Blog Automobile : toujours au bon endroit au bon moment. Il y a quelques heures à peine, Arnaud a pu approcher la future Opel Corsa en séance photo à deux pas de chez lui. Quant à moi, un beau dimanche matin de novembre 2012 à Bucarest, ma route a croisé celle d’un mystérieux tournage. J’ignorais alors que je me trouvais devant la scène d’introduction du dernier film de Terry Gilliam, The Zero Theorem. La révélation.

Souvenez-vous, c’était dans ce -merveilleux- article : quelques Twizy et un Barkas B1000 sur la Calea Victoriei, à deux pas de mon ancien chez moi. Suffisamment intriguant pour que je prenne quelques photos et vous ponde un petit article sur l’utilitaire Est-allemand, faute de mieux. La réponse à ce mystérieux tournage a pris corps lorsque mon cher ami Dom m’a convié à l’avant première de The Zero Theorem, en présence de son réalisateur, Terry Gilliam des Monty Pythons et, entre autre, réalisateur de l’excellent Brazil. D’ailleurs, certains thèmes abordés dans ce dernier trouvent un écho dans The Zero Theorem, interprété par Christoph Waltz (le délicieux SS polyglotte de Inglorious Basterds) dans le rôle de Qohen, un informaticien doué et chargé par son patron (David Thewlis) ainsi que l’orwelien big boss (Matt Damon, dans le rôle de Management) de prouver que l’existence n’a pas de finalité. Une équation monty pythonesque à souhait que le personnage de Qohen devra résoudre en croisant la route de Mélanie Thierry en femme fatale ou de Sanjeev Bhaskar dont certains se souviennent pour ses nombreux rôles dans la série britannique Goodness Gracious Me.

Outre le fait que je vous recommande chaudement d’aller voir le film (en salles à partir du 25 juin pour le commun des mortels), ce sera également l’occasion de voyager dans un Bucarest délirant servant de décor à un imaginaire Londres plus ou moins futuriste et sacrément orwelien. Certains reconnaîtront la Calea Victoriei, l’ Ateneul Român ou Parcul Carol. Moralité, ça m’a donné envie de refaire un tour en Roumanie. Et je vous invite à faire de même, le pays vaut largement le détour. En attendant d’y aller, vous avez enfin compris le pourquoi de ce fameux tournage. Et vous aurez sûrement l’occasion d’aller au cinéma (à noter que ça fait 280 mots que je n’ai pas parlé voiture, une vraie prouesse sur ce blog…).

Pour la peine, je vous offre la bande annonce du film, la délicieuse reprise de Creep par Karen Souza (largement diffusée dans le film) et un coup de Brasil, revu par Pink Martini, après tout, c’est la saison.

Merci à Dom pour l’invitation à l’avant-première du film, merci à mon frère d’avoir supporté mes « j’étais là ! » en pleine séance…