Giulia Bannière

Après une traversée du désert en terme de nouveautés, Alfa Romeo vient de faire renaître une légende en annonçant sa nouvelle berline : la Giulia.

Depuis quelques années, la gamme Alfa Romeo se cantonne à trois modèles : la MiTo, la Giulietta et la 4C. De façon à ne pas faire tomber la marque au Biscione dans l’oubli, comme Lancia, le groupe FCA a décidé de donner un nouveau souffle à un modèle qui a marqué l’histoire de la marque dans les années 70 : la Giulia.

Giulia 1970

Véritable icône et signe du renouveau d’Alfa, cette sculpturale berline succède en quelque sorte à la 159, disparue en 2011. La Giulia sera le premier des trois nouveaux modèles qu’Alfa Romeo compte annoncer d’ici deux ans, de façon à multiplier ses ventes par cinq et atteindre en 2018 la barre des 400 000 véhicules vendus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le constructeur s’en est donné les moyens…

Qui dit nouvel ère, dit nouveau logo : le mythique Biscione s’aplatit pour prendre place au milieu de la traditionnelle calandre verticale. La Giulia mesure 4,73 m de long et s’attaque donc au trio allemand des Audi A4, Mercedes Classe C et BMW Série 3. Comme d’habitude, Alfa Romeo mise énormément sur le design et je dois dire qu’elle ne peut laisser insensible un humain, comme n’importe quelle Alfa d’ailleurs. Bébé Ghibli, la Giulia, surtout dans cette version Quadrifoglio Verde, est une œuvre d’art dont les lignes et le dessin des feux lui permettront d’être reconnaissable au premier coup d’œil avec ses quatre sorties d’échappement, son diffuseur arrière, ses énormes jantes ainsi que son becquet en carbone. La version plus traditionnelle devrait être elle plus raisonnable…

Giulia FRONT

Giulia PROFIL

La Giulia inaugure également la nouvelle plate-forme modulaire, nommée Giorgio, qui servira de base au futur SUV Alfa. Présentée en version Quadrifoglio Verde, elle sera faite principalement d’aluminium et de carbone, lui permettant de passer sous la barre des 1500 kg et lui offrant ainsi un rapport poids/puissance hallucinant pour le secteur de 3 kg/ch. Cette déclinaison extrême sera disponible uniquement en propulsion et boîte manuelle à double embrayage, histoire de pimenter un peu son pilotage… Sous le capot, elle embarquera un V6 3.0 L Biturbo de 510 ch déjà utilisé chez Maserati mais retouché par Ferrari, qui lui permettra d’abattre le 0-100 km/h en 3,9 secondes. Stratosphérique. Le tout sera aidé par un spoiler avant actif qui améliorera l’appui aérodynamique de la voiture, et une direction qui, selon Alfa, sera la plus directe de la catégorie. On pourra même opter en option pour des baquets en carbone Sparco et des freins en carbone-céramique Brembo.

Giulia BACK

La Giulia Quadrifoglio Verde s’attaquera directement aux Mercedes C 63 AMG S (510 ch) et BMW M3 (431 ch). Cette version survitaminée permet à Alfa Romeo de montrer son savoir-faire (même si on peut remercier Ferrari/Maserati pour la partie mécanique) et de faire un clin d’œil à son glorieux passé en compétition. Bon, inutile de se le cacher, elle ne sera en aucun cas celle qui intéressera la majorité des potentiels acheteurs… Ces derniers pourront compter sur de plus humbles motorisations et déclinaisons qui seront dévoilées au Salon de Francfort en septembre prochain. On sait néanmoins que la Giulia aura droit à son lancement au V6 3.0 Diesel (275 ch) de la Maserati Ghibli, à un nouveau 4 cylindres essence turbo, et à une transmission intégrale disponible en option.

Giulia PROFIL 2

Aucune précision concernant les tarifs, équipements ou encore prestations intérieures de la grande berline ; le tout sera dévoilé en marge de l’ouverture du prochain Salon de Francfort pour un lancement début 2016. On peut néanmoins constater qu’avec cette annonce, Alfa Romeo a de grosses ambitions et compte bien s’attaquer aux premiums allemands. De nouveaux modèles, aussi excitants que rassurants pour le futur de la marque, seront annoncés dans les prochains mois, avec une grande berline concurrente des A6 et Classe E, ainsi qu’un SUV du gabarit du tout nouveau GLC ou du Q5. Tant de bonnes nouvelles qui éclaircissent le ciel du mythique constructeur italien, moi, ça me plaît…

Photos : Alfa Romeo et supercars.org.