Dans quelques jours, le 10 juin exactement soit tout juste deux ans après l’arrivée de Fiat pour secourir Chrysler, le groupe italien verra sa participation dans Chrysler LLC passer de 46 à 52%. Une belle opération financière menée de main de maitre par l’administrateur délégué en mois de 24 mois…

…et une opération qui a réussi pour l’instant et qui fait dire que Marchionne savait où il allait tout en rappelant à ceux qui prédisaient le contraire que le plan de Fiat était bien ficelé et sur ce coup, j’ai toujours été du coté des « médisants » depuis 2 ans et force est de reconnaitre que je m’étais trompé au moins pour la situation américaine ( nous reparlerons de la situation européenne qui pourrait bien vite devenir critique ! ) et de saluer le travail de Sergio Marchionne.

Ainsi le Trésor Public américain vient d’officialiser vouloir céder sa participation restante qui est de 6% dans Chrysler et dans le même temps Fiat a donné son accord pour payer la somme de 500 millions de dollars en échange des 98.461 parts que détient encore l’état américain dans Chrysler. A l’issue de cet accord qui se mettra en place dans quelques jours, l’état US aura définitivement quitté le capital de Chrysler. L’état américain a ainsi récupéré quelques 11.2 milliards sur les 12.5 investis en 2009 par l’administration Obama dans le cadre du TARP. Plusieurs dizaines de milliers d’emplois ont aussi été préservés depuis cette période et c’est heureux pour GM et Chrysler qui sortent finalement plus fort de la crise qu’ils ne l’étaient avant.

Prochain objectif américain pour Fiat et son administrateur, la fin d’année et la mise sur le marché d’une auto capable de consommer 5.88 L/100 km ( 40 mpg ) afin d’obtenir 5% supplémentaire du capital de Chrysler… avant de s’attaquer peut être bien dès 2012 aux participations de l’UAW !

Reste maintenant deux défis et ils sont de taille pour Marchionne, puisqu’il s’agit faire revenir Fiat et ses marques sur le devant de la scène européenne et de s’implanter en Chine. Pas une mince affaire quand on voit les grosses difficultés de Fiat en Europe et une quasi monoculture pour chacune des trois marques ( 500, Giulietta, Ypsilon ) du groupe automobile turinois. A suivre vite et la future Panda aura valeur de test et ce bien plus que les dérivés US rebadgés Fiat malgré un bon début de carrière italienne pour le Freemont ( 3000 ventes en deux jours -loueurs inclus- ).

Via LesEchos, Reuters.