Un circuit de plus en difficulté en France ! Mais que fait la FFSA pour aider le circuit albigeois ? Ben pour l’instant rien si l’on en croit l’information tombée hier et qui annonce que le tribunal de commerce d’Albi a mis en liquididation l’association qui gère le circuit depuis les années 1930.

circuit d'albi plan-general

C’est une dette de 150.000€ qui a plombé l’association qui gère le circuit tarnais. L’équipe actuelle, dirigée par Jean-Jacques Lapeyre, qui était présente durant les trente minutes de l’audience a regretté l’attitude de l’ancienne président Bernard Gonella parti en congé l’an passé alors que la crise couvait. Jean Jacques Lapeyre a expliqué que 80 ans d’histoire venaient d’être rayés d’un trait et que 5 personnes étaient désormais au chômage. Il poursuit en expliquant que les dettes se creusent depuis l’annonce il y a une dizaine de jours de la possible liquidation du circuit. Ainsi ce sont entre 50 et 60.000€ supplémentaires de dette qui pourraient venir s’ajouter aux 150.000€ existants. 

L’avenir n’est pas rose puisque sur son site officiel, le circuit d’Albi annonce que le prochain Grand Prix Auto a, sauf miracle, du plomb dans l’aile et le circuit l’accueillera par les voitures de course début septembre pour le GP. Le Superbike est lui aussi en péril et ne devrait pas se tenir dans les prochains mois.

Le tribunal de commerce d’Albi a nommé Maitre Mariotti comme liquidateur en charge de l’affaire et de la possible mise en vente des actifs du circuit albigeois. L’actuel président, remonté contre son prédecesseur l’est aussi contre la municipalité divers droite dirigée par Stéphanie Guiraud-Chaumeil qui avait promis une avance de subvention afin que le circuit puisse perdurer et même repasser dans un flux positif de trésorerie. Hélas l’aide municipale n’est pas venue ! 

Après Le Mas du Clos, Charade, Ledenon, Dreux, voici encore un circuit français en difficulté pour des raisons essentiellement de gestion douteuse ou hasardeuse. Néanmoins on reste surpris que du coté du 36 Avenue de New York à Paris (siège de la FFSA), on ne bouge pas le petit doigt pour aider le patrimoine automobile et sportif français à survivre, surement une affaire de double vitrage trop isolant ou de fauteuil en cuir avec position « sieste » trop confortable à moins que certains dirigeants soient dur d’oreille… Dommage !

Via Circuit d’Albi.org.

rcLe tribunal a annoncé hier la mise en liquidation de l’association de gestion du ciuit