Mercedes voit la fin d’année sous le signe du sport automobile sur l’Avenue des Champs-Élysées.

Au moyen de cinq voitures différentes, Mercedes représente son engagement récent ou actuel dans le sport automobile. Formule 1, DTM, et championnat GT3, quatre Etoiles de course participent à ces épreuves, tandis qu’une cinquième a sa propre compétition, le SLR Club Trophy. Évoluant à des puissances astronomiques, entre 500 et 750 chevaux, ces Mercedes ont tout pour être des étoiles filantes. Le constructeur allemand a heureusement pu les capturer les figer quelques semaines dans sa Galerie de l’avenue des Champs-Élysées.

SLS AMG GT3

 Pour asseoir la légitimité de la Mercedes SLS parmi toutes les sportives de luxe que compte la production automobile mondiale, il fallait recourir à la compétition, plus précisément au Championnat GT3. Elle y est engagée dès 2011, et a remporté les éditions 2012 et 2013 des 24 Heures de Dubaï. Si la carrosserie est reprise de la version de (petite) série, lui sont ajoutés un large aileron arrière, un fond plat et un extracteur ainsi que toute la panoplie des appendices aérodynamiques. En retirant une grande partie des équipements de confort, en ayant recours à des pièces en fibre de carbone et à des jantes en alliage léger, le poids est en retrait de 300 kg pour un total de 1350 kg sur la balance.

Son moteur est le même que celui de la version de série, à savoir le V8 6,3 l de 571 chevaux lié à une boîte 6 vitesses séquentielle. On remarquera que sous les divers autocollants publicitaires, la teinte de carrosserie de la GT3 est grise, confirmant qu’elle est bien issue d’un véhicule de série.

Classe C DTM

 Le championnat allemand des voitures de tourisme, le DTM (Deutsche Tourenwagen Masters) rassemble sur les circuits des BMW M3, des Audi A5, et des Mercedes Classe C. Malgré une histoire un peu troublée, depuis qu’il a été relancé en 2000, le DTM voit une domination de Mercedes qui y a remporté 161 victoires sur 331 courses, faisant de la Classe C DTM la voiture la plus titrée de cette coupe. Cela dit, il faut raison garder, car si l’Etoile était très forte entre 2000 et 2010 (8 titres constructeurs), elle n’a remporté aucun titre -pilote comme constructeur- ces trois dernières années !

Sous la carrosserie d’une Classe C DTM, on trouve un V8 4,0 l de 500 chevaux, pensé, à l’image de la Formule 1, pour tenir durant plusieurs courses (trois moteurs maximum par saison), de quoi devoir parcourir au moins 4000 km. L’esthétique du prototype de circuit est bien-sûr modifiée face aux contraintes aérodynamiques et réglementaires : double aileron et fond plat, échappement latéral, châssis tubulaire, pièces en acier ou en fibre de carbone/composite, le tout pour un poids garanti autour d’1,1 tonne. Et bien-sûr aucune aide à la conduite, ni ABS, ni ESP !

SLR 722 GT

 La SLR fut la supercar conçue par McLaren et Mercedes à l’aube des années 2000. Après une longue gestation, le projet voit le jour en 2003 sous la forme d’un coupé assez proche du concept-car de 1999, et il sera produit jusqu’en 2010 environ 1500 exemplaires de cette Sport Leicht Racing moderne (Mercedes en espérait 3500 ventes). L’année 2006 voit l’arrivée d’une série spéciale, l’Edition 722, du numéro (en réalité, de l’heure de départ de la voiture, 7h22) de la SLR de Stirling Moss aux Mille Miglia de 1955. Le V8 de la SLR « ordinaire », qui développe 626 chevaux, y est porté à 650 chevaux, et le couple passe de 780 à 820 Nm, tandis que la vitesse maximale évolue de 330 à 334 km/h.

La version 722 GT est sa déclinaison de course : conçue en 2007 par Ray Mallock Ltd Group, elle court dans le SLR Club Trophy car à l’image de la Ferrari FXX cette SLR 722 GT ne disposait pas d’homologation sur route ouverte. Au total, 21 exemplaires sont produits, tous réservés au marché états-unien, à un tarif de 795 000 €. Au rayon évolution technique, la vitesse de pointe passe à 337 km/h grâce aux 680 chevaux tirés du V8 (30 de plus que sur la 722 normale) ; le poids est de 1390 kg. La fin de la SLR se fera avec une dernière série limitée, la Stirling Moss en 2009, une version speedster sans pare-brise ni toit, marquant par là-même la fin de la collaboration entre McLaren et l’Etoile.

Formule 1 AMG W04

 Après avoir quitté tout engagement en son nom en compétition après l’accident des 24 Heures du Mans en 1955, les « flèches d’argent » de Mercedes reviennent en Formule 1 en 2010. A l’origine de ce retour, qui était amorcé par la fourniture de moteurs à l’écurie McLaren, le rachat de l’inattendue écurie victorieuse du championnat 2009, Brawn GP, à son directeur Ross Brawn. Las, il ne suffit pas d’acheter un champion pour l’être à son tour : Mercedes AMG F1 remporte sa première victoire en 2012, puis décroche la deuxième place du championnat constructeur en 2013. Les monoplaces grises sponsorisées par le pétrolier malais Petronas ont en outre comme consigne de ne pas dépasser un budget, évalué à 60 millions d’Euros par an. Malgré le changement de réglementation en 2014, la progression de l’écurie allemande tend à penser que la suprématie de Red Bull pourrait bien être contestée par Mercedes, qui, par ailleurs, fournira également ses moteurs à McLaren, Williams, et Force India. La F1 de 2013, la W04, était pour sa part mue par un V8 de 750 chevaux à 18 000 tr/minute et une boîte 7 vitesses, le tout pour un poids de 400 kg tout rond.

Pour vous rendre à la Mercedes Gallery, c’est au 118 de l’avenue des Champs Elysées, Paris VIII, Métro George V (Ligne 1). Et il va falloir faire vite : cette exposition sera renouvelée dès la nouvelle année arrivée, le 2 janvier 2014 !

Crédit photographique : François Mortier pour BlogAutomobile.fr