Ou plus simplement 150.000 Renault Zoé vendues chaque année en Europe alors que la Leaf devrait se limiter à une diffusion d’environ 25.000 exemplaires sur le même marché, c’est ce que prévoit la direction du puissant groupe automobile. Un prix inférieur de quasiment 50%, une allure plus avenante, plus d’autonomie, un gabarit adapté à une utilisation citadine, voilà des éléments qui devraient aider à une meilleure diffusion de la Renault Zoé que celle de la Nissan Leaf.

Renault justifie ces chiffres en expliquant que la nouvelle citadine électrique pourra couvrir près de 90% des utilisations de la population visée par la Zoé. Reste quand même deux problèmes que le constructeur français évacue en les omettant, il y a d’abord le problème que l’on qualifiera de psychologique lié à l’utilisation d’un VE et surtout à ses performances et son autonomie, ensuite il y a celui de la recharge notamment pour la clientèle urbaine et péri urbaine qui ne possède pas forcément un box alimenté en électricité ou une maison individuelle avec garage et prise destinée à la recharge. On passera très vite sur les fameuses bornes implantées sur la voie publique quasi inexistantes à l’heure actuelle ou soumises à l’incivilité de certains et on passera presqu’aussi vite sur les parkings souterrains privés qui ne pourront proposer que quelques emplacements facturés avec recharge électrique payante ! Pas top, pas gagné surtout qu’en octobre prochain, la Renault Zoé verra arriver en même temps qu’elle sur le marché, une certaine Clio IV que l’on pressent excellente dans bon nombre de domaines, beaucoup plus polyvalente, pas plus chère à performances équivalentes mais sans le fameux « fil à la patte » lié à l’autonomie et la location obligatoire des batteries. Peut être (dans les documents officiels) 6 Zoé pour 1 Leaf mais combien de dizaines de Clio IV pour une seule Leaf ou quelques Zoé ?

Via Renault.