Plus puissant, plus vite, plus fort. Voilà sans doute le cahier des charges qui a été donné aux concepteurs de la nouvelle BMW M5. Le pari semble tenu, au moins sur le papier.

Voici donc déjà la 6ème génération de la berline familiale sportive de BMW. Un concept né avec la E28 en 1985, dont le 6 cylindres développait alors la bagatelle de… 280 ch. Quelques décennies plus tard, la nouvelle M5 (code F90) affiche quant à elle une puissance de 600 ch. Tout augmente, même le nombre de cylindres, car la M5 reste fidèle au V8 de 4,4 litres déjà vu sur nombre de productions de la marque bavaroise. Le bloc développe ici un couple impressionnant de 750 Nm (soit environ l’équivalent d’une Ferrari 812 Superfast). Le gain en puissance de 40 ch est permis par une pression d’injection de 350 bars et de nouveaux turbos. Le moteur est accouplé exclusivement à une boîte automatique M Steptronic à 8 rapports qui distribue la puissance sur les 4 roues. Oui, vous avez bien lu : la nouvelle M5 est pour la première fois une transmission intégrale.

Mais BMW a quand même pensé à tout, y compris aux amateurs de conduite hyper sportive prêts à fumer leurs pneus sur le Nordschleife. C’est ainsi qu’un inédit contrôle de traction M xDrive permet de transformer radicalement le comportement de la voiture grâce à trois modes : 4 roues motrices, 4 roues motrices « sport » et propulsion seulement (avec un ESP désactivable). La boîte à double embrayage DKG est quant à elle partie aux oubliettes.

Mais revenons sur l’aspect extérieur de la berline. Comme le veut la tradition, elle sait se montrer sportive, mais de bon goût. L’acheteur traditionnel d’une M5 étant plus propice à s’en servir au quotidien que celui d’une M4 GTS, il faut un peu plus de discrétion. Difficile néanmoins de cacher ses ambitions sportives : bouclier largement ouvert à l’avant, bas de caisse profilés et large diffuseur à l’arrière, flanqué de 4 sorties de pot. Ajoutez quelques détails distinctifs comme une aération sur l’aile avant, des rétroviseurs à faible résistance aérodynamiques ou un toit à double bossage et vous obtenez une voiture subtilement plus agressive qu’une simple 530d. Vous noterez au passage la disparition des side blades de bas de caisse, censés diminuer pression dans le passage de roue avant. Les jantes de 19 pouces laissent voir d’imposants étriers de freins dorés (peu discrets, il faut avouer) et peuvent passer à 20 pouces en option. Les suspensions et la direction ont été revues par rapport à la génération précédente.

Dans l’habitacle, les changements vont encore une fois vers de sportivité. Les superbes sièges arborent une jolie livrée en cuir bicolore griffé « M5 ». Le pédalier griffé M est en alu, métal que l’on retrouve avec parcimonie sur la console centrale, le volant et la planche de bord. Le combiné d’instrumentation reste analogique, vous aurez donc le grand plaisir de voir monter une véritable aiguille vers la zone rouge placée au delà des 7000 trs/min, belle valeur pour un moteur turbo ! Le rouge est encore une fois de mise sur plusieurs détails : le bouton d’allumage, le pommeau du levier ou la console. C’est bien connu, le rouge ça va plus vite ! Tant que nous en sommes au coloris, le bleu Marina Bay présent sur les photos est un coloris exclusif à la M5.

Une version spéciale « First Edition » comportera une finition spécifique avec une peinture « Frozen Dark Red Metallic », des détails peints en noir brillant à la place de la finition chrome et des jantes 20″ de série. Elle est disponible contre un supplément de 19 500 €.

Les performances ? Apocalyptiques pour une berline 5 places : VMax limitée à 250 km/h (305 km/h en option avec le pack M Driver), le 0 à 100 en 3,4 secondes et le 0 à 200 en 11,1 secondes.

La M5 sera disponible au printemps prochain à partir de 117 900 €, hors options, et sera bien sûr visible au Salon de Francfort (ou dans le jeu vidéo Need For Speed Payback !). Tiens, au fait, vous savez ce qui manque ? Une version Touring, en bleu bien sûr !

Crédits photos : BMW