Ferrari F40 vs Ferrari F50

Deux merveilles italiennes, un essayeur de talent, un circuit ! Quoi de mieux pour passer un excellent moment en compagnie de Chris Harris et de deux monstres mécaniques nés à Maranello, les F40 et F50.

A ma droite, la F40 née en 1987 et créée par l’équipe Ferrari pour fêter les 40 ans du constructeur. Elle est la dernière grande sportive dont le développement et la fabrication sont dirigés par le Commendatore qui décède en 1988. Initialement prévue pour être produite à 400 exemplaires, la F40 s’arrache et finalement on produira quelques 1315 unités qui s’échangent toujours dans le monde feutré des collectionneurs !
Un V8 3.0 L ouvert à 90°en position centrale arrière, 4 soupapes par cylindre, deux turbos IHI pour 478 ch à 7000 trs/min, 569 Nm de couple à 4000 trs, une BVM5 qui claque encore dans la fameuse grille métallique, le tout dans moins de 1100 kg. Des gros freins Brembo, une suspension évoluée, pas d’assistance électronique, pas d’accessoires de confort, juste deux baquets, un petit volant Personal, la F40 est une voiture d’amateur, de connaisseur et de pilote, pas de frimeur !

A ma gauche, la F50 qui apparait en 1995 qui se place tout en haut de la gamme Ferrari mais qui se veut aussi la descendante de la F40. Elle se veut être l’adaptation routière de la voiture de course et elle se pose en rivale non pas des Lamborghini Diablo mais de la redoutable McLaren F1 ou de la confidentielle Bugatti EB110. Les années 1995-1997 sont celles des belles évolutions des moteurs de Maranello et chez Ferrari, on délaisse la suralimentation pour revenir à un excellent V12 atmosphérique.
V12, 4.7 L, 5 soupapes par cylindre pour 520 ch à 8500 trs/min, 471 Nm de couple à 6500 trs, une BVM6 pour des performances de premier plan qui permettent à ce « roadster » de passer le cap des 320 km/ et de plier le 0 à 100 km/h en 3.6 secondes. La F50 se veut dans son temps et se pare de quelques équipements de luxe et de confort qui participent au poids de 1230 kg supérieur de 130 kg à celui de son ancêtre. 349 exemplaires de cette supercar sortiront des chaînes de Maranello en deux ans.

L’arbitre du match s’appelle Chris Harris, il est britannique, passionné, compétent, plutôt bon pilote et il aime surtout faire glisser les autos dans les virages ! Les BMW Serie 4 s’en rappellent encore. Vous mettez tout ce petit monde sur une piste en Grande Bretagne et ça donne la très agréable vidéo de 22 minutes que vous trouvez ci dessous.

Via Drive, Youtube.