Nous l’attendions avec force impatience, envie et joie de trouver une digne successeure à la lignée des 16 S, Williams et autres nombreuses RS et autant l’avouer de suite, c’est un petit peu une déception. Le passage de Clio 3 RS à Clio 4 RS est finalement un grand changement et peut être pas celui de la sportivité que nous désirions !

On fera abstraction des 5 portes et on découvre un look sportif qui marie un pare choc spoiler très grand ouvert ou bien aéré qui se marie avec une « moustache » gris alu qui n’est pas sans rappeler celle de la Twingo RS. Les leds ont délaissé la calandre pour se retrouver positionnés en dessous des phares. On découvre de discrets bas de caisse et on note la disparition de la protection de bas de portière qui passe du noir à la couleur de la carrosserie. A l’arrière, bien sur un nouveau pare choc, un diffuseur gros avec deux sorties d’échappement trapézoïdales et un beau becquet de hayon. On notera aussi les nouvelles jantes alu noires en 17 ou 18 pouces qui masque des étriers de freins de couleur rouge. L’ensemble n’est pas désagréable mais hélas il ne crée pas le coup de coeur… peut être avec une autre livrée, d’autres jantes alu nous obtiendrons un autre effet mais rien n’est moins sur.

Dans l’habitacle, du noir et du rouge pour faire sport, des sièges sport mais dont le dessin parait plus confortable que sportif ! On souhaite vivement une option Recaro pour retrouver les excellents baquets de l’actuelle RS. Pour le reste, on découvre des surpiqures rouges, des inserts « Noir laqué » et quelques pièces ou entourages de couleur rouge. On espère aussi retrouver sur le grand écran la télémétrie via le RS Monitor plutôt qu’une inutile connexion internet ou un accès à des SMS. Tout cela sera bien évidemment à vérifier dans quelques mois car pour l’instant Renault n’a rien annoncé sur le sujet.

Mécaniquement, c’est un peu la déception. Certes on retrouve l’agréable L4 1.6 L DIG-T venu de chez Nissan (Juke notamment) mais dans une version forte de seulement 200 ch à 6000 trs/min et 240 Nm de 1750 à 5600 trs ! En comparaison sur le Juke, nous avons 190 ch à 5600 trs/min et 240 Nm à 2000 trs avec le même bloc. Pour mémoire, le 2.0 L atmo de l’actuel RS développe 203 ch à 7100 trs/min, 215 Nm à 5400 trs mais encore, le 1.6 L THP de la DS3-Racing avance 202 ch à 6000 trs/min et 275 Nm dès 2000 trs. Pas de performances annoncées mais une info qui nous annonce une consommation mixte inférieure de 25% à celle du modèle 2012. On peut donc tabler sur une conso moyenne de 6.1 L – 6.2 L/100 km. C’est bien mais quand on parle de sportivité on s’attache plus aux 0 à 100 qu’à quelques décilitres de carburant. Tout passe même la sportivité des RS.


Seul un poids inférieur permettra à la Clio RS de passer devant et ce sera à vérifier l’an prochain. Exit aussi la BVM6, place à la boîte 6 à double embrayage EDC et palettes au volant. Renault dit avoir optimiser les temps de passage entre chaque vitesse et avance des changements de rapport en 150 millisecondes. Cette boite de vitesse à double embrayage est associée à une gestion électronique qui permet trois modes de fonctionnement, à savoir : Normal, Sport, Race. Ces trois modes de fonctionnement interviennent sur la gestion de l’ECU, celle de la boîte, la sensibilité de la pédale d’accélérateur, le paramétrage de l’ESP ou le calibrage et la sensibilité de la direction. Sympa mais un peu artificiel tout comme le  système appelé R-Sound Effect (dispo sur les autres modèles de Clio) qui permet de « moduler » la sonorité de la ligne d’échappement en fonction de l’environnement ou de ses envies.

Reste le chassis et pour une voiture qui sera construite à Dieppe, on peut espérer le mieux  avec notamment la présence de deux offres de chassis c’est à dire une version sport classique et une version Cup optionnelle.

 

 

 

 

Voilà pour les premiers éléments lâchés par Renault et Renault Sport mais on ne connait rien des performances, de la date de mise sur le marché ou de la tarification envisagée. Une auto à priori sympathique mais en deçà de ce qu’on attendait tous avec 210-220 ch, une possible BVM6 qui ne semble pas prévue par le constructeur et une ambiance plus « compèt ». En fait cette Clio RS 200 EDC semble prête pour devenir une sportive hype et luxueuse comme le sont les… Gordini ! Alors devons nous attendre une Clio IV Gordini RS, c’est peut être bien de l’ordre de l’envisageable plus que de retrouver une RS digne du caractère impétueux des Clio 2 et 3. Pas mal, mais pas assez Renault Sport, dommage.

Via Renault.