mes débuts sur le site, j’ai toujours été jaloux de mes collègues et autres blogueurs qui allaient à la montagne pour essayer les systèmes à 4 roues motrices. Enfin cette année, c’est mon tour ! J’ai eu l’occasion d’aller à Val d’Isère avec BMW, pour essayer son système « intelligent ». L’occasion a été aussi de tester le service de conciergerie mis en place par la marque.

Jour 1 : joue la comme un VIP

Réveil qui pique : 4h30 ! Direction Gare de Lyon pour un train matinal à 6h29. Après un peu plus de trois heures de voyage, l’expérience commence par un choix : une 740Le ou une 530d (essai à découvrir très bientôt sur le blog). Avec mes compères, Carine d’En Voiture Carine, Jean-Baptiste du Billet Auto et Kwamé de Planète GT, on fait plouf-plouf et je tombe avec plaisir sur la limousine. Pour finir ma nuit, je grimpe à l’arrière, laisse Carine conduire et le siège arrière me masser. Très difficile de rester éveillé, tant le confort et l’insonorisation de la Série 7 produisent sur moi un effet de plénitude assez dingue. Mais ma complice ne me laisse pas tranquille et se charge « d’ambiancer » l’habitacle avec sa compilation des années 80. Émile et Images, Jean-Pierre François et la Compagnie Créole sont donc avec nous pour les 2 heures de routes vers la station de Val d’Isère.

A mi-parcours, je prends en main la 740Le. J’ai déjà conduit la Série 7 lors de nombreux événements mais jamais cette version hybride. Si vous m’avez déjà lu à son sujet ou encore le super essai de la 730Ld par Gabriel, vous savez à quel point c’est une berline ultra confortable et technologique. Mais dans cette version hybride, c’est encore mieux. Imaginez une berline de 2 tonnes, qui se déplace sans aucun bruit… Le 4 cylindres de 2 litres couplé au moteur électrique balance 326 ch et 500 Nm de couple instantanément aux 4 roues lorsque vous écrasez la pédale de droite. Très plaisant. J’aurais peut-être aimé le bruit plus flatteur du 6 en ligne que celui de ce 4 cylindres mais dans une hybride, il faut être raisonnable !

On commence à sortir de l’autoroute et à trouver des routes de montagne pour pouvoir profiter encore plus du dynamisme de nos montures. Après une première partie à bord de la limousine il est temps de passer sur la nouveauté : la Série 5. Je vais faire court sur celle-ci pour vous laisser le plaisir de découvrir mon avis sur cette voiture que j’ai pu essayer à Porto, il y a quelques jours.

Pour faire simple, la G30 est une bombe ! Une perfection ! Oui, je sais vous allez dire que j’en fais trop mais très sincèrement, c’est le parfait compromis entre confort et sportivité. La jonction parfaite entre la sportivité de la Série 3 et le confort de la Série 7. Lors de mon essai à Porto, j’ai pris en main les 2 versions les plus opposées de la gamme, la 20d et la 40i. Le plus petit moteur diesel et presque le plus gros moteur essence qu’il est possible de commander. Et c’est tant mieux, car pour monter à Val d’Isère j’ai pu prendre en main la version 30d.

Cette dernière est équipée du moteur le plus surprenant de ces dernières années : un 6 cylindres en ligne diesel de 265 ch et 620 Nm. Ce qui produit un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes ! Tout cela en ne consommant qu’en moyenne 4,5 litres aux 100 kilomètres et en produisant 118 grammes de CO2 par kilomètre ! Vraiment impressionnant ! A son volant, l’énorme couple développé par le moteur se fait très clairement ressentir.

J’ai de la chance : on s’approche de la station et des lacets prometteurs se profilent. Le moniteur qui nous accompagne me donne pour instruction de ne pas hésiter à écraser la pédale de droite en sortie de virage, pour sentir la répartition de la puissance 60/40 sur l’arrière, qui laisse très gentiment partir l’arrière, là où d’autres voitures en transmission intégrale vous laisseraient partir tout droit.

Arrivés à la station, on file manger une fondue savoyarde dans le restaurant de la famille Killy, la Fondue Factory. Puis direction le dôme BMW au pied des pistes de Val d’Isère. Une ambiance chaleureuse, où la marque à l’hélice accueille les vacanciers voulant tester les BMW présentes sur place. Une liste assez longue de voitures toutes en transmissions intégrale xDrive : 335d Touring, 440i, 540i, 530d, 740e, X1 25d, X3 30d, X4 30d, X5 40e et enfin un X6 30d. De quoi faire la promotion de l’intégralité de la gamme auprès de futurs clients ou pour les clients de la marque voulant s’essayer à de nouveaux modèles.

Vu que l’on est là pour profiter des services de la conciergerie, autant essayer des modèles dont j’ai envie : la 335d Touring et la 440i. On part pour un peu de conduite aux alentours de la station. Je commence par la plus ancienne, la 335d touring, forte de 313 ch et d’un couple énorme de 630 Nm. Face à la 440i et son 6 en ligne chantant, mon diesel peut faire pâle figure de prime à bord. Mais non ! Le 6 en ligne diesel de ce break est flatteur à l’oreille. Oui vous avez bien lu, un diesel flatteur. Nul retour dans les hauts parleurs de sons préenregistré comme pour certains constructeurs. Dans cette bavaroise, c’est le moteur couplé à un système d’échappement très bien travaillé qui permet d’avoir un son très rauque.

Après une dizaine de minutes de route, on attaque une route peu entretenue. La portion devant nous est divisée en 2 : d’un côté du bitume sec et de l’autre une plaque de glace. Pas vraiment la meilleure source d’adhérence. Le moniteur nous demande de nous arrêter sur la route et de démarrer en appuyant le plus possible sur la pédale de droite. Une voiture normale partirait tout de suite sur le côté, sans autres possibilités de contrôle que s’arrêter. La transmission xDrive, elle, permet à la voiture de ne pas chasser, de rester alignée sur la route et d’accélérer avec certes une gestion de la puissance moindre que sur une route entièrement sèche, mais presque sans aucune intervention de ma part sur la direction (quelques corrections de 1 ou 2 degrés). La voiture passe sans aucun problème un tel exercice. Elle n’est alors équipée qu’en pneus neige, rien de plus. On monte un peu plus jusqu’à ce que la route ne soit plus utilisable, car fermée par un mur de neige. On décide donc de s’y arrêter pour réaliser quelques prises de vues :

Il est déjà l’heure de repartir, direction : un atelier de pâtisserie. Je redescends donc avec la 440i, le grand coupé avec son joli 6 en ligne essence suralimenté qui pousse sa puissance maximale à 326 ch et un couple de 450 Nm. Quel bonheur ce son… Un bruit métallique qui me donne l’envie d’appuyer sur l’accélérateur en permanence et de ne passer la vitesse supérieure que le plus tard possible ! Même le passage de rapport fait plaisir aux oreilles avec une détonation sourde presque aussi jouissive que sur un modèle MPerformance.

Je remercie les innombrables tunnels présents aux alentours de Val d’Isère pour l’amplification de cette sonorité ravageuse. Seul soucis auditif, les rampes à ski disposé sur le toit de la voiture, qui émettent un sifflement agaçant…

Arrivé à l’atelier du Meilleur Ouvrier de France, Philippe Chevallot, je me transforme en Cyril Lignac pour réaliser des chocolats très craquants et croquants ! Délicieux ! Je me suis autant régalé à manger qu’à regarder les yeux de mes acolytes du jour s’écarquiller en voyant le chocolat fondu ou encore le caramel cuire. Miam !!!

La fin de cette journée bien chargée sonne et il est temps de rentrer à l’hôtel pour se reposer un peu et profiter d’une pierrade pour un dîner chaleureux. Le lendemain va être très chargé avec, on espère à ce moment là, une session de conduite sur glace, qui est mise en sursis à cause d’une météo trop capricieuse.

Jour 2 : joue la comme un pilote du Trophé Andros

Après une courte nuit, direction le dôme de BMW pour un petit déjeuner copieux avec des pâtisseries de chez Chevallot. On est toujours dans l’interrogation : allons-nous pouvoir conduire sur le circuit de glace ? Les moniteurs nous rejoignent sous la tente pour nous annoncer la bonne nouvelle : on va pouvoir conduire sur le circuit, mais seulement sur certaines portions. En effet, à cause de la température positive, le circuit va mal et il faut qu’on fasse attention à certains endroits.

Allez le grand moment est venu, on se dirige vers le circuit à bord d’un X5. Arrivé sur le lieu de nos futurs exploits, on tombe nez à nez avec l’ensemble des véhicules disponible à l’essai sur le circuit de glace :

On va avoir la chance de conduire la nouveauté compacte de BMW : la M140i et la M240i, toutes deux équipées en pneus cloutés. On part donc pour 3 ateliers pour mettre en évidence les capacités de la technologie xDrive.

  • Atelier 1 : l’évitement

Sur l’une des lignes droites du circuit, on doit accélérer assez vite et, à un endroit marqué par un plot, faire une embardée à droite avec un braquage violent et ensuite réussir à se replacer droit entre 2 plots. On fait chacun 3 passages, à allure de plus en plus rapide jusqu’au dernier à fond pour voir les capacités de gestion de la transmission intégrale sur un sol qui mélange de la neige, de la glace vive et de la glace griffée. Résultat ? C’est juste impressionnant, sans perte de traction à aucun moment. La voiture se place très sainement sur les différents revêtements et laisse la direction faire son travail.

  • Atelier 2 : Le virage pied dedans

Pour mettre en évidence le capteur du volant, le tracé de ce second atelier prévoit un virage en épingle et un rond point simulé. L’objectif de cet atelier et de garder le pied droit avec une pression constante sur l’accélérateur et de voir comment la voiture réagit. C’est vraiment l’atelier qui m’a le plus fait hésiter. Le moniteur nous explique que dans le système xDrive, il y un capteur au niveau de la direction qui va, lorsqu’il détecte un sur-braquage, couper la puissance sur les roues avant. Ce qui a pour conséquence de faire tourner la voiture grâce au couple distribué sur le train arrière. En théorie, le système est crédible. En pratique, il est impressionnant d’efficacité et de réactivité. Il suffit de conduire sans se soucier de la puissance, la voiture fait tout toute seule comme une grande. Alors vous allez me dire, où est le plaisir ? Et bien le plaisir, n’est pas là mais dans l’Atelier 3. Cet atelier met en exergue la puissance de la technologie et sa capacité à permettre à tout un chacun de conduire en toute sécurité sa voiture quelque soient les conditions d’adhérence.

  • Atelier 3 : Du fun, du fun et encore du fun

Allez on en a marre de toutes ces aides électroniques, amusons-nous un peu ! Je déconnecte l’ESC, je passe en Sport + et pied à fond sur les gaz ! Bon il faut quand même rester sage… Laurent, le moniteur qui nous accompagne depuis le début, me demande de donner des petits coups secs à fond sur l’accélérateur pour faire partir la voiture en glisse, ensuite il suffit de gérer la direction pour faire réaliser des « donuts » à la voiture . Que dire à part que le fun était de la partie ! Entendre le 6 cylindres en ligne avec l’échappement MPerformance et le turbo siffler à chaque coup de gaz…. du pur bonheur !!!

Je vous laisse regarder la vidéo que j’ai pu réaliser lors de l’événement :

Après ces sensations fortes, direction le restaurant La Folie Douce pour le déjeuner. Malheureusement il est déjà temps de repartir. Après une session de travelling sur le barrage de Tignes avec la toute nouvelle G30, on reprend la route direction Chambéry pour prendre le train et rentrer sur Paris.

Il est donc temps pour moi de faire la conclusion de cette expérience incroyable que j’ai pu vivre durant 36 h dans l’une des plus belles stations des Alpes. Entre luxe et fun, ce fut un moment de pur plaisir qui nous a été offert par BMW à Carine, JB, Kwamé et moi. On a pu vraiment comprendre en quoi la technologie 4 roues motrices de BMW est très évoluée. Pas forcement fan de ces aides, j’ai été réellement impressionné par la facilité et la transparence de cette technologie.

Je tiens vivement à remercier BMW France pour cette invitation et pour la sympathie de toute son équipe présente à Val d’Isère, que ce soient les hôtesses, les moniteurs ou les différents intervenants.

Crédit Photos : Ugo Missana & Circuit de glace de Val d’Isère

Crédit Vidéos : Ugo Missana, Planète GT & Billet Auto