Ce n’est qu’une rumeur fondée sur une illustration. Et si elle devenait réalité ?

La supercar LaFerrari est un coupé, bien qu’un aménagement de sa robe lui offre une livrée bicolore avec la partie habitacle et le toit peints en noir. Face à elle, la Porsche 918 est, comme son nom l’indique, un Spyder découvrable. Et hormis quelques autres confidentielles, comme Koenigsegg ou la Veyron Grand Sport, la plupart de ses opposantes, notamment la McLaren P1 ou la Pagani Huayra, ont un solide toit comme couvre-chef. Quant à Ferrari, son panthéon de supercar ne compte guère que la F50 pour se passer de toit et proposer aux chanceux occupants le frisson de la conduite super-rapide cheveux aux vents. La question qui s’impose après cette présentation est : pourquoi le Cheval Cabré sortirait une « LaFerrari roadster » ? Ou plutôt, ne serait-ce pas plutôt « pourquoi pas ? »

Après tout, les 499 exemplaires de LaFerrari se sont vendus comme des petits pains (l’une d’elle est d’ailleurs déjà à vendre !), et tandis que la marque italienne n’a pas rendu public de résultat de sa supercar dans l’exercice d’un tour de la Nordschleife sur le Nürburgring, il serait dommage de ne pas aller chercher le temps de la Porsche 918 sous le même type de carrosserie que cette dernière. S’y ajoute, en outre, le fait que la carrosserie de la Ferrari semble disposée à une telle ouverture : les portes à ouverture en élytre n’ont par définition qu’un faible ancrage sur le toit, et l’ensemble des dispositifs de refroidissement du moteur V12 de 800 chevaux se fait via des ouïes sur les flancs du véhicule. Remarquons au passage que ces deux contraintes n’ont empêché ni Mercedes de sortir une SLS Roadster ni Bugatti une Veyron Grand Sport.

Rêvons donc un peu : on voit mal Ferrari laisser ses concurrents seuls sur le terrain des supercar roadsters. Même Lamborghini propose sa Veneno en coupé et cabriolet. A moins que le rôle de la supercar italienne décapsulée n’échoie une nouvelle fois à Maserati ? Après tout, sa MC12 n’était-elle pas dérivée de la Ferrari Enzo ?

Crédit illustration : E. Milano via WorldScoop