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Décidément chez Blog Automobile, on apprécie les italiennes mais rassurez-vous d’autres constructeurs savent aussi nous faire battre le coeur. Comme Jean-Baptiste j’ai une explication, alors non je n’étais pas à Genève et Fiat ne m’a pas remis les clés d’une 500.

Voici la vérité: jeune homme (et sexy) vivant une passion folle avec sa vieille Lancia, celle-ci a décidé de comment dire… D’aller faire un tour dans à l’atelier ! Non, ne nous mentons pas elle est en panne, c’est alors que FIAT m’a proposé une cinquecento de remplacement et j’ai tout de suite pensé à réaliser un article sur cette starlette de l’automobile qui va doucement sur ces huit années de commercialisation, alors que vaut-elle encore ? mérite-t-elle cette côte d’amour ? N’oublions pas non plus la vaste gamme 500 qui va de la citadine chic au crossover avec la nouvelle « X » et le monospace Panda« L ».

Véhicule essayé: Fiat 500 1.2 69ch (essence) – série spécial « Liberty »

Bienvenue à bord :)

Bienvenue à bord 🙂

La 500 deuxième génération c’est quoi ?

Nous connaissons tous la formidable 500 ou pot de yaourt des années 50 apparu chez Fiat en 1957 et qui a marqué l’Italie comme en France avec la 2cv de Citroën ou la 4cv de Renault. Alors le retour de cette voiture populaire passé au statut d’icône et de mythe a permis à son constructeur de revivre après une terrible crise à l’aube des années 2000.

L’actuelle Fiat 500 est composée de quatre finitions à savoir: Pop – Club – S et Lounge. Rajoutez les séries spéciales et les versions Abarth pour compléter le tableau. Son repoudrage devrait intervenir d’ici peu. Mais ne boudons pas le plaisir de vivre un moment de Dolce Vita (à la mode britannique).

L’extérieur ou quand mamie fait de la résistance

Comme vous avez pu le lire plus haut c’est le volant d’une 500 Liberty que j’ai eu pendant sept jours. Alors oui bon… La voiture est décorée d’une bande fleurie du motif « Éloïse » (soi-disant grand succès de la marque Liberty) qui court des ailes avant jusqu’à la malle arrière (j’ai compris au bout de 50 mètres vu le regard des badauds que ma virilité était resté …. avec ma Lancia). Mais ne nous concentrons pas sur la « déco » et parlons plus sérieusement de la ligne de notre 500.

Comment-a-t-elle vieilli justement cette 500 ? Je dois dire: plutôt bien, la transalpine transpire toujours autant la sympathie et même la joie de vivre, c’est une thérapie à la morosité. Il faut dire que la 500 est quand même née en 2007 (!) et que ses concurrentes de l’époque ont toutes depuis été remplacées par de nouvelle génération (on pense à l’Ypsilon, la Mini ou encore à celles qui sont apparues ensuite: Audi A1 et DS 3 sont déjà passées à la case relooking) qu’importe la clientèle (essentiellement féminine) s’en moque et adore la 500 avec cette ligne intemporelle et au look rétro (une recette qui fonctionne depuis pas mal de temps ..rappelez vous la New Beetle). La voiture est reconnaissable par ses petits phares ronds à l’avant, sa moustache de chrome, son petit museau qui la rend presque… animale mais surtout adorable, toutes les lignes de la 500 sont arrondies (et non le carrond n’était pas encore à la mode) et sont traités en douceur, pas de lignes « agressives » la 500 est purement féminine dans ses lignes. Pour du viril vous repasserez ou prendrez l’Abarth ou la nouvelle « X ».

L’arrière suit comme l’avant en reprenant les traits de son aïeul, les pare-chocs sont bardés de chromes les feux sont divisés en deux parties une rouge et une translucide. Mais comme sur beaucoup de citadines la robe de notre 500 est exposée aux chocs et autres rayures qu’on encourt en ville. N’oublions pas les nombreuses options pour votre Fiat avec pas moins d’un million de possibilités pour la rendre à votre image.

Intérieur: bah qu’il est où l’écran tactile ?

Choc des civilisations garanti pour ceux qui sont désormais habitués aux écrans tactiles qui équipent bon nombres de voitures de ce segment. En 2014, lors de la présentation de la petite Fiat dans sa version Club, Fiat a enfin fait l’effort d’un écran multifonction placé… derrière le volant (comme c’est pratique et pas tactile !). Seule la présentation d’affichage est modifiée le compteur offrant les mêmes fonctions que les autres écrans dispo sur les cinquecento, sur la mienne point d’écran tactile tout est aux boutons ! (ça doit être ça l’idée du vintage). Cependant, l’intérieur est traité dans le plus pur style vintage en reprenant le compteur rond derrière le volant l’ensemble de la planche reprenant l’extérieur de la voiture avec la possibilité d’avoir la plaque de la couleur de l’extérieur du véhicule. Les sièges sont traités aussi en rondeur et reprennent le style de la première 500 (c’est logique). La modernité a tout de même sa place à bord puisque j’ai retrouvé la clim, les rétroviseurs électriques, les multi réglages des sièges et du volant, les commandes au volant (très ergonomique), la connectivité Bluetooth ou encore la fonction City (qui allège la direction et simplifie certaines manoeuvres) et le mode main libre (nommé Blue&me) pour votre smartphone (que j’ai réussi à synchroniser avec mon cellulaire) et j’en passe…Ma version plutôt haut de gamme reçoit un toit panoramique fixe ce qui apporte beaucoup de lumière, à un habitacle déjà bien inondé  à la base.

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A Lyon les feux rouges sont placé haut, le toit panoramique devient… utile

Voir la voiture c’est bien, mais sinon comment vit-on à bord de cette voiture ? Je m’installe à bord et je dois avouer que malgré mon mètre 80 je suis bien assis, le siège est confortable la position est plutôt haute, le siège propose plusieurs positions de réglage tout comme le volant et sa colonne, pour terminer avec les sièges avant que je trouve aussi confortable et enveloppant. J’apprécie les citadines du groupe FCA (ex-Fiat Group) pour la position du levier de vitesses (mais pas que hein !), il tombe bien sous la main et se montre ergonomique, tout comme les commandes de chauffage/clim, petits regrets pour le poste radio et les buses tous deux placés trop haut il faut absolument les commandes au volant pour ne pas être déconcentré de la conduite (on pourrait avoir le même problème avec un écran tactile). Autrement à son volant, la visibilité est plutôt bonne à l’avant comme à l’arrière.

A l’arrière, vous placerez les amis que vous aimez le moins ! Les sièges ont un bon confort certes mais l’espace aux jambes laisse à désirer surtout si vos passagers avant sont grands. Privilégiez vos enfants, votre sac à main ou votre chihuahua… Pour le coffre, vous aurez une capacité de 185 L je n’ai pas eu l’occasion d’y mettre mes sacs de courses mais mes grandes pochettes d’école d’art sont rentrées en un clin d’œil. L’accès lui aussi est simple, si le coffre est plutôt volumineux, l’accès de la trappe est plutôt haut perché mais il a une bonne largeur pour conclure sous le plancher et ce qui est devenu rare: une vraie roue de secours.

Y a t’il un [pilote] moteur dans l’avion?

La 500 est en majeure partie vendue par le (vieux) FIRE cubant 1.2L et poussé par 69 chevaux (fatigués). Alors en ville, le moteur reste agréable, il est silencieux, avec de bons retours lors de relance entre deux feux rouges et pour doubler les bus et les vélos, mais comme on dit il n’est pas ouf (ou fou) la 500 est malgré tout la reine de la ville en passant partout, grâce à son petit gabarit, le seul regret un tour dans le quartier St Jean à Lyon (aller vient à Lyon, on est bien) où les rues sont pavées et bien la 500 vous fait légèrement ressentir l’état des pavés, autrement elle révèle sur le bitume un excellent comportement, aussi efficace qu’agréable. La 500 dispose d’une large gamme de moteurs essence comme le 1.2 69ch Dualogic (BA), le 0.9 85ch TwinAir (BM), le 0.9 105ch TwinAir (BM), le 0.9 85ch TwinAir Dualogic (BA) et de l’unique diesel MultiJet de 1.3 à 95ch.

Sur la 500 (comme la Panda ou l’Ypsilon d’ailleurs) Fiat propose la fonction « City » qui vous facilite absolument toutes les manœuvres, les créneaux deviennent un jeu d’enfant. J’active le mode troll: alors si la 500 ne poutre pas une Mégane RS, elle a le don de vous énerver sur autoroute, elle vous oblige à chaque dépassement de rétrograder pour accélérer et se remettre en 5ème et la conso qui suit, évidemment, l’autoroute ne fera pas partie (ou très peu) de votre parcours le plus souvent alors pour conclure je finirais en vous parlant de la consommation de la belle, et on peut dire que la miss est … gourmande ! Soit 7.5l en ville à 7.7l voire 8l en extra-urbain et sur autoroute. Des chiffres qui font un peu beaucoup pour une citadine aussi mignonne soit-elle.

CINQUECENTO SHADES OF MIGNONNERIE !

La Fiat 500 a donc sauvé son constructeur, qui lui doit beaucoup, mais parlons de la voiture, il faut dire qu’après 8 ans de carrière mémé a de bons.. très, bons, restes. La présentation reste agréable, les équipements sont dans la norme des standards actuels dans le domaine automobile. Le confort comme la direction de la voiture ont bien vieilli. A l’extérieur, la petite Fiat est toujours aussi mignonne, alors si vous hésitez depuis 8 ans à craquer à la mignonnerie de la 500 je n’ai qu’une chose à dire: Craquez ! La 500 a ses qualités et ses défauts; mais il faut reconnaître que la petite ne peut vous laissez indifférent, on se sent bien à son bord et on se laisserait presque surprendre de chanter un certain Pharell… Alors oui on peut qualifier la 500 de voiture anti-tristesse !

Cependant, je vous conseille d’éviter les versions de base (ou comme d’hab’ il n’y a rien) et le 1.2 69 ch (par pitié !!).

Aller je vous laisse, je vais faire la biatch avec Pharell sur le capot de la 500 ! I’m so happyyy …

Via Motorvillage Lyon.