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Lorsque j’ai appris début Juin que BMW France et le Club M France organisaient le premier M Festival français, en tant que grand fan des M3E30 ou M5E60 entre autres, j’ai tout de suite voulu y aller. Quand j’ai reçu un appel de BMW France me proposant de m’y rendre en i8 et en M4 Safety Car avec trois autres blogueurs, je n’ai pas hésité une seule seconde : j’ai sauté sur l’occasion pour vous faire partager cet événement !

Tout d’abord, qu’est-ce que le BMW M Festival ? C’est un événement qui se déroulait jusqu’à maintenant seulement en Allemagne durant les 24 h du Nurburgring, et qui rassemble chaque année sur la Nordschleife, des passionnées de la marque à l’hélice et surtout de la gamme M. Le club M France a donc organisé pour la première fois cet événement avec l’aide de BMW France. Le M Festival 2015 s’est déroulé en deux parties : la première journée au Château de Prye, où des modèles de la gamme M et une i8 furent à la disposition des membres du club pour en faire l’essai, et la seconde sur le circuit de Magny-Cours, sur lequel les membres ont pu rouler sur le circuit et ont pu se placer aux côtés de deux pilotes dont l’Ambassadeur BMW M, Yannick Dalmas, pour un baptême sur BMW M4.

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Rendez-vous nous est donné à 4h45 (ça pique !) au Brand Store BMW Georges V de Paris, pour nous rendre en X6M50d au siège de BMW France situé à Montigny-le-Bretonneux (78), où nous attendent la i8 et la M4 Safety Car. On charge les sacs dans le gros X6 et hop le 6 cylindres Tri turbo de 381 ch se met en route et nous propulse, au moment où Paris finit sa nuit, vers les Yvelines. Arrivés chez BMW France, nous nous retrouvons nez à nez avec les deux monstres qui vont nous accompagner durant ces 2 jours riches en sensations sur les routes. D’un côté la i8, un chef d’œuvre technologique et de l’autre, la M4 Safety Car GT Tour (d’où l’absence de rampe à LED sur le toit), un monstre sur quatre roues. Je reviendrai plus tard sur ces 2 modèles que j’ai eu la chance de conduire. Le X6M50d nous suit et servira de véhicule « utilitaire » tout au long de l’événement. Je monte dans la i8, qui me fait rêver depuis le premier jour, et me place en passager pour laisser mon collègue d’ABC Moteur, Arnaud, prendre le volant. Le moteur s’allume et là, le silence est de mise. Ce dernier ne dure pas longtemps puisque vite troublé par le vacarme jouissif émit par le 6 cylindres bi-turbo de la M4 et son échappement M Performance. Direction le Château de Prye. Sur l’autoroute, on enclenche le mode Sport de l’i8 et là, on se surprend de la sonorité de son 3 cylindres, qui gronde de façon rauque mais dès lors qu’on écrase la pédale de droite, le sifflement futuriste du moteur électrique se fait percevoir. Le premier péage arrive et on découvre le « défaut » de cette i8 : à défaut de télépéage, prendre le ticket au péage est une épreuve ; cette déconvenue et due à la position très centrée des sièges par rapport à la largeur de l’auto et à l’impossibilité d’ouvrir les portes en élytre. Passé cette mésaventure, on se dirige vers la première station et là on se rend compte, que notre convoi ne passe pas inaperçu.

Malgré l’heure matinale, 6h45, les gens de l’aire se ruent sur la i8 et la M4 pour faire des photos. Un petit garçon de 8 ans me surprend même en disant « C’est la i8 je la connais, je n’en avais jamais vu ! », (sans doute un futur blogueur automobile). On lui fait plaisir en ouvrant les portes et en le laissant monter à bord pour quelques photos avec son père et son petit frère. On arrête de faire les stars et on reprend la route. Un peu avant l’arrivée au château, il est déjà l’heure de faire le plein de la M4. Nous plaidons coupable, il est vrai que les envolés lyriques du 6 cylindres en ligne sont si magistrales que les épicuriens de l’automobile que nous sommes ne peuvent se retenir de le faire retentir.

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Sur les coups de 8h30, nous arrivons au Château de Prye, une magnifique demeure, du XVIIème siècle, classée monument historique et dotée un parc de 156 hectares. Nous attendent déjà les 8 modèles de la gamme M disponibles à l’essai, bientôt rejoints par notre i8. À peine garés, les premiers membres arrivent et rejoignent ceux qui ont dormi sur place. On voit coup sur coups arrivé une M3E30 préparer pour le circuit et une Série 1 complètement transformée, toutes deux sur plateaux. Puis arrivent une M5E60, le modèle doté d’un V10, puis suivent 2 1M dont une dans la teinte de lancement Orange Valancia. Une M3E36 bleu débarque ensuite accompagnée d’une récente M3E92 dans une livrée Carbon Schwartz.

La i8 revient du nettoyage et s’offre à nous pour un petit shooting devant la porte du château, puis part faire le plein. Je décide alors d’aller dans le parc découvrir les autres voitures stationnées. J’y découvre des M par dizaines, plus jolies les unes que les autres. Arrive ensuite une superbe 1M dans un bleu flashy mais du plus bel effet sur ce monstre.

Les baptêmes commencent et je cours m’inscrire pour essayer les modèles de la gamme. Sont présents la i8, deux X5M, un gris et un Carbon Schwartz avec les bandes M sur les flancs, un X6M, une M6 Gran Coupé, une M6 Cabriolet et 2 M4 dont une avec l’échappement M Performance, qui amplifie le son du moteur. Moi, je décide de commencer par une vieille connaissance du Tour Auto 2015, la M135i. Une bombinette doté du 6 cylindres en ligne maison qui développe, 326 ch qui passe au sol grâce à une transmission intégrale xDrive. L’essai se déroule sur les routes autour du château et dure une demie-heure avec une partie rapide et une autre plus sinueuse.

Il est l’heure de déjeuner, on se retrouve à table avec un exemple de personnes qui représentent bien l’esprit du club : un jeune de moins de 30 ans gérant d’un magasin de sushi, et qui après avoir acheté une M3 E36, s’est offert une superbe E46 cabriolet, un vrai passionné M. De l’autre côté, un homme d’une cinquantaine d’années qui, après avoir acheté son M5F10 et ne pouvant s’offrir une 911 car sa femme ne voulait pas de sportive, ni une RS6 car son box de garage était trop petit pour le break surpuissant de la marque aux anneaux (la vie est dure…), se retrouve dans le club M à se faire plaisir aux milieux de dizaines de passionnés d’automobiles sportives comme lui. Après le déjeuné, je m’assoie dans l’herbe, à l’ombre, car la chaleur devient écrasante et j’en profite pour faire quelques prises de vues des véhicules qui vont et viennent.

Les baptêmes se remplissent très rapidement, je décide donc de me réveiller et je vais réserver un tour en M6 GranCoupé histoire de faire plaisir au Papa pressé qui est en moi  à mes oreilles grâce à son V8 de 4,3 L développant 575 ch. Et je dois dire que je ne suis pas déçu ! Celui-ci est souple et onctueux à souhait quand on roule comme un papi, mais lorsque l’on fait un kickdown sur la pédale de droite, le monstre se met à rugir et nous propulse dans le confort à des vitesses proscrites sur nos routes.

Petite vidéo de mon tour en M6 GranCoupé :

La journée prend fin et les propriétaires commencent à rentrer à l’hôtel situé à côté du circuit de Magny-Cours. Nous attendons que les baptêmes finissent et je prends en main la i8 sous le regard envieux de tous les propriétaires n’ayant pas eu la chance de grimper à bord de cet OVNI sur quatre roues. Cette voiture a deux visages, tantôt Dr. Jekyll lorsque seul le moteur électrique est en route, mais qui devient Mr. Hyde dès lors que j’ai le « malheur » de pousser le levier de vitesse sur la gauche, que le compteur devient orange/rouge, que la voiture passe en mode « sport » et que le 3 cylindres s’éveille. À ce moment-là, on passe dans une autre dimension et la i8 n’a en aucuns cas à rougir face à la M4 que je suis sur l’autoroute ; l’hybride se colle à elle sans aucuns soucis. On change de pilote en route, je passe passager et c’est David de Mygt qui prend le volant. On arrive enfin à l’hôtel, la journée à été longue ! Vivement demain !

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Après une bonne nuit réparatrice, direction le mythique circuit de Magny-Cours, où se déroule en ce deuxième jour le roulage des propriétaires de M. On commence à partir vers la pit-lane, qui est déjà remplie par les M, qui n’attendent qu’une seule chose : faire le tour de reconnaissance derrière la M4 Safety-Car avec au volant le double vainqueur des 24 heures du Mans 1995, sur Mclaren F1 GTR moteur BMW V12 et, en 1999 sur BMW V12 LMR, Yannick Dalmas.

Après avoir assisté au départ, je me dirige vers le bureau sécurité du circuit pour obtenir la chasuble me permettant de faire des prises de vues tout autour du circuit, dans les voies de sécurité. Je me lance alors dans un tour à pied du circuit, très long mais au combien impressionnant. Cela file des frissons en imaginant les Michael Shumacher, les Jean Alesi ou les Alain Prost roulant il y a quelques années sur les lignes droites, chicanes et autres virages de ce circuit mythique.

Après deux bonnes heures de photos, je me retrouve en pit-lane pour faire d’autres prises de vue statiques. Puis, une fois le déjeuner fini vient le moment de la parade, je monte alors dans la M6 GranCoupé pour faire des photos avec comme chauffeur Antoine, un collègue du blog ContreAppel. Après un tour, nous nous retrouvons tous sur la grille pour placer les dizaines de M sur la grille et réaliser des photos souvenirs avec et sans leurs propriétaires.

Parade en M6 Cabriolet :

La grille se vide et on se redirige vers les paddocks pour garer la M6 et je file en ligne des stands pour réaliser des prises de vues dynamiques dans la ligne droite des stands.

Il est déjà l’heure de mon baptême sur M4 en piste avec le pilote Philippe Chatelet, qui, vous le verrez dans la vidéo, m’a régalé avec des drifts sensationnels en compagnie d’une autre M4 pilotée par Yannick Dalmas. Ça accélère fort, ça freine fort, et grâce à la chaleur et les tours effectués par la voiture, les pneus ne demandent qu’à glisser pour notre plus grand plaisir !

À peine remis de mes émotions, je passe par la boutique BMW accessoires et je tombe sur une magnifique BMW 435i dotée de tous les accessoires possibles et imaginables. On se croirait face à une M4 : les selleries, le tableau de bord, ainsi que le volant gainé d’Alcantara respirent autant le luxe que la sportivité et rappellent les éléments de la M. Petite découverte : les supports GoPro maison, disponible aussi sur Mini ; celui pour l’intérieur vient se placer entre les 2 sièges avant et un autre qui vient se fixer à l’avant ou à l’arrière du véhicule via l’attache du crochet de remorquage. Deux très bonnes idées, la ventouse n’étant pas infaillible.

Voilà, il est temps pour nous de rentrer à Paris, et je prends le volant de la monstrueuse M4 pour la première partie du voyage. Je me surprends à revenir en enfance et à jouer comme sur ma console avec la pédale de droite pour faire gronder le moteur et laisser s’échapper des décibels, synonymes de plaisir auditif et de « bouarp » (ou retours d’échappement) lorsque qu’on la relâche. À mi-parcours, je prends le volant de « l’utilitaire », le X6M50d, qui me gratifie d’accélérations, qui font oublier son énorme gabarit : 2,2 tonnes, 5 mètres de long et 2 de large. Les sortie de péages se déroulent sans encombres grâce à son 6 cylindres en ligne tri-turbo produisant 381 ch et 740 Nm de couple (rien que ça !) ; en 5,2 secondes, nous voilà déjà à 100km/h, il est vraiment impressionnant ce « poêle à mazout »… La fin est proche, je me faufile dans la i8 pour finir le trajet histoire de me reposer dans le silence de l’électrique.

Nous voici à la fin du Road-Trip, je récupère une petite Autolib et retombe dans la triste réalité de la circulation parisienne…

Je tiens à remercier BMW France pour l’invitation, le Club BMW M France ainsi que leurs membres pour leur bonne humeur et leur gentillesse durant les 2 jours du Festival. Aux pilotes de La Squadra, pour leur expertise lors des essais des voitures. Aux 2 pilotes Philippe Chatelet et Yannick Dalmas pour le plaisir que tous nous avons eu à leurs côtés sur circuit. Et enfin à mes 3 acolytes : Arnaud d’ABC Moteur, Antoine de Contreappel et David de Mygt pour leur grande complicité et leur bonne humeur communicative.

Crédit Photo : Ugo Missana

Crédit Vidéo : Ugo Missana