Ce week end, Dan Akerson le patron de General Motors donnait un entretien au WallStreetJournal dans lequel il précise certains éléments déjà bien avancés et négociés entre les deux groupes automobiles.

Alors que l’inquiétude monte chez PSA au sujet de l’avenir et des projets annoncés (notamment la production de la BVR à Valenciennes), le patron de GM a fait savoir que les projets communs allaient prendre plus d’importance que les services achat Matériaux ou la simple R&D d’éléments communs ou de plateforme. Dan Akerson fait savoir que GM et PSA travailleront de concert dès la rentrée prochaine sur deux voitures qui seront commercialisées dès le millésime US 2016 (mi 2015). Ces travaux communs vont permettre la création d’une voiture du gabarit d’une petite citadine puis d’une berline dont on ne sait pas si elle sera destinée au marché européen ou à d’autres marchés. PSA et GM vont aussi déterminer en commun certains marchés où la coopération industrielle et financière sera prioritaire comme cela devrait être le cas pour le Mercosur et par extension tous les marchés d’Amérique du sud. Il semble qu’à la lecture des propos de Dan Akerson, PSA n’ait rien à craindre pour le marché chinois où chacun des deux protagonistes est déjà bien installés avec des partenariats locaux surs et solides.

Dan Akerson de poursuivre en ajoutant qu’il y aura dans les prochains mois et années d’autres initiatives qui viendront compléter celles signées dans l’accord de début mars 2012 et le développement de modèles « communs ». Le CEO de GM continue en expliquant que GM est entrain de faire déménager en Europe certains de ces cadres dirigeants afin d’être plus près de PSA et de mieux préparer les prochaines étapes de la coopération. Il précise que ces cadres ne sont pas là pour mettre en place un planning de réduction des capacités de production mais pour avoir une nouvelle approche de l’activité de constructeur automobile. Reste tout de même un point important qui n’est pas encore éclairci et il dit en substance que cet accord avec PSA doit permettre des gains (de productivité et financiers) substantiels et significatifs dans les prochaines années.

N’oublions pas que GM qui est le second actionnaire de PSA n’a payé que 304 millions d’euros pour mettre les pieds dans le groupe industriel français. Et pendant que Dan Akerson déploie ses projets et ses troupes, les syndicats français mais aussi allemands se rencontrent pour faire le point sur la situation et Philippe Varin est en voyage à droite et à gauche en attendant le comité européen de groupe qui aura lieu vendredi prochain et qui promet d’être un peu houleux.

Via WallStreetJournal.