Présentée en novembre dernier la Quattroporte n’est plus à proprement parler une nouveauté mais compte-tenu de son pédigrée et de son standing elle reste une voiture rare dont on peut discuter le style extérieur mais qui m’a beaucoup séduite à l’intérieur. Je ne résiste donc pas à l’envie de vous faire partager quelques photos et quelques sensations personnelles sur cet habitacle.

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Plusieurs Quattroporte trônaient fièrement sur le stand Maserati de Genève, le constructeur ayant tout naturellement fait le choix de bien mettre en avant sa nouvelle grande berline sur laquelle on compte beaucoup du côté de Modene. Et le trident a également pensé à l’un des atouts de cette nouvelle Quattroporte : sa personnalisation. En effet, outre la quinzaine de teintes de carrosserie proposée pour le véhicule c’est à l’intérieur que l’acheteur potentiel pourra laisser pratiquement libre cours à son imagination. Comme sur la précédente version Maserati propose des couleurs variées (mais pour le moment pas forcément très nombreuses) pour la sellerie mais propose surtout la possibilité de choisir indépendamment la couleur du haut de la planche de bord, du bas de la planche de bord, des sièges, des tapis de sol, du volant ou encore du plafond sans oublier naturellement les inserts en bois ou en métal. Au final de nombreuses combinaisons sont en théorie possibles mais vous vous rendrez vite compte que le configurateur de la marque réduit sérieusement vos choix (et qu’il est en plus assez mal foutu et lent…). Cela dit si vos moyens vous le permettent Maserati vous dirigera vers son programme de personnalisation et vos désirs seront des ordres…

Pour ma part c’est vers la Quattroporte blu passionne que je me suis tourné et surtout vers ce nouvel intérieur dont on apprécie immédiatement l’aspect nettement plus haut de gamme que dans celle qu’elle remplace. L’alliance du bleu pour le cuir du haut de la planche de bord et du beige pour le reste rend d’emblée cet intérieur particulièrement élégant et accueillant. La boiserie qui traverse généreusement le tableau de bord et qui s’étend sur les contre portes et la console centrale est agréable à l’œil sans être clinquant. L’ensemble est souligné de petites touches de métal judicieusement distribuées et les poignées d’ouverture intérieures sont magnifiquement intégrées au dessin. L’ensemble qui m’était apparu sur les photos officielles un peu terne et sans grand relief est en fait particulièrement réussi car il se montre à la fois classique, lisible, fluide, simple, sobre et tout simplement luxueux. On y retrouve par ailleurs une touche de modernité bienvenue avec le grand écran multimédia tactile et une subtile sportivité au travers des superbes puits de compteurs chromés ou du volant pas trop gros, à la jante assez large et à la préhension idéale sous lequel on tombe instinctivement sur de larges palettes de changement de rapport en aluminium.

Au niveau des ajustements et de la cohérence de l’ensemble on appréciera les progrès réalisés, tout cela fait nettement plus sérieux, et c’est tout de même la moindre des choses pour une voiture qui s’affiche très allègrement au-delà des 120.000 €. Il n’empêche qu’on pourra toujours trouver à chipoter sur des petits éléments de détail (mais n’est-ce pas justement ce qui fait la différence ?) comme les boutons des lève-vitres qui respirent un peu plus (trop ?) la grande série et surtout, plus étonnant, cet accoudoir central sous lequel on ne pourra tout au plus glisser qu’un téléphone portable pas trop épais, quelques piécettes ou billets et un ou deux stylos (plutôt des Bic que des Montegrappa compte-tenu du format…). L’explication : le bloc de climatisation pour l’arrière est situé juste en dessous…

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Cela dit je dois bien avouer que tout cela ne m’a pas du tout perturbé et que, si l’extérieur me laisse toujours un peu sur ma faim, je suis vraiment tombé sous le charme de cette italienne dans laquelle on se sent bien, que ce soit en tant que passager arrière où la place aux jambes est généreuse et l’ambiance particulièrement feutrée et agréable, qu’à la place du conducteur où une réelle envie d’appuyer sur start pour faire rugir le V8 et faire cravacher cette Maserati vous prends.

Edit : Mise à jour photos :

Crédits Photos : Eddy P, Manfred Z. NP.co.uk