Marché automobile français – Août 2014 : Baisse aoûtienne

Petit mois d’août 2014 sur le marché automobile français avec une chute des immatriculations de 3.0% (+1.8% à JOC) et seulement 83.340 voitures neuves mises à la route. Ce mois d’août 2014 est donc orienté à la baisse et suit la tendance amorcée en juillet dernier (-4.3%). Sur ce petit marché, les constructeurs nationaux perdent du terrain et se rapprochent de la fameuse barre des 50% de parts de marché puisqu’ils sont à 51.07% (vs 53.11% en août 2013).

Si globalement les deux groupes automobiles français baissent, PSA limite ce mois les dégats alors que le Groupe Renault chute plus lourdement à cause de… Renault qui perd 13.8% de parts de marché par rapport au huitème mois de 2013. Ainsi PSA ne lâche que 3.1% avec -4.5% pour Peugeot et un petit -1.0% pour Citroën et a livré en août quelques 23.017 autos neuves. De son coté le Groupe Renault est pénalisé par la maison mère qui voit son nombre de livraisons passer de 16.253 exemplaires à seulement 14.012. Dacia est moins concerné par la chute des immatriculations et ne perd que 1.8% avec 5.527 autos neuves mises à la route.

Chez les constructeurs étrangers, la situation est un peu meilleure avec un léger rebond de +1.2% par  rapport à l’an passé à la même époque et 40.782 voitures livrées. Les bonnes surprises viennent de Volkswagen (+26.1%), Skoda (+25.1%), Ford (+40.9%), Mini (-Jeep (+43.8%), et Mercedes Benz (+39.5%) qui assoient leurs positions dans leurs segments respectifs. Le “petit” carton du mois est à porter au crédit des autres marques du groupe Fiat (Ferrari et Maserati) qui voient leurs immatriculations croître de 52.6% et passer de 19 unités en août 2013 à 29 en août 2014.
Les gadins se trouvent de nouveau chez Seat (-22.3%), bien évidemment chez Chevrolet (-97.8%), Lancia (-23.8%), Smart (-25.6%) et surtout Hyundai qui poursuit une dégringolade sans fin sur notre marché (-42.8%). La marque sud coréenne ne peut d’ailleurs se raccrocher à sa filiale Kia qui chute elle aussi de 16.3%.

Dans le ventre “mou” du marché, on trouve une nouvelle chute d’Audi (-7.7%), BMW (+1.2%), Groupe Nissan (+3.3%), Lexus (-1.5%), Fiat (+5.5% mais avec seulement 1.971 livraisons), enfin  Alfa Romeo a un sursaut d’énergie avec +6.1% et 333 autos livrées. Les “petites” marques voient elles aussi leurs livraisons baisser de 1.8% pour se situer à 2.659 unites.

Au global et depuis le début de l’année, les immatriculations croîssent toujours pour atteindre 1.185.851 unités (+1.8% en données brutes par rapport à la même période en 2013). Reste que les 4 derniers mois de 2014 pourraient facilement inverser la tendance notamment si l’on en juge par les fameux morals des ménages et des chefs d’entreprises qui semblent plus que moroses et pas forcément disposer à investir dans l’automobile. Bien sur les constructeurs comptent toujours sur l’hypothétique rebond lié au salon de l’automobile de Paris mais il faut rester lucide et se dire que cela tient plus de la méthode coué que de la réalité commerciale depuis quelques années !

Pour perdurer dans la bonne ambiance générale, on notera que depuis 5 ans, le niveau de l’évolution du marché n’a jamais été aussi bas et le niveau de commandes guère enthousiasmant pour les distributeurs et les constructeurs.

Ci dessous, vous trouverez les classements des ventes des VP (Top 100) et VUL (Top 100) sur lesquels régnent encore les constructeurs automobiles nationaux. Ainsi pour les VP, PSA et Renault trustent les 11 premières places du classement et c’est un peu moins marqué pour les VUL où Fiat et Mercedes Benz placent deux de leurs utilitaires (Ducato et Sprinter).

Top 100 VP :

Top 100 VUL :

Un dernier chiffre important et à relever puis à commenter ensemble, le pourcentage presqu’historiquement bas du niveau du diesel dans les ventes de VP en France avec un chiffre légèrement supérieur à 61%.

Au final, un marché de nouveau dans le creux de la vague et une tendance qui ne s’annonce guère engagée vers la reprise notamment à cause d’une conjoncture et d’une morosité ambiantes (entretenues ???) peu enclines à la relance des achats de voitures neuves. Cet état est aujourd’hui une réalité tangible, n’en déplaise aux tenants de la reprise économique et aux fans de l’utilisation de la méthode coué qui tient désormais plus de la procastination au sujet de la réalité de l’état du pays, de l’économie et du marché. Probablement une méthode de gouvernance pour certains mais aussi une méthode de fragilisation de notre économie et de son secteur automobile qui fut si important par le passé ! A suivre.

Via CCFA.

 

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