Panda 4X4 138

 

A l’occasion des essais presse de la Panda 4X4 de troisième génération, Fiat a réservé une surprise aux journalistes et bloggeurs présents : une séance de conduite en conditions extrêmes au Géoparc.

 

Cette nouvelle Panda intégrale est l’héritière d’une lignée vieille de 30 ans, c’est dire si elle est hyper légitime sur ce marché. Légitime et unique dans sa catégorie de mini-citadine. Conçue initialement pour la campagne et la montagne, elle a également capté une petite frange de clientèle urbaine sensible à ses charmes de baroudeuse chic.

Cette troisième génération garde la compacité de ses aînées ( 368 de long, 167 de large, 160 de haut) mais améliore encore son habitabilité grâce à un empattement de 280cm et des voies généreuses ( 141 à l’avant, 140 à l’arrière).

Disponible en une seule version, vêtue de teintes inédites ( notamment le splendide Orange Sicilia), et motorisée en essence par le O.9L TwinAir turbo ou en diesel par le 1.3l multijet 75CH, la Panda 4X4 améliore encore ses capacités de franchissement en tout-terrain. A l’origine en 1983 ( déjà !), la Panda 4X4, très rustique, était équipée d’un système à crabot qu’il fallait enclencher manuellement. En 2004,  Fiat ajoute un visco coupleur aux deux différentiels avant et arrière, système qui évoluera vers une solution électromagnétique avant d’aboutir aujourd’hui à une transmission composée de deux différentiels reliés par un coupleur hydraulique. Le système Torque on Demand  permet de répartir le couple entre les roues avant et arrière en fonction des conditions d’adhérence.

 

Au Géoparc de Saint-Dié-Des-Vosges, les conditions d’adhérence étaient pour le moins difficiles. Passé l’amusement face à la découverte du programme qui m’attend, il faut maintenant grimper à bord d’une voiture d’essai et m’insérer dignement ( moi ? peur ? …) dans le cortège de Panda 4X4 qui s’ébranle fièrement vers un parcours de bosses boueuses, de rivières sans fond apparent et de ponts en troncs d’arbre … Heureusement deux experts jouent les dresseurs de Panda, et leurs conseils seront la clé pour briller dans les différents challenges du parcours : Alain Claudel-moniteur de pilotage 4X4 tout-terrain et Bruno Saby-champion du monde des Rallyes. Pendant près d’une heure, toujours sur le premier rapport, les creux et les bosses se succèdent. Les descentes vertigineuses vers des mares douteuses font suite à des montées en dévers vertigineux vers des cimes poudreux de boue. Cette traversée est magique et à la limite du surréalisme tant la Panda ne parait pas , de prime abord, avoir la carrure de l’aventure. Pourtant, aucun véhicule ne connaîtra d’échec, un ou deux calages moteurs, quelques marches arrière pour reprendre avec un peu plus d’élan une côte sous estimée, mais aucun obstacle ne sera contourné. La Panda 4X4 affronte avec succès et panache les situations les plus délicates, chaussée en série de pneus M+S ( mud + snow / boue et neige, tiens tiens, comme par hasard …). La magie tient en fait en l’électronique qui gère le visco-coupleur hydraulique placé au milieu de l’arbre de transmission. La centrale électronique détecte toute différence de rotation des essieux avant et arrière pour déclencher la transmission intégrale.

 

Sorti du bourbier du Géoparc avec l’envie d’y revenir pour un stage de pilotage plus classique sur bitume,  la hauteur des cols enneigés des Vosges est la promesse de nouvelles aventures, en toute liberté, et sous un soleil d’hiver bienvenu. La route qui s’ouvre est l’occasion d’apprécier le design intérieur de la petite italienne, marqué par d’innombrables carrés « ronds » , des compteurs ( assez communs et plutôt tristes) à la jante du volant en passant par le levier de vitesse ou les commandes de clim’ (au toucher « mou » désagréable). Dans l’ensemble, les matériaux sont de qualité honnête pour la catégorie. L’ambiance générale, moderne et avenante, est déjà connue mais s’agrémente ici de nouvelles harmonies de couleurs en plus d’une sellerie spécifique. L’insonorisation n’est pas le plus gros atout de la Panda, surtout en motorisation essence ( un comble, non ?) et sur autoroute où la gêne sonore est difficile à supporter. Sortie des grands axes, la puce crapahuteuse se fait plus attachante dans les lacets blancs, où sa tenue de route, sa bonne volonté et son maintien parfait laissent pantois. Impossible de mettre la Panda en défaut, même  en la taquinant du volant, de l’accélérateur, ou du freinage volontairement appuyé. Pas besoin d’après-ski, montez en chaussures de ville, vous n’aurez pas à sortir de l’auto avant d’atteindre votre chalet à l’allée déneigée, la Panda 4X4 ne s’arrêtera pas en course, rien ne semble pouvoir la stopper, son talent est immense. Ce petit animal en remontre à d’énormes ours plus patauds et plus hésitants dans la montée des cols. Ses cascades récréatives au Géoparc n’avaient rien d’un leurre, la Panda 4X4 est tout simplement bluffante pour un usage quotidien en conditions difficiles, et notamment comme pour cet essai, en région montagneuse.

 

J’ai quitté à regret les routes des Vosges pour retrouver Paris sous son manteau blanc, convaincu de l’incroyable polyvalence de l’attachante Panda 4X4 et désireux de continuer ma route avec elle. Déjà très douée en version « civile », la puce italienne allie à merveille son savoir faire de citadine alerte et maniable à celui d’un tout chemin agile et robuste. Aux qualités de ses aînées elle apporte plus de charme et de confort pour un prix qui ne connaît pas l’inflation vu le niveau d’équipement à la hausse. Il vous en coûtera de 15 990€ pour le 0.9L twinAir turbo à 16 840€ pour le diesel 1.3L Multijet. A ce prix elle est unique, seule à pouvoir offrir autant de technologie sous la barre des 20 000 €uro . La prouesse est de taille, aussi grande que ce 4X4 est petit !

Panda 4X4 136

 

 

photos : Philippe Kerleroux.

Merci à l’équipe du Geoparc pour son accueil et sa disponibilité. http://www.geoparc.com/