… c’est ce que doit se dire le vieux lider Maximo agé de 87 ans depuis sa maison d’où il observe l’évolution de son île mais aussi la mise à mort de ses principes communistes qui ont fait de Cuba un lieu très particulier sur le planète. Petit à petit au fil des ans, Cuba cède aux sirènes, non pas de la liberté et de la démocratie mais aux appels du capitalisme triomphant qui balaye tout sur son passage sauf l’argent et le pouvoir de certains marchands de voitures !

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Ainsi selon le quotidien officiel Granma, le conseil des ministres du gouvernement cubain a approuvé mercredi de nouvelles normes encadrant l’importation et la commercialisation de véhicules à moteur. Ces normes et surtout principes commerciaux seront publiés dans les prochains jours au Journal Officiel cubain avant la fin de l’année.

Si l’on en croit les informations officielles il sera autorisé dans les prochaines semaines la vente au détail d’autos, de motos, de fourgonnettes et camionnettes ainsi que de minibus et vans importés et ce, en neuf ou en occasion. Cette mesure s’applique à tous  les cubains et tous les étrangers qui sont déclarés comme résidents dans l’île. Cette mesure est aussi valable pour les organisations étrangères ou les représentations diplomatiques. Ces ventes devront se faire avec des prix qui devront être similaires à ceux pratiqués sur le marché entre particuliers qui est ouvert, je le rappelle, depuis la fin de l’été 2011 à certains cubains.

Pour rappel et depuis 54 ans  les Cubains ne pouvaient acheter ou vendre que des véhicules enregistrés avant l’avènement de la Révolution de 1959. C’est à dire que le parc automobile cubain est essentiellement constitué de grosses berlines américaines que l’on connait à Cuba et chez les touristes sous le nom d’almendrones (grosses amandes en français). On ajoutera aussi des autos venues chez l’ex grand frère soviétique ou de Chine ainsi que quelques françaises .

Selon l’organe officiel, la libéralisation des importations de véhicules est liée aux réformes économiques lancées par le président Raul Castro. Cette ouverture du marché s’effectuera de manière progressive (du moins tant que les importateurs ne seront pas vraiment installés sur place et le produit de ces ventes permettra notamment la création d’un fonds spécial pour le développement du transport public afin de faire évoluer le parc cubain d’autobus, de taxis ainsi que le réseau ferroviaire très très mal en point actuellement.

Cette ouverture au marché très libéral de l’automobile risque bien hélas, à court ou moyen terme, de faire disparaitre une des richesses de Cuba, son parc automobile unique au monde. La poignée de main entre Obama et Castro il y a quelques jours était peut être bien le signe avant coureur de l’arrivée de Ford, GM et Chrysler en terre cubaine dans les prochains mois…

NDLA : *Hélas tout passe, même la révolution et les vieilles voitures américaines…

Via AFP, AP, LaPresse.ca, Granma, LePoint.