Autant l’avouer de suite, je ne connaissais Atalanta Motors que de nom et j’aurais été bien en peine de vous en parler si il n’y avait pas eu le net ou Wikipedia et surtout un britannique du nom de Martyn Cornfield qui avait décidé de relancer la petite marque anglaise 75 ans après sa naissance en début 1937.

Pour faire simple et rapide, Atalanta Motors Ltd est donc né en 1937 et n’a produit qu’un seul modèle, le roadster Sports Tourer qui se voulait à l’époque la concurrente des Morgan. L’Atalanta fut produite à une vingtaine d’exemplaires entre 1937 et le début de la Seconde Guerre Mondiale qui sonna la fin de la courte vie d’Atalanta Motors qui avait ses bureaux et son atelier à Staines dans le Middlesex. Cette voiture fut prévue avec trois types de carrosserie. Même si elle ne connut pas le succès, l’Atalanta était remarquable à l’époque par son chassis tubulaire, ses 4 roues indépendantes et ses motorisations 4 cylindres 1.5 L, 2.0 L (78 et 98 ch) à 3 soupapes par cylindre avec double allumage en provenance de chez Frazer Nash. Ces moteurs pouvaient être associés à des BVM3 et BVM4 tout comme il existait au catalogue une version Supercharged avec compresseur Arnott (compresseur testé en 1938 par Morgan sur la 4/4 à moteur Ford).

En 1938, Atalanta Motors décide d’allonger un peu sa voiture pour proposer une version 4 places et il tente de vendre des version équipées d’un moteur V12 4.3 L Zephyr de chez Lincoln fort de 110-115 ch. Cette version est reconnue comme agréable et performante malgré une BVM3 un peu archaïque mais hélas dès l’été 1939 la guerre et un prix de vente élevé auront raison du petit constructeur anglais. Ainsi fin 1939, Albert Gough pris dans l’effort de guerre anglais cesse de faire vivre Atalanta Motors Ltd qui renaitra en 1946-1947 sous le nom de RGS Atalanta grâce à la reprise de l’activité par Richard Gaylard Shattock (d’où RGS) qui produira jusqu’en 1957 des voitures en kit et en fibre de verre motorisée par toutes sortes de motorisations dont des Ford, Jaguar et Aston Martin.

Ainsi Martyn Cornfield a décidé de relancer la fabrication de la Sports Tourer qui, si elle garde la même allure qu’en 1937 voit ses dessous évoluer avec une carrosserie en alu, 4 freins à disques, une nouvelle direction et des suspensions entièrement revues et adaptées à nos habitudes routières. La carrosserie est désormais boulonnée sur un chassis fait en aluminium et non plus en acier mais on reste surpris par l’utilisation de pneumatiques à l’ancienne qui ne doivent pas inciter à la conduite dynamique.

Mécaniquement, la Sports Tourer 2013 est propulsée par un moteur L4 2.5 L (provenance ??) qui développe 185 Ch et 257 Nm de couple. Ce moteur est couplé à une BVM5 Borg et Wagner qui entraine la puissance vers les roues arrières. Une version suralimentée (option) sera aussi prévue au catalogue comme cela se faisait dans les années 30. Cette voiture d’environ 800 kg devrait proposer de belles sensations à l’ancienne à ses futurs acquéreurs.

Les commandes sont d’ores et déjà ouvertes pour des livraisons annoncées en début d’année 2013. Bien sur, il va sans dire que toutes les options de personnalisation sont possibles car tout n’est que budget pour cette Atalanta Sports Tourer 2013 dont les prix commencent aux environs de 120.000€ TTC. A revoir et à apprécier si on est amateur d’ancienne remise au goût du jour. La production de ce roadster Vintage d’environ 4.0 m de long devrait être de l’ordre de 10 à 12 exemplaires par an.

Via Atalanta Motors.