Il fallait à raison intervenir après un article publié ce jeudi 22 juin par Bloomberg annonçant que Carlos Ghosn, 58 ans, allait passer la main bien avant le début du prochain plan à moyen terme du groupe (ou juste avant la fin de Power88) qui devrait intervenir d’ici cinq ans.

Voilà la réponse faite par le patron de l’Alliance Renault-Nissan : “Parler d’une retraite d’ici cinq ans n’est pas franchement un sujet d’actualité aujourd’hui», a dit à Reuters celui qui préside aux destinées de Nissan depuis 2001. Quand vous êtes PDG, il y a deux conditions à remplir: d’une part, vous devez avoir la confiance des actionnaires, d’autre part, il faut ressentir la motivation pour accomplir votre tâche. Tant que ces deux conditions sont réunies, vous pouvez continuer. Et aujourd’hui, elles sont réunies.”

Ainsi si l’on en croyait l’article de Bloomberg, l’un des patrons les plus reconnus du Japon mais aussi du monde automobile (sauf peut être pour ses choix en matière de design chez Renault !) allait quitter la direction de Nissan (et donc celle du groupe) dans le courant de l’année 2017. Il n’en sera rien car il a bien confirmé que son mandat au CA de Nissan n’était en aucun remis en jeu avant une année. Il a aussi assuré  qu’il sera en 2015 candidat à un nouveau mandat chez Nissan ce qui portera au mieux à fin 2017 pour un possible autre mandat de 2 années. Une chose est sure la retraite n’est pas une préoccupation pour celui qui fut tour à tour “cost killer’, le samouraï ou le shogun et qui est aujourd’hui parmi le “gratin” des grands patrons qui durent et réussissent dans le secteur automobile. Il est dans la lignée des Pierre Lefaucheux, Raymond Levy ou Louis Schweitzer qui ont permis au constructeur français et au groupe d’être à sa place actuelle sur le marché (je parle de la globalité de l’entreprise et non de celle de Renault en France ou sur certains marchés européens). Carlos Ghosn a aussi profité de l’occasion pour laisser clairement entendre que son successeur, chez Nissan (+ Infiniti et Datsun), serait quelqu’un issu de l’entreprise et très surement japonais.

Une chose est sure et, sauf revirement ou surprise de taille, nous devrions retrouver le patron de l’Alliance jusqu’au Mondial de l’automobile 2018. On pourra critiquer mais il n’est pas sur que ce soit une mauvaise chose pour le constructeur français et ses filiales.

Via Bloomberg, Japonation, Challenges.