La grande berline américaine qui commence à manquer sur nos route est de retour aux États-Unis, en Australie et… au Royaume-Uni ! Où est la France dans tous ça ? Probablement loin dans la liste des priorités suite à la chute de la Lancia Thema…

Au menu, Chrysler remet donc le couvert avec une carrosserie reconnaissable au premier coup d’œil et qui a fait chavirer tant de cœur (ou l’inverse…), c’est à dire massive, droite et avec de grosses jantes ! Mais dans le réel rayon des nouveautés, attardons nous un instant sur la face avant dont la calandre semble être devenue timide, plus fine, avec un logo plus discret que ce que nous avions connu. Bref, c’est moins imposant que par le passé. En revanche, les nouvelles optiques font leur effet avec les feux de jour intégrés et les projecteurs qui permettent de réduire la hauteur totale du bloc, donnant un air plus racé (mais toujours pas imposant) : une bonne base pour une version sportive à l’image de l’ex SRT8 !
De profil, la ligne reste sensiblement la même, à l’exception de la grande arête démarrant depuis la roue avant pour se terminer dans les blocs optiques qui n’est plus tracée à la règle comme ce fut le cas.

Sans surprises, de nouvelles jantes de 20″ entrent dans le catalogue, la taille faisant dans le pur cliché américain : plus c’est gros, mieux c’est !

Côté moteur, le V6 3.6L Pentastar que l’on retrouve sur la Jeep Cherokee et le V8 5.7L HEMI de 363 ch sont de la partie. Ce dernier annonce d’ailleurs une consommation de 7.59/100km sur autoroutes (tests américains, différents protocoles de test), ce qui semble coller à la réalité si on considère que ce V8 peut passer en mode 4 cylindres une fois la vitesse de croisière atteinte afin d’éviter de brûler inutilement du carburant. Le tout est monté avec une transmission automatique à 8 rapports TorqueFlite (qui est en fait une ZF 8HP, boîte de vitesse déjà bien répandue sur le marché).
Chrysler annonce un cycle de consommation mixte imbattable pour un V6 avec son Pentastar.
Le Royaume-Uni a le droit a son diesel avec un V6 CRD de 236 ch pour 540 Nm de couple, mais couplée à une boîte à 5 rapports seulement.

Le châssis est basé sur l’ancienne génération (plate-forme qui était partagée avec une certaine Mercedes-Benz W210) avec des trains roulants totalement revisités. Ne nous attendons donc pas à quelque chose de furieusement rigide doté de la précision d’une Mazda MX-5, mais elle saura faire le travail quotidien et vous emmener calmement en balade grâce à un intérieur doté de cuir Nappa (comprendre par là un cuir très doux au toucher, et relativement souple), d’un écran de 7″ entre les compteurs, d’un autre écran de 8.4″ sur la console centrale, de palettes au volant et d’une molette faisant office d’interface pour contrôler la boîte de vitesse.

Un bouton « sport » permet de rigidifier les suspensions, durcir la direction et calibrer la transmission de façon à ce qu’elle soit majoritairement une propulsion sur les modèles à 4 roues motrices.
2015 oblige, la nouvelle 300C a le droit à son lot de connectivité avec de quoi transformer la voiture en hotspot Wi-Fi, une longue liste d’applications Uconnect, ainsi que la dictée des textos (la liste est probablement plus longue que ça, mais faute de sortie en France nous ne pourrons pas passer derrière son volant pour vous détailler tout ça…)

La sécurité n’est pas mise de côté avec un Lane Assist, un régulateur de vitesse adaptatif, l’anti-collision fonctionnant même à pleine vitesse, l’appel automatique des secours en cas d’accident, etc…

La production démarre durant ce quatrième trimestre 2014 dans l’usine canadienne de Brampton (Ontario). Quant aux tarifs américains, ils démarrent à $31.395 pour la 300 Limited avant de  plafonner à $42.395 pour la 300C Platinum. Nos amis anglais n’ont que la version diesel V6 CRD, au tarif de £30.020.