MotorVillage Sole Mio 2013 (1)« Soleil, je viens te voir pour la dernière fois ! » N’est pas Phèdre, ni Racine, qui veut ! En cette époque de météo qui fluctue mais qui ne coule pas, comme Paris selon la devise, où l’on passe d’un jour à l’autre du froid polaire aux chaleurs torrides avant de revenir à de la pluie automnale, le MotorVillage du Groupe Fiat a résolument décidé de montrer les productions découvrables et d’esprit estival du Groupe Fiat. Le Rond-Point des Champs-Elysées se trouve ainsi égayé des plus belles productions coupés et cabriolets italiens, telle une ode à l’astre suprême. Puisse le soleil revenir et rester pour de bon, O Sole Mio !

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Alfa Romeo Giulia TZ – 1963

La visite débute au deuxième étage, au restaurant NoLiTa, par la découverte de l’Alfa Romeo Giulia TZ de 1963. Ses initiales « TZ » sont l’acronyme de Tubolare Zagato, le premier terme signifiant le type de châssis -tubulaire, conçu par Autodelta- et le second l’auteur de son design -Zagato. La TZ succède à la Giulietta SZ et a une nature sportive affirmée. Combinant un design très aérodynamique (avec coda tronca, i.e. une partie arrière tronquée) et un poids plume (660 kg), la Giulia TZ arrive à faire des pointes à 245 Km/h malgré des puissances qui peuvent nous apparaître modestes aujourd’hui, de 150 à 160 chevaux en compétition. Elle pointe à 216 km/h avec 112 chevaux.

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Elle s’illustra en sport automobile dans les années 1960, en participant à la Coupe des Alpes, aux 24 Heures du Mans ainsi qu’à la FISA Cup. Très homogène, entre usage sur route ouverte et sur piste, la Giulia TZ peut être vue comme la « GTO » (Grand Tourisme Homologuée course chez Ferrari) d’Alfa Romeo. Plus récemment, la Giulia TZ a été chassée par la non moins rouge Alfa Romeo 8C 2300.

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Alfa Romeo 8C 2300 – 1931

Après la Giulia TZ, remontons plus encore dans le passé pour nous intéresser à l’Alfa Romeo 8C. Comment ? me direz-vous, mais la 8C date de 2006 ! Eh bien non, même si nous allons bientôt en parler ! Dès 1931 existe par la volonté de Vittorio Jano une certaine 8C 2300, qui est une évolution dédiée à la course automobile de la 6C 1750. Son moteur est un 8 cylindres (d’où son titre de 8C) qui a la particularité d’être le premier moteur de l’histoire en alliage léger avec chemises en acier.

Son palmarès résume son succès : Grand Prix de Monza, 24 Heures du Mans, Targa Florio, autant de courses que le bolide rouge remporta… avec un certain écusson jaune au Cheval Cabré sur ses flancs ! En effet, c’est au sein de la Scuderia Ferrari, notamment aux mains d’Enzo Ferrari comme pilote, que la 8C 2300 décrocha ses succès ! Passé le temps de la compétition, la 8C 2300 continue de décrocher les trophées. Il s’agit cette fois de ceux des concours d’élégance, sous des lignes pensées par Castagna, Touring, et Zagato.

Fiat 500 – 2007

La Fiat 500, avec ou sans toit, est le soleil de la firme italienne depuis bientôt 6 ans. Des ventes au presque beau fixe, une forte rentabilité, un succès qui dure dans le temps, une grande variété de développements et de projets en cours… A tel point que la 500 est aujourd’hui une sous-marque à part entière, devenant tour à tour monospace -500 L et XL- et peut-être un jour tout-chemins -500 X ! Le MotorVillage a exposé de nombreuses 500 différentes au fil des semaines, que voici toutes décrites.

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Fiat 500 Liberty Art Fabrics

Au mois d’avril fut exposée une 500 Liberty Art Fabrics, depuis remplacée par la 500 S. Il s’agit d’une série spéciale commercialisée jusqu’à la fin de ce mois de juin (dépêchez-vous !), lancée pour fêter les 5 ans de la citadine à succès de la marque Turinoise. On la remarque à ses décorations florales, extérieures et intérieures. Si différentes teintes de carrosserie sont proposées, seul le L4 de 69 chevaux est disponible pour filer à 160 m/h.

Fiat 500 S

La Fiat 500 S apporte des détails spéciaux à la citadine italo-polonaise, avec des pare-chocs spécifiques, un becquet arrière, des jupes, des sièges en cuir, du plastique noir chromé à l’intérieur, un volant cuir tout comme le levier de vitesse, de nouvelles jantes 15″, le tout baptisé « Sport » jusqu’à l’ivresse. Seulement, pour ne pas faire trop d’ombre aux Abarth 500, c’est-à-dire aux vraies 500 de Sport, les moteurs restent modestes, allant de 69 chevaux jusqu’à 100 chevaux, sans oublier les TwinAir 85 ch et un diesel 95 ch. Fiat dit aussi que le « S » de cette 500 vaut pour Séduction et Style, à travers ses détails esthétiques (surpiqûres rouge des sièges, neuf coloris de carrosserie, et monogramme inédit).

Fiat 500 by Gucci

Enième déclinaison de la 500, la 500 by Gucci permet à Fiat de célébrer en 2013 les 150 ans de l’unification Italienne et les 90 ans de Gucci. Le logo du couturier, à effet diamant, va de paire avec de nouvelles jantes, tandis qu’à l’intérieur ce sont des finitions chromées ou satinées qui apportent un côté chic. L’éloge à l’Italie de Cavoure se trouve dans les autocollants « vert/rouge/vert » sur fond blanc, les couleurs de la péninsule bottée, bien qu’une teinte noire soit aussi possible. La 500 by Gucci vend ses charmes à plus de 20 000 €, sous quatre moteurs (3 essence, un diesel) et la possibilité d’opter pour une version découvrable « 500 C ».

Fiat 500 C

Pour capitaliser sur le succès de la 500, Fiat lance en 2009 une déclinaison découvrable, comme au bon vieux temps du pot de yaourt. Pour conserver un lien de parenté esthétique (et réduire les coûts), les arches de toit sont conservées, et ce n’est qu’un volet de toile qui se rétracte. Disponible entre quatre moteurs (les mêmes que pour les 500 S et Gucci, i.e. 3 essences et un diesel), elle est surtout personnalisable à l’envi. Vous pouvez ainsi, en variant les choix de sellerie et de stickers, lui donner une ambiance « Dolce Vita » 1960, Etats-Unis… ou Barbie. Chacun ses goûts, y compris pour les plus americanophiles avec une version « America » dotée d’autocollants de la Star Spangled Banner ! Le tout à partir de 14 700 euros.

Abarth 595 C Competizione

Dernière déclinaison de la Fiat 500 présentée au MotorVillage, elle est la synthèse de toutes les autres: cabriolet, puissante, l’Abarth 595 C est emmenée par un 4 cylindres 1,4 T-Jet de 160 chevaux, dont le vrombissement est amplifié par ses quatre sorties d’échappement « Record Monza ». De quoi faire une pointe à 211 km/h et un 0 à 100 km/h en 7,4 secondes ! L’intérieur est parsemé de détails sportifs, telle la transmission séquentielle à palettes au volant (une boîte 5 manuelle est aussi proposée), une sellerie « Sabelt » gravée « 595 « , ou des inserts en aluminium dans les seuils de porte. Largement personnalisable, l’Abarth 595 se monnaye à partir de 17 900€.

Alfa Romeo MiTo SBK – 2013

Revenons chez Alfa Romeo mais changeons de siècle avec la MiTo dans son itération « Safety Car Super Bike ». C’est en effet l’engagement sportif actuel du Biscione (je ne plaisante pas !), ou plutôt ce qu’il en reste, puisque la marque en est réduite à réguler une course des motos, aussi puissantes et exigeantes soient-elles… Désolant, oui, mais mieux que rien, et suffisant pour entretenir la flamme toujours vive des Alfistes. Pour l’occasion, Alfa Romeo a proposé une MiTo SBK en édition limitée à 200 Exemplaires, dérivée de la MiTo Quadrifloglio Verde équipée du moteur 1,4 l 170 chevaux, juchée sur des jantes alliage 18″ en titane et grimée de divers autocollants.

Maserati GranCabrio by Fendi – 2013

Fruit de l’alliance entre Maserati et Silvia Venturini Fendi, cette GranCabrio est une édition limitée qui se remarque au cuir dont son intérieur est tendu, qui est celui de la maison de mode italienne, et qui se signale sur les appuis-tête par un Trident doré. Le tout est agrémenté de ronce de noyer sur le tableau de bord et le levier de vitesse, ainsi que d’une teinte de carrosserie inédite (gris foncé à finition dorée). Le seuil des portes est également griffé « Fendi », et une plaque en argent vient rappeler à l’intérieur les noms des deux protagonistes de cette création, avec un chiffre 5 fétiche au label de haute-couture. Sous le capot, c’est toujours le V8 4,7 L de 440 chevaux qui officie.

Maserati GranTurismo S – 2008

Pour avoir une GranTurismo S, il suffit de remettre un toit à la GranCabrio, puisqu’elles partagent le même coeur, à savoir un V8 de 4691 cm3 de 440 chevaux, soient 35 destriers de plus que la version « normale » de la GranTurismo. Ce bloc a été conçu et assemblé par Ferrari. Esthétiquement, la « S » se remarque à son bouclier spécifique, avec des larges ouvertures sur les bords de la calandre au Trident. Présentée en 2008, cette version a depuis été supplantée par la MC Stradale, forte de 449 chevaux, bien que la différence se fasse davantage dans les réglages du châssis, encore plus sportifs. La GranTurismo S ne diffère de sa soeur GranCabrio, fabriquée sur la même chaîne de montage à Viale Ciro Menotti, que par la transmission : automatique sur la découvrable, et séquentielle sur le coupé.

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Alfa Romeo 8C Spider – 2008

Terminons cette visite avec l’un des cabriolets les plus emblématiques de ces dernières années, l’Alfa Romeo 8C Spider. Il s’agit du dérivé « cheveux au vent » de la 8C Competizione, et elle fut construite à autant d’exemplaires que cette dernière, 500, et pas un de plus, à 175 000 €/pièce. Seuls 12 furent réservés à la France, dont celui-ci qui circule ordinairement aux mains de son propriétaire de région Parisienne et qui l’a gracieusement prêté au MotorVillage pour l’exposition. Son moteur est un V8 de 4,7 L développant 450 chevaux… mais si vous avez été attentifs à la lecture de cet article, vous remarquerez qu’il s’agit du même moteur que celui des Maserati GranTurismo S et GranCabrio !

Depuis la fin de sa production, en 2008 pour le coupé et 2010 pour le spider, la cote en occasion a commencé à grimper, et les propositions de carrossiers à se multiplier : Zagato avec la TZ3, plus récemment Disco Volante… Mais, toutes plus belles que soient ces nouvelles lignes, la 8C en version originale reste l’une plus belles sportives de la décennie 2000. Si son style a inspiré les MiTo et Giulietta, elle n’en reste pas moins inimitable : une véritable icône des temps modernes.

Focus sur…
Julien Marinetti

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Vous l’aurez remarqué sur quelques photos, on ne peut pas manquer en ce moment au MotorVillage d’autres créations que des automobiles. Notamment en façade est exposé un bouledogue assis, oeuvre du peintre-sculpteur Julien Marinetti. Si son illustre homonyme portait au plus haut avec Apollinaire la voix du futurisme, en 1913, Julien Marinetti parcourt les âges esthétiques : Quattrocento, classicisme, néo-cubisme, expressionnisme, tout est bon pour donner une peau à ses sculptures canines, baptisées « Doggy John », mais aussi à des pandas nommés « BA ».

Promettant de rechercher « moins la ressemblance que l’existence », cet artiste aux idées sartriennes égaye à sa façon les voitures exposées. Le lien entre son art et l’automobile peut sembler obscur, mais on le trouve dans sa plaquette de présentation, où sa volonté de « recherche de l’équilibre des formes et de l’harmonie » évoque les enjeux du design automobile.

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Crédit Photographique : François M.

Bonus : Le réfrigérateur sous forme de Fiat 500 de la marque SMEG est présent au MotorVillage :