Les coréens se dévergondent ! Après la prometteuse Stinger de Kia, voici le tour du cousin Hyundai de se lâcher un peu en musclant sa compacte i30, avec la version N.

Tout d’abord, pourquoi i30 N ? Hyundai avance plusieurs raisons : N comme Namyang, la ville qui héberge le département R&D de Hyundai. Mais aussi N comme le Nürburgring, où est installé le centre technique de Hyundai (et aussi un circuit touristique). Ou aussi plus poétiquement le N symbolise un enchaînement de virages. Jolie image, il faut avouer.

Ensuite le moteur. Il s’agit d’un 4 cylindres 2.0 turbo de 275 ch et 353 Nm. Cela place cette i30 N en concurrence avec des Peugeot 308 GTI, Golf éponyme ou peut être l’épouvantail Mégane R.S. si elle sort encore durant cette décennie. Un sacré challenge pour Hyundai, totalement néophyte sur le créneau. Mais comme la marque est très studieuse, elle ne s’est pas contentée d’un moteur… C’est ainsi que la i30 N est équipée d’un différentiel à glissement limité (pour l’anecdote, Hyundai l’a baptisé E-LSD… va falloir m’expliquer), d’une suspension active et d’un Launch Control. Une fonction overboost augmentant temporairement la pression du turbo permet par ailleurs d’augmenter le couple de 8% et l’accélération de 6 à 7%. Et pour finir, un échappement à valve à ouverture variable vient parachever le côté sportif. Oh, j’allais oublier : boîte manuelle 6 rapports. Oui, manuelle seulement ! Et aussi un ESP déconnectable. Mis bout à bout, tous ces petits détails ont de quoi rendre la i30 éminemment sympathique, non ?

Esthétiquement, la i30 N subit quelques ajustements : boucliers plus ouverts et plus sportifs, ourlés de rouge, becquet arrière, jantes 19″ spécifiques et étriers de freins rouges. Comme nombre de ses rivales, elle propose plusieurs modes de conduite dont les modes sportifs N (pour les virages, vous voyez ?). Si la i30 N est la première sportive commercialisée par la marque, elle vient surtout conclure une certaine expérience en compétition, notamment en WRC (3ème en 2015, 2ème en 2016 et actuellement 2ème en 2017). De quoi expérimenter des solutions techniques en réel et surtout de réaffirmer que oui, la compétition automobile, ça sert ! De la compétition, la i30 N récupère aussi une teinte spécifique « Performance Blue ».

L’habitacle est un peu plus timide pour la personnalisation : volant et sièges spécifiques, quelques boutons dédiés au choix des modes, et quelques logos « N » par ci par là. Comme toutes les voitures modernes, la i30 N est dotée d’une masse d’aides à la conduite diverse, mais aussi des désormais classiques Apple Car Play et Android Auto. Mauvais point : dis donc Hyundai, pourquoi ajouter un générateur de faux bruit de moteur ?? Largement décrié sur, au hasard, la 308 GT, ce n’était vraiment pas nécessaire ! Il faut juste espérer que ce soit déconnectable.

La i30 N est limitée à 250 km/h et accroche le 0 à 100 km/h en 6,1 secondes. Pas mal ! Elle sera disponible en fin d’année à un tarif qui n’est pas encore annoncé officiellement, mais devrait descendre en-dessous de celui de la 308 GTI. A noter que seule la version « Performance » de la i30 N sera disponible en France, d’autres marchés pouvant également obtenir une version « standard » un peu moins bien équipée et moins puissante.

Et ce n’est pas tout ! Hyundai en profite également pour dévoiler un nouveau dérivé de carrosserie de sa i30 : la Fastback.

Cette nouvelle variante vient se rajouter à la classique compacte (ou Hatchback) et au break (Tourer). Démarche plutôt étonnante de la part de Hyundai, mais cela permet d’avoir un coupé 5 portes, surbaissé de 25 mm par rapport à la berline et atteignant une longueur de 4,45 m. Plutôt élégante, la Fastback reçoit un petit becquet sur la malle arrière et une calandre légèrement retouchée. L’habitacle et les motorisations sont identiques à la Hatchback. Le volume de coffre devrait logiquement progresser mais n’a hélas pas été communiqué par Hyundai.

Crédits photo : Ugo Missana, Hyundai