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Qu’il aura été long et semé d’embûche le chemin de la nouvelle Alpine ! Et l’attente n’est pas encore tout à fait terminée

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Dévoilée à Monaco par Carlos Ghosn, lieu des exploits de son illustre ancêtre lors des rallyes de Monte Carlo, la berlinette Alpine Vision n’est pas encore la version de série de cette nouvelle sportive française. Encore un concept ? Oui, mais celui ci est – paraît-il – proche à 80% de la version de série. L’Alpine Vision étant déjà elle même très proche de la Célébration présentée en 2015, on peut se permettre de penser enfin que le design est cette fois-ci figé et que nous tenons le bon bout de la future A120, si tel est bien son nom. La voiture de série est prévue pour la fin de l’année 2016, commercialisation en 2017. Il est déjà acquis que les rétroviseurs extérieurs seront différents, par exemple. Le design global signé Antoine Villain est plutôt séduisant à mon sens, rappelant très fortement la berlinette A110, mais sans sombrer dans la caricature. Le concept Célébration avait déjà une belle présence en live, cela ne devrait pas être très différent ici. Le nom de la version de série n’a pas été communiqué. On peut penser à A120, mais les noms AS1 et AS110 ont été déposé par Renault à l’INPI.

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Peu de détails techniques à ce jour, si ce n’est que le moteur est en position centrale arrière (et donc il s’agirait logiquement d’une propulsion). Il s’agirait du 4 cylindres turbo 1,8 litre de la Clio RS, avec boîte EDC 7 vitesses, 250 ch en version de base et d’éventuels développement à 300 ch, mais cela reste largement à confirmer. La fabrication serait réalisée dans l’usine historique d’Alpine, à Dieppe. Tarif évidemment inconnu, mais il se murmure qu’il serait contenu sous la barre des 50 000 €. La nouvelle Alpine trouvera sur son chemin les Lotus Elise, Porsche 718 ou Alfa Romeo 4C. Du beau monde ! Le châssis serait en aluminium et carbone. Les performances revendiquées sont un 0 à 100 km/h en 4,5 secondes. Plutôt alléchant, non ?

Le tableau de bord et l’intérieur sont à quant à eux très réussis à mon sens, avec de superbes baquets cuir à croisillon et une platine multimédia accouplée à une horloge analogique du plus bel effet. Du bel ouvrage, vraiment !

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Avant d’arriver à la révélation de ce jour, Carlos Ghosn a désigné les hommes clés qui porteront la marque renaissante. C’est ainsi que le directeur général d’Alpine dès le 1er mars sera Michael van der Sande. Ce néerlandais de 50 ans a une grande expérience de l’automobile, et du luxe en particulier, puisqu’il oeuvra notamment chez Rolls Royce, Bentley, Aston Martin, Tesla ou Harley Davidson. Il est entré chez Renault en 2013 en tant que directeur marketing du groupe. Il est hiérarchiquement rattaché à Thierry Koskas, directeur commercial de Renault. Le directeur général adjoint d’Alpine sera Bernard Ollivier. Entré chez Renault en 1977, c’est un « ancien », un homme de la maison. Il était Président Directeur Général de la Société des Automobiles Alpine depuis novembre 2012 et a donc été l’homme de la renaissance d’Alpine, avec Carlos Tavares, parti depuis 2014 chez Peugeot.

Longue route pour arriver à cette Alpine Vision depuis les prototypes exotiques nommés A710 ou Z11, la Renault Dezir et surtout son dérivé Renault Alpine A110-50 qui reprend pour la première fois le nom d’Alpine. Deux nouvelles étapes en 2015 : présentation du farfelu concept Alpine Vision GT au Festival Automobile, et surtout révélation de l’Alpine Celebration aux 24h du Mans, avec une forme nettement plus traditionnelle et industrialisable, comme le prouve cette nouvelle voiture-étape.

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Encore un peu de patience, on n’a jamais été aussi proches du produit fini !

Crédits photos : Renault