Mercedes AMG et les nombres cela donne : 73, 36, 43, 50, 55, 63, 65 et désormais 53. Il faudra s’y faire puisque depuis l’abandon de la cylindrée comme repère, les C63 AMG ne font plus 6,3 litres depuis quelques années, le nombre désigne toujours le moteur mais de façon moins claire qu’avant.

Avec ce tout nouveau bloc, AMG inaugure une architecture peu commune en liant en effet un turbo et un compresseur électrique à un inédit 6 cylindres en ligne de 3,0 litres associé à une boîte robotisée à 9 rapports. Il a l’air petit comme cela mais il délivre tout de même 435 ch pour un couple de 520 Nm. Cela devrait suffire à tracter la caravane. D’autant plus qu’un booster temporaire de 16kw est également disponible, au cas où le camion à dépasser était nettement plus long qu’escompté (genre 200 ou 250 m, au moins…). L’idée est de réduire à néant le temps de réponse, déjà pourtant fort réduit de nos jours, des moteurs turbo. C’est également un premier pas vers l’hybridation chez AMG qui n’échappera pas à la tendance lourde du marché de l’automobile. Luxe, sport, ou familial, tous les constructeurs s’y mettent. C’est vert, c’est bien. Cela devrait être pour la future berline 4 portes que l’on pourrait voir débouler cette année (Mondial de Paris?).

Le boost est créé par un moteur électrique placé entre le moteur thermique et la transmission. L’objectif est d’obtenir une meilleure réponse moteur pour un plus grand dynamisme et un meilleur agrément ainsi qu’une consommation en baisse et des émissions réduites. On passera vite sur les 200g/km de CO2 qui seront synonymes de carte grise fort chère en France. On retiendra 270 km/h en pointe et 4,5 secondes pour arriver à 100 km/h (sur autoroute, sinon gare au permis!), tout ça pour une consommation mixte de  8,4 litres/100 km. Quand bien même on serait à 9 litres dans la vraie vie, c’est assez remarquable pour une voiture plus puissante qu’une Ferrari Challenge Stradale et pesant pas loin de 2 tonnes, voire un peu plus…

Gageons que le préparateur allemand aura su conserver le son si caractéristique de ses productions. Le succès d’une marque se joue parfois sur des détails qui deviennent légende et qu’il faut savoir entretenir.

Le moteur 53 arrive sur 3 modèles de la gamme simultanément : le nouveau CSL, la classe E et la classe E cabriolet. Tous bénéficient de quelques retouches cosmétiques venant parfaire le look agressif chic, propre aux AMG. Un peu de noir, quelques modifications aérodynamiques, des roues de 19 pouces en série et 20 en option. Il en sera de même à l’intérieur avec un choix de combinaisons annoncé nettement plus important que pour les 43, que ces modèles ont vocation à remplacer. On s’amusera bien avec les configurateurs.

C’est la 4-Matic qui sera la version standard, 4 roues motrices pour tout le monde donc. Compte tenu du couple disponible, ce ne sera pas inutile sur sol gras tandis que la puissance pourra être uniquement dirigée vers l’arrière en situation d’adhérence normale. Quant à la CLS 53, elle bénéficie de toutes les assistances à la conduite de sa grande sœur, la classe S. Je trouve un peu dommage qu’une telle auto se conduise quasiment elle-même mais il y aura des amateurs, c’est certain. Voyez plutôt : Active Distance Assist DISTRONIC, Active Steering Assist, Active Speed Limit Assist, Active Braking Assist with Cross-Traffic Function, Evasive Steering Assist, Active Blind Spot Assist, Active Lane Keeping Assist and PRE‑SAFE® PLUS, Active Distance Control DISTRONIC and Active Steering Assist. Je vous laisse m’expliquer tout ce que ceci veut dire, j’ai personnellement renoncé.

Une Edition 1 du CLS 53 est proposée pour l’occasion, histoire de marquer dignement l’arrivée de cette nouvelle motorisation. Pas de tarifs annoncés mais il ne devrait pas y avoir de grosse surprise. Soyons certains enfin que le 53 viendra vite trouver sa place sous le capot de la classe C pour devenir un nouveau best seller de Mercedes AMG.

Crédit photos : Mercedes-AMG