BMW M535i E28

Direction les USA et partons à la rencontre d’Ashley Rodriguez, une béhémiste américaine qui en est à sa… quinzième E28 (1982-1988). Et comme pour marquer le coup, l’amatrice s’est offerte une M535i, autrement dit la version sportive de cette Serie5 des années 80. Une agréable voiture motorisée par le L6  M30B34M de 3430 cm3 qui développe 218 ch à 5500 trs/min, 310 Nm à 4000 trs. Un moteur bien servi par une BVM5 qui permet (ou permettait) le passage des rapports à la volée. Une BMW « musicale », vivante, un peu trop parfois notamment quand la route était grasse et malgré la présence d’un autobloquant à 25% qui devait aider à la motricité. Une BM à l’ancienne qui se destinait bien sur aux longs trajets mais aussi à la sportivité telle qu’on l’entendait à l’époque. La voiture existait aussi avec une BVA4 avec trois modes de gestion mais c’est une version plutôt rare dans l’hexagone.
Au milieu des années 80, une M535i ça tapait les 230 km/h sans problème, abattait le 0 à 100 km/h en 7.2 secondes et pliait le 1000 mètres en 28.0 secondes pour une consommation mixte de 10.6 L/100 km (une M5 de 2013 annonce 9.9 L/100 km pour 560 ch !) .

La M535i est devenue rare de nos jours (comme la 528i) mais c’est une belle sportive à rechercher et à découvrir car la voiture est, si elle a été entretenue, très fiable mécaniquement et pas encore bourrée d’électronique inaccessible ce qui permet un entretien assez facile. C’est encore une Serie 5 que l’on pourra emmener chez un  garagiste ou un amateur qui possède le fameux boitier qui permettait à l’époque la remise à jour de l’indicateur de maintenance qui s’affichait entre le compte tours et le tachymètre.

On préférera, pour l’élégance de la berline une version chaussées en BBS plutôt qu’une équipée des jantes M massives et chaussées, au moins en France,  avec les désormais introuvables Michelin TRX millimétriques. Pour l’anecdote, sachez aussi que c’est la M535i qui a inauguré le fameux Shadow Line qui rendait les BMW plus sportives dans leur apparence. Ceux qui comme moi ont eu la chance de conduire les voitures munichoises de cette époque, doivent encore garder en mémoire le chant des L6 atmo, le tableau de bord tourné vers le conducteur, le plaisir de jouer le levier de vitesse mais aussi le fameux  » serrage de fesses » quand on arrivait un peu vite dans un virage à l’asphalte humide, gras ou recouvert de feuilles. Une bavaroise, comme les E21 et E30 qui permettait à tous ceux qui le voulaient de développer leur maitrise du contre braquage et du bon dosage de la pédale d’accélérateur en sortie de virage. Une autre époque déjà lointaine que je vous propose de découvrir en compagnie d’Ashley Rodriguez avec sa M535i Spec US (donc moins puissante puisque développant aux environs de 180 ch).

Via Petrolicious, Youtube.