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L’instant “miettes de Krisprolls”

 

 

Oui Victor Muller doit avoir la gorge serrée et ce ne sont pas les propos “rassurants” de Gunilla Gustavs, la porte parole de Saab, qui vont faire avancer l’affaire.

Saab est toujours en attente des fameux 70 millions d’euros et les fameux accords via un fond d’investissement spécialement créé pour l’occasion ne sont toujours pas là. Il semble que Youngman trainent désormais des pieds car ces 70 millions d’euros pourrait au final être quasiment perdu pour le constructeur chinois.

Il apparait d’ailleurs que ces fonds comme les autres sont bloqués en Chine car l’accord signé en les chinois et les suédois ne comprendrait pas l’acquisition des droits intellectuels détenus par Saab et cela semble vraiment gêner les autorités chinoises. On ajoutera que le l’état chinois pourrait aussi motiver son refus par la perspective de la création d’une nouvelle usine d’automobile et donc une nouvelle surcapacité de production. Donc, pas de droits intellectuels, une surcapacité de production, pas de nouveautés techniques ou technologiques, voilà des éléments simples et efficaces pour motiver le refus de la NDRC. On se rappelle d’ailleurs que Youngman recule doucement et discrètement depuis quelques temps. Enfin ne perdons pas de vue que cet accord doit aussi être ratifié par le bureau suédois de la dette et la BEI, ce qui n’est pas encore gagné.

Par ailleurs Mr Lofalk, l’administrateur judiciaire de Saab, est devenu soudainement injoignable et si du coté de Saab, on fait savoir que le cas Lofalk n’est pas à l’ordre du jour il se murmure de plus en plus fort que l’administrateur serai sur le point ( dans les prochains jours ) de demander l’arrêt du système de protection judiciaire qui laisse un répit à Saab pour trouver une solution de reprise de l’activité industrielle. Cette levée de la protection judiciaire ouvrirait de fait la porte pour aller vers une mise en faillite définitive de Saab dans les prochains jours.

Depuis quelques jours et nous en avons déjà parlé, Mr Lofalk a tenté de rapprocher Geely puis BAIC de Saab mais au final les deux constructeurs automobiles chinois ne sont pas interessés par la reprise du constructeur de Trollhättan. Si rien ne change très vite, si l’argent n’arrive pas , ce n’est pas la visite rapide ce lundi 10 octobre en Suède des dirigeants de Pang Da et Youngman, invités par Saab aux abois, qui changera quelques chose surtout si l’état chinois ne veut pas de ce partenariat industriel.

Pourtant Gunilla Gustavs disait hier encore aux agences de presse que  Saab prévoyait toujours de recevoir le prêt relais de 70 millions mais elle s’est refusée à tout commentaire au sujet de la durée de survie de Saab sans liquidités. Sachez enfin qu’hier le titre de Swedish Automobile perdait 4.12% pour s’établir à 0.93€…. pas grand chose en vérité surtout que du coté du gouvernement suédois on ne bouge toujours pas pour intervenir dans cette affaire Saab. Rude coup enfin pour la région de Trollhättan qui pourrait, en quelques semaines, perdre Volvo ( c’est déjà fait ) et Saab ( ça pourrait se faire ! ) .

 

MàJ de 11h00 :  Pang Da annonce que son accord avec Saab est dénoncé suite à la mise sous système de protection des faillites ( prétexte officiel ) et que la direction du groupe chinois n’a même pas voulu présenter le dossier à la NDRC pour obtenir les autorisations nécessaires. Après le retrait de Youngman, celui de Pang Da, c’est désormais un boulevard qui s’ouvre pour la mise en faillite et la liquidation de Saab dans les prochaines heures ou les prochains jours ( WS ).

Via Reuters, TTela.se, Dagen.Industri, Saab.